Petro Symonenko : "Le Parti Communiste peut être interdit, pas les idées communistes"

, par  communistes , popularité : 1%

L’interview a été réalisé le 27 février dernier par Sergey Lozunko et traduit en Espagnol par Javier Chamorro (02/03/2014), puis par Danielle Bleitrach en français.

- Petro, nous traversons un moment très difficile ; ce qui est en train de se passer dans le pays sera le sujet principal de notre conversation. Je voudrais commencer par une question cruciale : pourquoi le groupe parlementaire du Parti communiste a-t-il continué ces derniers jours à travailler à la Rada ? Franchement, nombreux sont perplexes. J’ai souvent entendu l’argument du coup d’État dans le pays, alors que les parlementaires communistes ont continué à voter comme si rien ne s’était passé. Alors pourquoi ?

Merci pour cette question. Je te préviens que ma réponse ne sera pas courte. Revenons à la fin de la semaine passée : le président a fui, le premier ministre a disparu, les autorités locales et les organismes chargés de faire respecter la loi paralysés, le pays s’écroule rapidement dans le chaos. Il y a une violence contre les dissidents ; dans les environs de Kiev des situations peu claires de lynchages supposés des employés de la police et des troupes de l’intérieur, de plus les pillages sans relation avec la politique ont commencé.

Par conséquent, les communistes ont pris une décision responsable et très murement réfléchie quand ils ont décidé de continuer de travailler dans le Parlement. Ils font tout leur possible pour réduire la souffrance des gens ordinaires. Il serait très simple pour nous de déserter et de sortir de la Rada Suprême. Nous restons, et il n’y a pas de doute que les communistes ont une raison, nous l’avons.

- Selon l’analyse du PCU le pays ne recommencera pas à recouvrer la normalité, même dans un délai de dix ans. Les lois ne sont adoptées que formellement, personne ne bloque l’activité parlementaire, la Rada "fonctionne". Mais en même temps il y a beaucoup de doutes à propos de la légitimité de toutes les lois et décisions qui sont prises. Êtes vous d’accord ?

La majorité des votes - c’est de la politique ou la politique, comme nous aimons à le dire - sont dans un cadre légal. Mais quand le sang a coulé, le plus important à résoudre à ce moment, c’était comment éviter une plus grande escalade de la violence, pour éviter de nouvelles victimes. Par conséquent, dans ces circonstances, il a été correct de restaurer la Constitution de 2004, et les députés [communistes] ont assumé la responsabilité de ce qui arrivait. Cependant, les projets de loi et de résolutions, avec lesquelles nous étions fondamentalement en désaccord, nous ne les avons pas voté, et nous ne votons pas les nouvelles nominations.

- Petro, l’Ukraine expérimente peut-être le moment le plus dramatique de son histoire récente. je voudrais entendre ton évaluation sur ce qui arrive. Et quelles sont les possibilités pour que la situation se stabilise ? En particulier : avons-nous passé déjà le pire du chaos ?

Dramatique est un euphémisme. Quelle période a-t-elle été plus tragique ? Pendant les premières années de l’indépendance, les batailles politiques se sont intensifiées dans de vraies luttes et avec effusion de sang, il y a eu des gens qui sont morts. Ont été menacées l’intégrité territoriale de l’Ukraine, sa propre existence comme un état unifié, indépendant et souverain. Et cela supposait une menace pour le bien-être, la santé et la vie de millions de personnes. Je ne parle pas de la ruine économique et l’absence de sécurité sociale.

Les actuels événements sont complexes. C’est un fait que des centaines de milliers de personnes ont assisté aux manifestations, ce qui témoigne d’un mécontentement profond face au régime de Ianoukovich, qui a gouverné le pays avec ineptie, a trompé les gens et n’a accompli aucune de ses promesses de campagne.

Toutes les activités du gouvernement antérieur ont eu pour seul objectif l’enrichissement d’un petit groupe d’individus, de la "Famille" comme on l’appelle. Et une preuve réside dans le fait que le fils du président, en un an, s’est retrouvé multimillionnaire. Et cela dans un contexte d’appauvrissement total de la population. La corruption, l’arbitraire bureaucratique, l’impossibilité de trouver une justice dans les tribunaux. Tous ces phénomènes négatifs ont simplement pris des proportions catastrophiques. Le pouvoir en banqueroute totale, et dans un moment décisif, [le président] n’avait personne sur qui s’appuyer. Les officiers de police qui durant quelques mois ont défendu le district gouvernemental et ont strictement obéi aux ordres qu’ils recevaient, ont été trahis et abandonnés.

Cependant, il faut dire que les protestations massives n’avaient pas la nature d’un conflit de classe. En fait, c’était une bataille entre deux groupes de la même classe d’exploiteurs, la bourgeoisie oligarchique. Les oligarques de l’opposition sont-ils meilleurs oligarques que ceux du parti de Ianoukovich ? Exploitent-ils moins les travailleurs, obtiennent-ils moins de profits de la paupérisation des masses ?

Simplement ce qu’on appelle l’"opposition", les clans oligarchiques avec les partenaires étrangers qui poursuivent leurs propres objectifs géopolitiques, ont réussi à canaliser la protestation, pour aboutir finalement - il faut donner aux choses leur nom - à un coup d’État. Mais, en fait, les gens ne sont pas morts pour leurs propres intérêts, mais pourr les intérêts de certains oligarques.

Sommes-nous déjà passé par le pire de la déstabilisation et du chaos ? Non. C’est seulement le début.

- Dans les derniers jours en Ukraine, nous avons vu la destruction de dizaines de statues de Lénine. Quand en décembre de l’année passée l’un d’eux a été détruit à Kiev, cela a provoqué une condamnation même de la part des partisans de l’opposition. Maintenant les "antilenin", ainsi sont-ils appelés, sont monnaie commune. Qu’est-ce que signifie cette vague de vandalisme ?

En premier lieu, la destruction massive de monuments de Vladimir Lénine caractérise l’idéologie des forces qui étaient en partie dans le Maidan et qui ont pris maintenant le pouvoir en Ukraine. Des monuments de Lénine nous passons aux anti-monuments des libérateurs qui célèbrent le fait que l’Ukraine a été purifiée de la peste marron et par exemple dans Brody [une localité à l’ouest de l’Ukraine] a été démoli un monument au maréchal de champ Kutuzov [un héros de la guerre contre Napoléon]. […] Le 23 février un groupe de voyous à Fastov sont arrivés sur la place du peuple (village) et ont commencé à piétiner le Drapeau de la Victoire [un drapeau de l’Union soviétique commémorant la victoire de la IIe GM].

Malheureusement, ce type d’actes de barbarie ne reçoit pas la réponse appropriée des représentants du nouveau gouvernement, ni des représentants officiels de l’UE et les États-Unis, qui ont inspiré et appuyé l’Euromaïdan en Ukraine. Les nazis ont démoli des statues de Lénine quand ils occupaient le territoire [de l’Union soviétique], et c’est ce que font leurs adeptes idéologiques de nos jours.

Pour nous c’est une claire démonstration de comment ils sont disposés à imposer leur idéologie nazie pour maintenir l’ordre dans tout le pays.

Il est assez évident que ce type d’actions n’a rien à voir avec les valeurs européennes, ni la démocratie, ni avec les notions élémentaires de la morale humaine.

Personne n’a consulté les habitants des communautés locales sur les monuments qu’il fallait retirer ou non. […] Il est clair qu’ils essaient de démontrer qui est le chef. Et tout cela s’accomplit alors que l’on bavarde à propos de la nécessité de préserver l’intégrité du pays. Mais comment ces actions contribuent-elles à la préservation de l’unité, quand, et pardon pour l’expression, on crache au visage des millions de citoyens de l’Ukraine ? C’est une provocation en acte et en parole.

Ils se sont rendu compte que ce qui apparaissait comme impensable dans tout le pays, comme l’avaient démontré les protestations provoquées même parmi les partisans de Maidan [contre la destruction du monument de Lénine à Kiev], en peu de temps s’est converti en routine. Est-ce cela qui est dangereux ! J’en ai peur.

Je veux mettre l’accent sur le fait que vouloir en finir avec les monuments de Lénine en Ukraine n’aura pas de succès. Parce que les statues de Lénine sont aussi des chantiers navals et des fabriques d’avions, des entreprises métallurgiques et une ingénierie, c’est tout cela qu’a créé l’état soviétique de Lénine et c’est son legs pour les travailleurs, les paysans et les intellectuels qui travaillent et grâce à ceux-ci encore que l’Ukraine existe.

Mais malgré tout, ce qui m’inspire une confiance et me donne de l’espoir dans les gens, c’est qu’ils ne perdent pas le sens de l’humour. Par exemple dans la station du métro "Un Théâtre" à Kiev où ils ont démantelé la fresque qui représente Illich, quelqu’un avait écrit : "pourquoi ne pas éliminer le métro comme legs de l’ère totalitaire ’ ?"

La destruction des monuments de Lénine, je ne crois pas que cela va améliorer la vie des gens. Les salaires et les pensions n’augmenteront pas, la corruption persistera, la justice sociale ne peut pas être réétablie. Mais l’hostilité mutuelle entre différentes régions, entre les citoyens, croissent, cela est sûr.Oui.

La destruction massive de monuments ne peut pas passer comme ça pour ceux qui le font, ni pour le nouveau gouvernement, et pour l’Ukraine dans son ensemble. En ce qui concerne le Lénine, c’est une figure mondiale. Donc c’est une tentative en vain de biffer la mémoire de Lénine, et encore plus détruire ses idées. Cela est simplement impossible.

- On ne peut pas dire que le pays soit silencieux. La destruction des monuments soulève une protestation, mais les gens sont absolument sans défense et attendent le pire ; l’achat de produits et la peur de sortir de la maison la nuit, est un fait.

C’est triste mais tu as raison. Nos concitoyens commencent à s’habituer à des choses pour lesquelles, à ce qu’il semble, une personne normale devrait toujours ressentir répugnance et aversion. L’Ukraine se résigne à des faits qui font que n’importe quelle personne (quels que soient les pouvoirs) peut facilement arrêter quelqu’un, pour chercher ou pour voler n’importe quoi. Le pays s’est habitué au fait qu’ils peuvent entrer dans leur appartement pour le voler ou pour le brûler. Si l’actuelle orgie ne s’arrête pas, nous pouvons nous glisser dans l’abîme de la peur et de la terreur.

- Vous avez subi des assauts

Oui, mais ce n’était pas ma maison, bien que cela soit symptomatique. Aujourd’hui c’était le siège des communistes - demain ils peuvent aller n’importe où et faire de même. Le Maidan a proclamé tous les vents des consignes de démocratie et une défense des valeurs européennes, cependant règne le chaos, le pillage et le banditisme !

Vous savez qu’on a attaqué le siège du Comité Central du Parti communiste. Les attaques ont eu lieu le dimanche et le lundi. Maintenant l’édifice est abîmé, des ordinateurs et des documents détruits. Et c’est seulement grâce aux habitants de l’édifice, des sympathisants du PCU, envers qui nous sommes très reconnaissants, qu’un grand incendie n’a pas pu être provoqué dans tout l’édifice.

Sur ce point, comme l’une de mes camarades l’a dit d’un parti, la démocratie ukrainienne est une masque avec un gourdin à la main. Bien que les pillards et les bandits - qui agissent indépendamment des partis ou des organisations publiques auxquelles ils appartiennent - participassent au Maidanils sont réellement anti - maidan. Et l’attitude envers ceux-ci doit être en conséquence.

- Dans la rada il ne reste pas en ce moment des députés du Parti des Régions [d’Yanukovich] cependant tous les députés communistes sont là. Vous restez au parlement. Avez vous l’intention de participer au nouveau gouvernement ?

Notre parti a annoncé que nous sommes dans l’opposition au pouvoir. Nous n’avions pas d’intention de voter les nouvelles nominations et nous ne l’avons pas fait. En même temps je dirai que si des projets de loi se présentent en confrmité avec s programme, le PCU sans doute les appuierait avec ses votes.

Par exemple, une loi a été soumise à un vote sur la résidence "Mezhyhiria" pour passer dans le u domaine public [une résidence luxueuse d’Yanukovich] et les communistes ont voté pour à l’unanimité.

- Petro, tu parles avec beaucoup de confiance, mais vous savez mieux que quiconque qu’un projet est à l’étude pour interdire le PCU. Dans le Parlement il y a des groupes parlementaires qui ont préparé l’amendement . Quelle probabilité y a-t-il que ce type d’initiatives devienne une réalité ?

Dans les circonstances actuelles, on ne peut pas l’écarter. L’adoption de décisions similaires sont anticonstitutionnelles, et parler dans ce cas de démocratie, de pluralisme politique, et du triomphe des principes européens, est ridicule. Cette interdiction ne serait pas une autre chose qu’une mesure de violence politique et une manière d’essayer d’établir l’unanimité idéologique du pays.

Contre le Parti communiste, comme vous le savez, il a été déjà tenté auparavant cette interdiction. Tout de suite ils ont du à admettre qu’ils avaient agi en dépassant le cadre légal. De plus, nous ne sommes pas seuls. La nouvelle disant qu’il existe des projets de loi pour interdire le Parti communiste a causé un grand tapage , je souligne le cas, celui de tous les partis de gauche en Europe. la Chine et le Vietnam ont accueilli la nouvelle avec colère. Et surtout les Partis communistes des républiques fraternelles de l’ex-Union soviétique ont été ceux qui ont répondu les premiers.

- Les communistes préparent des projets de la loi sur la transparence …

L’adoption de cette loi que nous avons présentée, parce que nous croyons qu’une ample campagne anti-corruption est nécessaire , je crains que dans le parlement elle aura seulement de l’appui d’un groupe parlementaire, celui du Parti communiste.

-  Certains pensent que, bien que cela soit symbolique, elle améliorera la situation des travailleurs, et des pas seront faits vers la restauration de la justice sociale : après le triomphe de cette "révolution" est-ce que tu le penses ?

Bien entendu que non. Les leaders du Maidan ont spéculé et ils continuent à spéculer sur les aspects sociaux pour ceux qui selaissent manipuler, et après la victoire, la capture des "repaires" de leurs adversaires, ils ont commencé à organiser des visites pour que les gens voient le luxe, selon mon opinion terriblement de mauvais goût, de ces maisons. Mais : pourquoi n’invitent-ils elles pas les gens dans leurs propres maisons, de façon à ce qu’ils puissent clairement voir qu’ils ne sont pas comme ces gens-là ?

Personne n’a proposé une telle initiative, surtout parce que personne ne s’est offert à "organiser une visite" directement chez les oligarques, et tout le monde sait pourquoi.

Après tout, j’y reviens, il ne s’agit pas de changer le système existant, il s’agit de piller le pays, et de rester dans le cadre d’un changement de ses "bénéficiaires". Ce sont ces gens,c’est comme ça, qui ont lancé le leurre de contempler les propriétés des derniers gouvernants pour distraire l’attention des vraies causes de la crise et de la sortie réelle de celle-ci.

Prends en compte que les partis des nouveaux oligarques, aucun des leaders de la "révolution", n’offrent de justes mesures pour sortir du bourbier économique : la nationalisation des biens des oligarques, que les bénéfices de leurs entreprises se traduisent dans des salaires décents, des pensions et des bourses et pour le développement de certaines infrastructures qui sont dans une décadence complète.

Prétendre résoudre les problèmes que le nouveau gouvernement a à affronter grace à un prêt du FMI, dont les exigences obéissent seulement à l’intérêt pour une prochaine réforme de la part du capital international, va supposer pour les gens ordinaires un durcissement important de leur situation : une montée de prix et des tarifs, un gel des bénéfices sociaux, des pensions et des salaires. Et c’est résultat direct de la "révolution", puisque on êut s’attendre à ce que l’aide financière de la Russie, étant données les circonstances, puisse être considérée comme terminée.

Et à nouveau, quand la réforme de la sécurité sociale antipopulaire a été annulée : pourquoi n’ont-ils pas aboli, l’âge de retraite qui est une barbarie authentique ?! Parce que l’opposition de l’époque s’est jointe aux "Régionaux" maudits [le Parti(Match) des Régions d’Yanukovich] pour ne pas abolir cette loi.

- Je ne peux pas demander que le parti devine le proche avenir, mais : quels sont les objectifs et les tactiques du Parti communiste [vis-à-vis de l’actuelle situation] ?

Continuer à poursuivre notre travail. Nous n’abandonnerons pas nos citoyens les plus humbles, et tout le monde le sait. Nous venons de parler des persécutions et des attaques aux bureaux régionaux du Comité Central du Parti. Des Vandales qui dans leur orgueil se nomment "d’auto-défenses", mais qui ne sont que quelques "centaines". Mais ces personnes viennent-elles du Maidan réellement ? Après tout, là il n’y avait pas de consignes anticommunistes. Non ; ils sont des durs envoyés par ceux qui veulent soumettre toute la vie politique du pays.

Contre le Parti des Régions ce leur a été faciles parce qu’il s’est auto-détruit lui même . Mais les communistes, comme vous l’ avez dit à juste titre, nous conservons l’unité, et nous ne sommes pas partis pour. C’est pour cela qu’a débuté une sauvage campagne [une persécution]. Prenez en compte que tout est arrivé presqu’en même temps : une attaque contre le Comité Central, les Comités Régionaux, les incursions dans nos foyers. Et tout de suite la campagne a été lancée dans les médias. Par exemple ils m’avaient "vu" dans un hôtel de Moscou. Ma réponse à ceux qui font le commerce de me discréditer est tranchante : j’étais ici, en Ukraine, réuni avec les militants du parti, sur le terrain.

- Petr Nikolaevich : qu’est-ce que vous voudriez dire à vos compagnons et sympathisants ?

En premier lieu je veux remercier tous ceux qui se sont restés fidèles à leurs idéaux qui n’ont pas défailli et qui n’ont pas livré le parti ni aux votants. Au vu des circonstances, la tâche la plus importante pour préserver la structure du parti consiste en ce que les carrés soient vigilants pour ne pas succomber aux provocations. Il est important d’utiliser chaque opportunité qui nous leur est offerte pour expliquer l’essentiel de ce qui arrivera aux travailleurs, et quelles sont les conséquences dangereuses pour les citoyens ordinaires : une forte détérioration de la situation économique, l’augmentation du chômage et des dettes dans les salaires et les pensions, l’augmentation de prix et de tarifs, et le crime effréné.

En ce qui concerne la direction du parti, et le groupe parlementaire, nous allons faire tout le possible pour garantir, dans ces difficiles conditions, la protection des intérêts des travailleurs, pour maintenir le parti, pour défendre l’Ukraine et pour éviter une guerre civile.

- Notre journal est lu par beaucoup de partisans de Maidan. Peut-être que vous pourriez pour ceux-ci trouver quelques mots.

En premier lieu je veux demander aux partisans du Maidan de ne pas oublier pourquoi ilssont descendus dans la rue et sous quels mots d’ordre ils ont manifesté : Contre l’¦arbitraire. Contre le chaos. Contre la violence. En faveur de la démocratie. En faveur du respect de la loi. Pour l’accomplissement strict et rigoureux à la Constitution. Pour obtenir les droits politiques pleins. Pour obtenir les droits civils forts. Pour jouir des droits de l’homme. Donc les efforts communs dans les processus du pays doivent se diriger dans cette ligne, en ne permettant pas la nouvelle situation de chaos et de la violence à laquelle ils veulent nous conduire..

Voir en ligne : Interview en russe sur le site du KPU

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