La lettre de janvier 2014

, par  Jacqueline Roussie , popularité : 4%

Le premier janvier 2014,

Monsieur le Président Obama

The White House, 1600 Pennsylvania Avenue N.W., Washington DC 20500 USA

Monsieur le Président,

J’ai fait un rêve. Des terroristes à la solde du gouvernement cubain avaient fait exploser en plein vol un avion de la US Airways faisant de nombreuses victimes. Comme si cela ne suffisait pas, des attentats meurtriers commandités par ce gouvernement se multipliaient sur votre territoire. Le grand amphithéâtre d’une université où vous deviez intervenir lors d’une rencontre internationale avait même failli sauter. Heureusement Monsieur le Président, vous aviez eu la sagesse de faire surveiller les milieux terroristes par vos agents qui avaient ainsi évité de justesse un carnage.

Deux petits avions cubains d’une organisation anti impérialiste avaient violé à plusieurs reprises votre espace aérien, allant jusqu’à survoler New York. Ils inondaient les zones survolées de tracts dénonçant votre politique. Après des protestations réitérées, voyant que vos mises en garde demeuraient sans effet, vous aviez mis fin à ces intrusions illégales en descendant ces petits avions. Le gouvernement Cubain prétendait que vous les aviez abattus dans l’espace aérien international, mais refusait d’en fournir les preuves.

Toujours dans mon rêve, des agents Nord Américains qui infiltraient à La Havane les milieux terroristes avaient appris que des sabotages étaient en préparation contre des avions de ligne desservant votre pays. Vous aviez alors demandé à une délégation officielle Cubaine de venir à Washington rencontrer des membres du FBI dans l’espoir que Cuba prendrait des mesures contre ces activités terroristes. Au cours de cette rencontre, le FBI avait fourni à la délégation une montagne de documents prouvant la responsabilité de Cuba dans ces attentats. Quelques mois plus tard, à la surprise générale, les autorités cubaines arrêtaient vos agents.

Après une parodie de jugement à la Havane, dans une ambiance hostile aux "agents de l’impérialisme", et attisée par des articles haineux de journalistes payés par le gouvernement cubain, vos agents étaient condamnés à de très lourdes peines de prison, allant jusqu’à la perpétuité pour certains d’entre eux. Les autorités cubaines accusaient même l’un d’eux d’être responsable de votre attaque contre leurs petits avions.

Je me suis alors réveillée angoissée, imaginant quelle aurait été votre réaction si ce rêve avait été réalité. Nul doute que vous auriez demandé à la communauté internationale son soutien le plus total pour de violentes représailles contre le "régime" cubain.

Pourtant, Monsieur le Président, inversant les rôles de Cuba et des États-Unis, cette situation est celle que vivent les cinq agents cubains Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Fernando González, Ramón Labañino, et René González, arrêtés en septembre 1998 à Miami.

René González a été libéré cette année, mais ses quatre compagnons sont toujours incarcérés dans différentes prisons des États-Unis. Si ces patriotes innocents restent dignes et libres dans leur tête, ils n’en demeurent pas moins sous les verrous !

Gerardo Hernández ne peut même pas voir son épouse à qui vos autorités refusent systématiquement le visa d’entrée aux États-Unis. Cette femme courageuse met sans doute gravement en péril la sécurité de votre pays…

Quel beau cadeau pour la nouvelle année, vous feriez à votre propre pays et à Cuba en mettant un terme à cette injustice qui dure depuis plus de quinze ans ! De nouvelles relations entre vos deux pays seraient rendues possibles, basées sur des relations de respect mutuel. Cela vous inciterait aussi à lever l’embargo génocidaire contre Cuba, condamné le 29 octobre dernier par plus de 92% de la communauté internationale lors du vote à l’ONU.

Recevez, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments humanistes les plus sincères.

Jacqueline Roussie, 64360 Monein (France)

Copies envoyées à : Mesdames Michelle Obama, Nancy Pelosi, Kathryn Ruemmler et à Messieurs Joe Biden, John F. Kerry, Rand Beers, Harry Reid, Eric Holder, Denis MacDonough, Pete Rouse, Rick Scott, et Charles Rivkin, ambassadeur des Etats-Unis en France.

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