KPU : Pourquoi le plan pour interdire le parti communiste a -t-il échoué ?

, par  communistes , popularité : 2%

La campagne de pression active et bruyante lancée contre le parti communiste d’Ukraine a inopinément diminué avant les élections parlementaires.

Après la dissolution du groupe communiste au Parlement, et l’annonce rapidement faite de la déposition devant la Cour administrative du district de Kiev d’une procédure en vue d’interdire le parti communiste en raison de l’appui présumé de celui-ci au groupe "terroriste" dans l’Est de l’Ukraine, les réunions ont été déplacées et puis reportées indéfiniment, en raison du manque de lumière dans la salle d’audience.

Le 23 septembre sur le site officiel du parti communiste il était signalé que dans le cas de la poursuite de l’interdiction du parti communiste, il fallait songer à remplacer le juge, parce que le serviteur de Themis, au vu de son action jusqu’à présent était « à court d’énergie ». Cela signifiait que l’affaire serait encore plus retardée.

Pourquoi le plan du pouvoir pour interdire le parti communiste, a-t-il échoué ? Les experts politiques ont identifié trois causes principales.

1- Un raisonnement douteux sur le plan juridique à la base des poursuites du ministère de la Justice contre le parti communiste.

"Nous devons rendre hommage au talent du porte parole du ministre de la Justice, les professionnels du droit, en lisant la réquisition, ont éclaté de rire, c’est un document purement politique", a déclaré le chef du Centre de Conseil politique Andriy Zolotarev.

Selon lui, la plainte déposée contre le parti communiste a peu à voir avec le droit. En outre, elle tente de transférer la responsabilité pour les actions de chaque membre du parti à la force politique, ce qui est inacceptable d’un point de vue juridique.

2. Le soutien des communistes de l’Union européenne.

Compte tenu de la validité juridique inadéquate de la réclamation, l’interdiction du parti n’aurait pas été trop démocratique et, bien sûr, serait condamnée par les responsables politiques européens.

"L’interdiction du parti communiste avait essuyé des critiques en Europe, nous avons déjà beaucoup trop de choses qui ne rentrent pas dans les normes et les canons de la démocratie européenne", a déclaré le chef du Centre des études politiques Volodymyr Fesenko.

À son tour, Zolotarev a déclaré que cette position de l’Union européenne est plutôt à mettre au crédit du chef du parti communiste Petro Symonenko, qui a rencontré des représentants de la « gauche européenne » et les a informés des événements qui se déroulent autour de son parti..

"Compte tenu du fait que notre gouvernement représente une question sensible pour les européens et que la « gauche européenne » est tout à fait influente par ses postes au Parlement européen, autant que dans les systèmes politiques des pays de l’UE, cela a joué son rôle et a conduit au fait que le processus a été simplement freiné", a déclaré Zolotarev.

Il n’est pas exclu que les représentants des nouvelles autorités espèrent que le parti communiste n’aura pas de représentants dans la législature, rappelant les mots du Président de Petro Poroshenko, que « le verdict du parti communiste sera celui des électeurs ».

Cette même phrase du Président a été rappelée par Volodymyr Fesenko, mais il l’a énoncée comme argument en faveur d’une troisième raison pour laquelle l’interdiction du parti communiste aurait échouée.

3) Personne ne voulait interdire le parti communiste, c’était un jeu politique.

« À mon avis, quelqu’un ne le voulait surtout pas (interdire le parti communiste -éd.), ou plutôt, quelques-uns le voulaient mais, d’autres comprenaient que cela apporterait plus de négativité que de bonus. L’initiative visant à interdire le parti communiste a été un jeu politique sur les intérêts des électeurs et pas sérieusement anti-communiste, à mon avis, ce n’était pas recherché », a dit Fesenko.

Selon lui, la participation du parti communiste aux prochaines élections peut-être considérée par les autorités comme une occasion de disperser les voix des électeurs russophones, réduisant ainsi les chances de passage au Parlement de tous les partis ayant une audience massive.

Peu importent les raisons et, probablement, elles ont joué ensembles, mais le fait demeure que les autorités n’ont pas empêché les activités des communistes, le parti communiste continue et continuera à participer activement à la vie politique de l’Ukraine, malgré toutes les tentatives de détruire le parti.

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Voir en ligne : Почему провалился план власти по запрету КПУ ? texte du KPU sur son site.

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