Urgence contre la guerre impérialiste occidentale en Ukraine ! Du massacre d’Oradour-sur-Glane à celui d’Odessa

, par  Danielle Bleitrach , popularité : 1%

Il faut suivre sur le site de Danielle Bleitrach les infos au jour le jour sur la guerre civile que l’occident et ses fascistes imposent au peuple ukrainien. La logique de confrontations qui se poursuit contre la Russie confirme cette réalité d’un impérialisme occidental sous domination états-unienne que symbolise l’OTAN.

L’affrontement Est-Ouest hérité de la guerre froide n’était pas seulement la guerre contre cette société non capitaliste que représentait malgré tout l’URSS, mais aussi la guerre impérialiste pour la domination du monde.

Non seulement, la chute de l’URSS ne s’est pas traduit par la victoire de la "force de la politique contre la politique de la force", comme le promettait Gorbatchev, mais au contraire, par la libération de la violence intrinsèque du capitalisme poussé à son stade impérialiste.

L’Union Européenne se révèle toujours plus pour ce qu’elle est, loin des discours sur les promesses de paix et la réunification du monde. L’Europe est la frontière "Est" de l’impérialisme US, poussant sa conquête toujours plus loin comme il le fait plus au Sud au Moyen-Orient, tentant avec frénésie par la guerre de détruire ses concurrents et de conquérir de nouveaux marchés pour faire face à sa crise.

La lutte pour la paix devient urgente, en lien avec la dénonciation de l’impérialisme, et elle passe par des initiatives urgentes de solidarité avec le peuple ukrainien !

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Qu’elle a un beau visage cette Ukraine nouvelle ! Aujourd’hui, l’Euromaïdan orange-brun s’est invité à Odessa. Les ultranationalistes ont frappé et tué. 38 morts, crânes fracturés ou brûlés vifs. Certains parlent de 50 morts. Des russes, des ukrainiens russophones, qui ont le malheur de porter le ruban de Saint-Georges en mémoire des 27 millions de Soviétiques morts pour éradiquer le nazisme de la surface de la Terre. Et qui ont rejoint leurs aïeux !

Le nazisme, ce n’est pas l’ordre. Le nazisme, c’est le chaos. Le nazisme, c’est Maïdan, ce sont les hooligans, ce sont les bombes incendiaires faites pour tuer et non pour protester, ce sont les snipers pro-US, payés par George Soros, et qui tiraient aussi bien sur les manifestants que sur le Berkut (vieille technique du chaos). Le nazisme, c’est le désordre permanent. Le nazisme, c’est la guerre. Le nazisme, c’est la mort. La violence nazie n’est pas un accident dans l’histoire européenne, la violence nazie est la forme paroxystique de l’idéologie occidentale. Le nazisme, c’est le grand suicide de l’Europe !

Certains luttent. Certains résistent. Dans l’indifférence générale de cet Occident "démocratique", "progressiste" et "pacifique". Mensonges ridicules des médias mainstream, rejoints parfois par des médias de gauche. Silence assourdissant des "antifas".

Ces résistants, ce sont les ouvriers russes du Donbass, c’est l’Ukraine communiste et antifasciste qui a manifesté pacifiquement le Premier mai, c’est l’UNOA -ces Ukrainiens occidentaux se battant contre la junte de Kiev-, ce sont les Ruthènes menacés par les néonazis de Galicie. La moindre des choses, quand on est de gauche, c’est de les soutenir, instinctivement. Je discute avec des habitants de Donetsk et de Slavjansk (20 morts aujourd’hui) : ils sont encore plus remontés contre les oligarques que les prétendus manifestants pacifiques (au sens munichois sans doute) de l’Euromaïdan.


Témoignage d’un rescapé de l’enfer

Je n’oublierai jamais l’horreur… le rédacteur en chef de « Antifasciste » a pu s’entretenir au téléphone avec l’un des « kulikovcy » (résistants antifascistes de la Place Koulikovo Pole), qui a miraculeusement survécu à un terrible incendie, alors qu’il était réfugié pour fuir la violence des tueurs de la junte dans la Maison des Syndicats. Officier de réserve de 49 ans, Yuri est encore quelques heures plus tard dans un état de choc, il a remercié Dieu d’être en mesure de revenir de l’enfer.

Selon Youri, au moment de l’altercation avec les radicaux il n’y avait pas plus de 250 personnes. Le total était formé de trois douzaines de service d’ordre, le reste étant composé d’Odessites d’âge moyen ou de personnes âgées, dont beaucoup de femmes.

Après les altercations dans la rue Grecque et sur la place de la cathédrale, les fascistes ont lancé une offensive sur le parvis de Koulikouvo. Il y en avait plusieurs milliers. Nos forces étaient inégales, en outre, nous n’avions aucune arme ! Nous avons été obligés de battre en retraite et nous avons décidé de nous barricader dans la Maison des Syndicats, qui se trouve juste à côté.

Ce qui est arrivé ensuite, "je n’ai toujours pas réalisé" dit-il, et sa voix tremble. Selon Youri, ils ont immédiatement fait usage contre lui de matraques et d’armes à feu. « Le gars qui était à mes côté est tombé immédiatement. Ils nous ont poussés dans le bâtiment et coupé toutes les voies de retraite. Je me suis retrouvé dans l’aile droite du 3ème étage, nous étions une douzaine de personnes dans une pièce. Les Pravoseki ("Secteur droit") ont commencé à bombarder le bâtiment avec des cocktails Molotov et à tirer sur les fenêtres. Le premier étage était en flammes, puis au-dessus de nous, la fumée s’est propagée dans les couloirs, il était impossible de sortir… Nous avons ouvert les fenêtres et cassé les vitres, mais il n’y avait pas de salut : les fumées de la Place entraient dans la chambre. Des gens sautaient par les fenêtres à l’étage au-dessous, on les achevait en bas. D’en bas, ils criaient "gloire à l’Ukraine" et "mort aux ennemis"… C’était l’enfer ! Les Pompiers sont arrivés, ils ont commencé à éteindre l’incendie au rez-de-chaussée » dit le témoin oculaire.
Ensuite, d’après ce témoin qui a survécu par miracle, il ne se souvient que vaguement de ses actes. Autour d’eux tous mouraient étouffés, asphyxiés, certains criaient et demandaient pitié…

« Je me souviens avoir arraché mon camouflage, et un camarade habillé "en civil" m’a donné un polo de sport. Et nous nous sommes précipités dans le couloir, en trébuchant sur les cadavres. Il y en avait plein, je ne peux pas dire le nombre exact… Il n’y avait pas de lumière, on entendait des bruits de craquements, comme des zombis, nous sommes parvenus à l’escalier de secours au premier étage. Je ne sais pas comment cela s’est fait. Au rez-de-chaussée l’incendie était déjà éteint. A la sortie Ouest nous avons vu plusieurs "pravoseki" (les gens de pravy sektor). Nous avons joué les idiots, et à leur interpellation "Halte !", nous avons répondu "les gars, nous sommes avec vous !"… Pour une raison quelconque, que j’ignore, ils n’ont pas cherché à en savoir plus, apparemment d’autres tâches les attendaient. Alors nous sommes allés dehors mêlés à la foule… », se confia-t-il.

« Nous avons perdu cette bataille, parce que nous n’étions pas organisées. Mais tous les morts du champ de Koulikov sont des héros. Ils sont allés à une mort certaine. Il s’agit du Khatyn d’Odessa… Quand j’ai repris mon souffle, quand je suis revenu à moi (avec un mal de tête terrible, je ne pouvais parler !), j’ai appelé le numéro de téléphone d’un ami qui était dans la maison des syndicats dans les étages inférieurs. Mais une voix a répondu au téléphone, qu’il était mort. Je n’oublierai jamais cette horreur… » — résume l’homme et, en disant qu’au téléphone il tentait de savoir qui était mort et qui était vivant, il a souhaité mettre fin à la conversation.


Vadim, 17 ans, a été parmi ceux qui ne seront pas sorti vivant de l’incendie de la maison des syndicats.

Élève de première année de l’Université nationale de Odessa Metchnikov, militant du Komsomol et du parti communiste d’Ukraine, ce jour-là était sur la place de Koulikovo. Quand il a appris que les ultras se déplaçaient dans cette direction, il a tenté de s’échapper pas et avec les autres compagnons il s’est réfugié dans la maison des syndicats.

Sa mère Fatima :

"Mon fils est mort dans cette terrible nuit. Il n’avait pas encore 18 ans. il était là pour son idéal et ses principes. Et maintenant il n’y a plus rien. Quand ils ont mis le feu à la maison des syndicats, il était là. Tentant d’échapper au feu il tombé de la fenêtre. Mon enfant était là gisant sur le sol avec sa tête saignante."

Voir en ligne : Sur le blog histoire et société de Danielle Bleitrach

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