Conseil national du 10 octobre 2026
Dans le chaos du capital monopoliste, reconstruire une force communiste révolutionnaire en France intervention de Fabienne Lefebvre

, par  Fabienne Lefebvre , popularité : 30%

La campagne s’engage dans un contexte d’aggravation généralisée des contradictions de l’impérialiste, menée par Trump via l’OTAN, provoquant de facto une guerre de l’énergie :
– Guerre tarifaire contre ses partenaires commerciaux et obligation de financer le complexe militaro-financier états-unien ;
– Menaces d’en finir avec les communistes et de soumettre tous ceux qui résisteront à commencer par le peuple cubain ;
– Guerre généralisée au Moyen-Orient, contre l’Iran, la Palestine, le Yémen, en soutien à Israël, aux Emirats et à l’Arabie Saoudite ;
– Guerre par procuration de l’OTAN et de l’UE, qui lui est inféodée, contre la Russie en Ukraine.

Cette liste non exhaustive ne cache pas ses objectifs guerriers vis à vis de la Chine socialiste et des pays des BRICS.

Ces agissements incarnent de manière cohérente la loi relative à l’impérialisme comme stade suprême du capitalisme, ainsi, pour maximiser le profit monopoliste, le capital monopoliste emprunte nécessairement la voie de la domination et de la guerre.

En France, l’offensive du capital monopoliste, non réformable et parasitaire, s’accélère également dans un climat de fascisation de la société. Cela signifie que la bourgeoisie liquide systématiquement tout ce que la classe ouvrière a conquis par ses luttes depuis la Libération, (Sécurité sociale, régime de retraite, statut de la fonction publique et services publics).

Détruire plutôt que bâtir, elle fait le choix de l’économie de guerre avec un budget militaire renforcé de plus 449 milliards d’euros en 10 ans. À Vitry nous venons d’initier une campagne pour la paix « des écoles plutôt que des missiles » en la liant au pouvoir d’achat, celle-ci rencontre un très bon écho dans la population !

Population qui accumule les mécontentements et sur laquelle s’abat une déferlante de violence dans leur quotidien mais aussi lors des manifestations, gilets jaunes, lycéens…seule réponse d’un gouvernement qui ne concède rien aux travailleurs.

Dans ce contexte nous devons avoir une véritable lecture marxiste de la situation, dans la perspective d’un long affrontement entre l’impérialisme et les peuples.

Notre programme est axé sur : l’emploi, le pouvoir d’achat, la réindustrialisation, la lutte contre la fraude fiscale et la paix sous le slogan « Vivre » et il s’annonce comme très attractif.

Sans doute parce que les points de notre programme reflètent les revendications réelles de la classe ouvrière et constituent une réponse directe à l’appauvrissement croissant de la population sous dix ans de macronisme et aux conséquences des guerres de l’impérialisme. Nous sommes donc sur la bonne orientation pour ce début de campagne et les passages médiatiques de Fabien ouvre à gauche une nouvelle perspective !

Néanmoins, nous devons aller plus loin et adopter une attitude dialectique en s’attaquant au cœur des rapports de production capitalistes, c’est-à-dire à la propriété privée des moyens de production. Notre programme prône la « relance industrielle » et la « réindustrialisation », mais il doit aussi poser la question de : qui contrôlera ces industries, et pour les intérêts de qui produira-t-on ? Quelle classe sociale peut réellement réaliser ce programme ?

Quand le capital monopoliste contrôle les principaux leviers économiques de la France : la seule politique fiscale et de l’investissement public ne sauraient instaurer une véritable démocratie économique.

C’est pourquoi, nous devons dans la campagne mettre en avant notre projet de société issu du 40e Congrès, la perspective d’une société socialiste :
– En transformant la campagne en tribune de mobilisation de la lutte de classe.
En allant là où sont les gens (usines, les quartiers et les écoles) et relier notre slogan « Vivre » du programme aux luttes concrètes de la classe ouvrière pour qu’elle devienne sujet de la campagne et non spectatrice.
– En maintenant une éducation politique indépendante au sein de la campagne. Tout en soutenant Fabien, il faut expliquer aux masses pourquoi la seule « lutte contre la fraude fiscale » ne suffit pas à permettre aux ouvriers de « Vivre » : parce que la redistribution fiscale ne modifie pas le mécanisme d’extraction de la plus-value. Il faut donc relier les revendications réformistes à la perspective révolutionnaire et s’attaquer aux rapports de propriété
– Développer les organisations de classe, parti communiste, syndicats, comités d’action. Il faut promouvoir l’unité d’action parmi les masses populaires, redonner aux travailleurs le pouvoir sur leurs mobilisations et non une fausse « unité » dans les tractations électorales.
– Et bien sûr en ayant notre propre presse, car sans presse révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire « Le journal n’est pas seulement un propagandiste et un agitateur collectif, mais aussi un organisateur collectif. » disait Lénine. Il relie chaque revendication quotidienne de « Vivre », notre slogan, à l’objectif politique de notre projet politique « Renverser le système d’exploitation » pour construire une société socialiste. C’est donc un outil indispensable à la campagne pour remplir notre rôle historique.

Fabienne LEFEBVRE

Membre du Conseil national

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