Et si le roi du chocolat ne suffit pas… Selon le magazine yankee "Forbes", l’Ukraine devrait "se trouver un Pinochet" pour sortir de la crise.

, par  lepcf.fr , popularité : 4%

A Kiev comme à Santiago, on applique les mêmes méthodes dégueulasses : un coup d’Etat appuyé (et même provoqué) par la CIA, puis un gouvernement fasciste à la botte des Ricains. C’est beau, la "démocratie".

Mais on ne change pas une recette qui gagne, n’est-ce pas ?

Danielle Bleitrach

Traduction pam pour lepcf.fr, rapide à partir du web... merci à ceux qui peuvent vérifier...

« L’Ukraine d’aujourd’hui, comme le Chili en 1973, subit des changements historiques. Ce processus n’est pas facile et il semble que le pays ne peut pas s’en sortir sans un "Pinochet" ukrainien. Sinon, il se peut qu’il n’y ait pas de réforme », a déclaré l’analyste Ivan Kompan.

Si l’Ukraine est une arène de lutte pour les zones de contrôle entre les oligarques et les groupes armés extrémistes, que les médias occidentaux en général définissent comme des « combattants de la liberté », le magazine Forbes propose son point de vue particulier sur ce qu’il faut à ce pays : il manque à l’Ukraine un "Pinochet" .

« C’est Pinochet qui a cimenté l’échafaudage qui a permis la conversion d’un pays en retard en une des économies les plus prospères en Amérique latine (...). J’ai vérifié à la fois sa note ’A’ de l’agence S & P, comme son rang sur ​​la liste des les pays les moins corrompus », affirme Ivan Kompan dans sa chronique dans Forbes. Et il a recommandé la même recette à Kiev, mais sans mentionner la répression qui a accompagné le "miracle" chilien, à savoir les massacres et la torture de dizaines de milliers de personnes ; la seule observation faite comme ombre au tableau, c’est que « la figure de Pinochet dans l’histoire est ambiguë ».

Une économie brisée, la pauvreté, la méfiance et les différences entre les différentes parties du pays sont les caractéristiques communes de l’Ukraine d’aujourd’hui et du Chili de 1973, continue Kompan. Mais il met en évidence une différence essentielle. « Il y a 40 ans au Chili est apparu un leader qui a peu promis mais qui a fait beaucoup, et c’est précisément ce qui est nécessaire aujourd’hui en Ukraine, plein de "moustiques", des personnalités politiques dont les différences se limitent aux étiquettes de différents partis ».

« Le grand mérite du général Pinochet était qu’il n’a pas eu peur de parier sur un groupe de diplômés chiliens de l’Université de Chicago et d’autres universités américaines : jeunes, éduqués et élevés dans l’esprit du libéralisme classique. Les "Chicago Boys" étaient la source d’idées qui ont permis les réformes économiques et qui ont eu la possibilité de les mettre en pratique. Encore mieux : le général a donné la possibilité de mettre en application des réformes à long terme et d’en finir avec le "populisme de courte portée", une arme fréquente des hommes politiques ukrainiens », précise l’analyste.

Le programme qui a établi les règles des réformes économiques radicales du marché libre - dénommé "Brique" pour la grosseur du document final - a pu changer le Chili en un pays riche et a complètement transformé sa société, souligne l’analyste. « Il est impossible de prédire si le programme chilien pourrait changer l’Ukraine : chaque État a de nombreuses particularités nationales, sociales et démographiques. La leçon principale de l’histoire du Chili n’est pas le contenu des réformes, mais ses auteurs et ceux qui les ont réalisées. Il nous reste à espérer que finalement l’Ukraine trouve ses propres "Chicago Boys" pour qu’ils transforment ce pays d’un État oligarchique et féodal en un état capitaliste et démocratique », conclut Kompan. Il met un point final : « Comme le processus est assez compliqué, on ne peut pas continuer sans un "Pinochet" ukrainien ».

La recette peut sembler idéale, parce qu’elle oublie certains "détails" fondamentaux : au long de son louange au modèle chilien, Kompan n’entre pas dans les détails pour discuter exactement comment influencer l’apparition d’un Pinochet dans l’arène politique ukrainienne, un pays au bord d’une guerre civile où des groupes néo-fascistes armés ont un rôle clé.

Selon les chiffres de la Commission nationale pour la vérité et la réconciliation, une organisation créée au Chili en 1990 pour clarifier « les graves violations des droits de l’homme » pendant la dictature , le régime d’Augusto Pinochet a coûté la vie à 2.279 personnes, plus 1.102 autres « prisonniers disparu ».

Voir en ligne : L’article de Forbes en espagnol

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