CELAC, une émancipation en devenir

, par  Pascal Brula , popularité : 1%

33 pays d’Amérique latine se sont réunis à Caracas les 2 et 3 décembre en vue de constituer la Communauté des États d’Amérique Latine et de la Caraïbe (CELAC). Historiquement, cette union de l’Amérique latine et des Caraïbes peut être attribuée au combat de Fidel Castro qui a œuvré en permanence pour rassembler face à l’impérialisme des Etats-Unis. Mais le mérite principal de ces dernières années revient à Hugo Chavez qui est l’artisan des rapprochements, alliances et accords qui ont permis d’aboutir à ces deux jours constitutifs. Cela contribue à grandir l’envergure internationale du président vénézuélien. « La Communauté des États latino-américains et caribéens est davantage qu’une réunion de gouvernements, c’est une communauté d’États qui, avec leurs peuples, entend matérialiser le rêve majeur de Simon Bolivar. Aujourd’hui à Caracas est né un géant qui s’appelle la CELAC, et son cœur se trouve dans notre patrie, le Venezuela. Vivent les peuples d’Amérique ! » a déclaré le président de la République bolivarienne, Hugo Chavez lors de la cérémonie solennelle célébrée vendredi 2 décembre au théâtre Teresa Carreño, en présence des présidents, des chefs de gouvernement et des hautes personnalités des 33 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe.

Cette entente veut promouvoir le développement du bloc latino-américain et des Caraïbes, ce qui revient implicitement à le soustraire de l’influence de l’impérialisme des deux grands pays nord-américain, les Etats-Unis et le Canada. Le tour de force de cette communauté est de réunir 33 pays dont les gestions vont du socialisme de Cuba au capitalisme le plus sauvage comme la Colombie, le Mexique ou encore le Chili. Mais c’est aussi son talon d’Achille. Car une fois l’enthousiasme de la fête retombé, il convient de constater qu’il y a une certaine incompatibilité entre les objectifs de Chavez, des membres de l’Alba (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique) et ceux de pays encore largement inféodés aux Etats-Unis.

Chavez aux côtés de Pinera le président chilien, tout un symbole...

Hugo Chavez et ses alliés de l’Alba n’ont d’ailleurs pas réussi à faire de la CELAC le substitut déclaré de l’Organisation des États américains (OEA), qui siège à Washington et qui est dominé par les États-Unis et le Canada. Les trois principales puissances latino-américaines, Brésil, Mexique et Argentine, s’y sont opposées, ainsi que divers autres pays dont la Colombie et le Chili. Selon la présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner, péroniste de gauche qui entretient des relations étroites avec Hugo Chavez, la CELAC ne se crée "contre personne, mais en faveur de la région". Il a notamment été décidé que les décisions se prendraient à l’unanimité, ce qui peut être interprété comme un frein à son fonctionnement, Chavez et l’ALBA souhaitant des prises de décision à la majorité.

Selon certains, Hugo Chavez aurait souhaité doter d’emblée la CELAC d’une forte structure pour mieux faire concurrence à l’OEA. Or la déclaration de Caracas (que nous publions ci-dessous) et les procédures de fonctionnement de la CELAC, ne prévoient aucun siège, secrétariat, structure juridique ou budget susceptible de qualifier la CELAC d’organisation. Il ne s’agit pour le moment que d’une sorte de forum de concertation politique et économique réunissant annuellement les chefs d’État. Sans remplacer l’OEA, il est toutefois probable que la CELAC, tente petit à petit, de jouer désormais un rôle important pour dénouer des situations nationales ou régionales. Car la CELAC n’a pas l’ambition de supprimer la souveraineté des peuples et des nations qui la composent, mais de développer de manière durable les coopérations et la solidarité. La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, s’est exprimée dans ce sens : « Il s’agit d’une construction patiente, dans le respect de la pluralité, de l’indépendance, et de la souveraineté, pour parvenir à une véritable unité ». A ce titre, l’article 23 de la déclaration de Caracas consolide cette conception.

Succédant au Venezuela, le Chili présidera la CELAC en 2012 et Cuba en 2013. Ces trois pays forment l’actuelle troïka dirigeante et leurs présidents respectifs - Hugo Chavez, Sebastian Piñera et Raul Castro - seront en principe en 2012 les interlocuteurs de l’Union européenne au 7ème sommet UE-Amérique latine et Caraïbes. Sauf le Groupe de Rio, lui aussi forum de concertation politique désormais absorbé par la CELAC, les organisations régionales existantes sont maintenues, notamment l’Unasur (Union des nations sud-américaines), le Mercosur (Marché commun du Sud) et la CAN (Communauté andine des nations). La CELAC se propose de tenter de coordonner et d’optimiser leurs activités.

Les pays réunis à Caracas se sont engagés à resserrer les rangs face à la crise, tant européenne que nord-américaine, en intensifiant entre eux le commerce et les investissements. Une "préférence douanière latino-américaine et des Caraïbes" sera élaborée, ainsi qu’une architecture financière commune, ce qui rend indispensable la présence d’un pays comme le Brésil, septième puissance mondiale qui dispose en 2010 d’un PIB de sept fois celui du Venezuela et de réserves monétaires de 360 milliards de dollars, la moitié de celles de l’ensemble des pays de la CELAC. De même, le sommet de Caracas a condamné l’embargo dont les États-Unis frappent toujours Cuba et soutenu la revendication de l’Argentine sur les îles Malouines.

La création de la CELAC marque une volonté indéniable de se soustraire des griffes des impérialismes mais cette construction qu’il convient de saluer, reste encore fragile du fait des différents ingrédients contradictoires qui la composent.

Pascal Brula


Déclaration de Caracas

En ce Bicentenaire de la lutte pour l’Indépendance, sur la voie tracée par nos Libérateurs

1. Les chefs d’État et de gouvernement des pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, réunis à Caracas, en République bolivarienne du Venezuela, les 2 et 3 décembre 2011, dans le cadre du 3e Sommet de l’Amérique latine et de la Caraïbe sur l’Intégration et le Développement (CALC) et du 22e Sommet du Groupe de Rio, en l’année de la commémoration du Bicentenaire de l’indépendance du Venezuela, et en mémoire et en hommage à l’œuvre historique transcendantale du Libérateur Simon Bolivar, conviennent de :

2. Reconnaître la précieuse contribution du Mécanisme permanent de consultation et de concertation politique – Groupe de Rio – créé en décembre 1986 à Rio de Janeiro, sur les questions centrales de l’agenda régional et mondial et en faveur des plus hautes aspirations de nos pays, ainsi que l’impulsion donnée à la coopération, à l’intégration et au développement de la région par la CALC, créée en décembre 2008, à Salvador de Bahia, Brésil.

3. Réaffirmer la déclaration du Sommet de l’unité de l’Amérique latine et de la Caraïbe (Riviera Maya, Mexique, 23 février 2010), et notamment, la décision de constituer la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC) regroupant les 33 États souverains de notre région.

4. Saluer la création du Forum unifié CALC et du Groupe de Rio, à la composition ouverte, coprésidé par le Chili et le Venezuela, qui a encouragé la tâche remarquable de rédiger le document de procédures de la CELAC, conformément à la Déclaration ministérielle de Caracas du 3 juillet 2010.

5. Reconnaître les importantes avancées et les consensus obtenus lors des réunions des ministres des Affaires étrangères réalisées à Caracas, en juillet 2010 et en avril 2011, de même qu’aux réunions ministérielles spécialisées dans le domaine social, environnemental, énergétique, financier et commercial, dans le cadre de la présidence vénézuélienne de la CALC.

6. Conscients des défis que la crise économique et financière internationale pose à l’avenir de notre région et à nos aspirations légitimes en matière d’inclusion sociale, de croissance dans l’équité, de développement durable et d’intégration.

7. Persuadés que l’unité et l’intégration politique, économique, sociale et culturelle de l’Amérique latine et de la Caraïbe constitue, plus qu’une aspiration fondamentale des peuples ici représentés, une nécessité pour relever avec succès les défis qui nous attendent en tant que région.

8. Conscients que la commémoration du Bicentenaire des processus d’indépendance en Amérique latine et dans la Caraïbe, offre un cadre propice à la consolidation et à la mise en marche de notre Communauté d’États latino-américains et caribéens (CELAC).

9. Résolus à promouvoir et à parler d’une voix concertée de l’Amérique latine et de la Caraïbe lors de la discussion des grandes questions et dans le positionnement de la région face aux événements importants lors des réunions et des conférences internationales de portée mondiale, ainsi que dans le dialogue avec d’autres régions et d’autres pays.

10. Reconnaître que nos pays ont avancé dans des processus d’intégration régionale et sous-régionale, et dans la création de différents mécanismes au cours de ces dernières décennies, ce qui est un reflet de leur vocation d’unité et de leur nature diverse et plurielle, qui constituent une base solide à partir de laquelle nous édifions la Communauté qui regroupe tous les États latino-américains et caribéens.

11. Conscients de l’aspiration commune de construire des sociétés justes, démocratiques et libres et, convaincus que chacun de nos peuples choisira les voies et les moyens qui, basés sur le plein respect des valeurs démocratiques de la région, de l’État de droit, de ses institutions et des procédures, et des droits de l’Homme, lui permettront de poursuivre ces idéaux.

12. Ratifier notre attachement aux objectifs et principes énoncés dans la Charte des Nations unies, et au respect du Droit international.

13. Soulignant la voie tracée par les Libérateurs d’Amérique latine et de la Caraïbe il y a plus de 200 ans, une voie entamée avec succès par l’indépendance d’Haïti en 1804, dirigée par Toussaint-Louverture, constituant ainsi la première République indépendante de la région. De même, nous rappelons que la République d’Haïti et son président Alexandre Pétion, en apportant leur soutien à Simon Bolivar dans sa lutte pour l’indépendance des territoires connus aujourd’hui comme l’Amérique latine et la Caraïbe, jetèrent les bases de la solidarité et de l’intégration entre les peuples de la région.

14. Inspirés par l’œuvre des Libérateurs, et assumant pleinement leur héritage comme patrimoine fondateur de notre Communauté d’États latino-américains et caribéens.

15. Conscients que 185 ans se sont écoulés depuis que les Libérateurs amorcèrent le grand projet afin qu’aujourd’hui la région soit à même de relever, grâce à l’expérience et à la maturité acquises, le défi de l’unité et de l’intégration de l’Amérique latine et de la Caraïbe.

16. Inspirés par le Congrès amphictyonique de Panama de 1826, acte fondamental de la doctrine de l’unité latino-américaine et caribéenne, où nos jeunes nations souveraines proposèrent la discussion des destinées de la paix, du développement et de la transformation sociale du continent.

17. Soulignant la participation des peuples indigènes et des afro-descendants aux luttes d’indépendance, et reconnaissant leurs contributions morales, politiques, économiques, spirituelles et culturelles à la formation de nos identités et à la construction de nos nations et de nos processus démocratiques.

18. Reconnaissant le rôle historique des pays de la Communauté caribéenne (CARICOM) dans le processus de libération, de développement et d’intégration en Amérique latine et dans la Caraïbe, et insistant sur l’engagement permanent du CARICOM et des peuples caribéens à contribuer au développement intégral et durable de la région.

19. Exaltant la commémoration du Bicentenaire de l’indépendance, nous, les pays latino-américains et caribéens, honorons la mémoire de nos luttes d’indépendance et nous confirmons la pensée intégrationniste que nos héros et nos héroïnes ont brandie.

NOUS DÉCLARONS :

20. Dans le cadre du Bicentenaire de l’Indépendance, nous nous sommes réunis, les 33 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, après les efforts qui se sont concrétisés au Sommet de l’Amérique latine et de la Caraïbe (CALC), tenu le 17 décembre 2008 à Salvador de Bahia, et au Sommet de l’unité réalisé à Cancun le 23 février 2010, pour mettre en marche la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC).

21. Que conformément au mandat originaire de nos Libérateurs, la CELAC avance dans le processus d’intégration politique, économique, sociale, et culturelle, en réalisant un savant équilibre entre l’unité et la diversité de nos peuples, afin que le mécanisme régional d’intégration soit l’espace idéal pour l’expression de notre riche diversité culturelle, et à la fois l’espace adapté pour confirmer l’identité de l’Amérique latine et de la Caraïbe, de son histoire et de ses luttes continues pour la justice et la liberté.

22. Que tenant compte de la diversité des processus de formation de l’identité latino-américaine et caribéenne, la CELAC devienne un espace qui revendique le droit à l’existence, à la préservation et à la coexistence de toutes les cultures, les races, et les ethnies vivant dans les pays de la région, ainsi que le caractère multiculturel de nos peuples, et le caractère plurinational de certains de nos pays, notamment des communautés originaires qui valorisent et perpétuent la mémoire historique, les savoirs et les connaissances ancestrales.

23. Que, reconnaissant le droit de chaque nation à construire en paix et librement son propre système politique et économique, ainsi que dans le cadre des institutions correspondantes en accord avec le mandat souverain de son peuple, les processus de dialogue, d’échange et de négociation politique impulsés par la CELAC doivent se réaliser en tenant compte des valeurs et des principes communs : le respect du Droit international, le règlement pacifique des différends, l’interdiction de l’usage et de la menace du recours à la force, le respect de l’autodétermination, le respect de la souveraineté, le respect de l’intégrité territoriale, la non-ingérence dans les affaires internes des pays, la protection et la promotion de tous les droits humains et de la démocratie.

24. Avec pour fondement les valeurs et les principes du paragraphe précédent, et s’appuyant sur la pratique du Groupe de Rio, la CELAC impulsera le développement d’instruments garantissant leur respect.

25. Qu’il est nécessaire d’unifier nos efforts et nos compétences pour encourager le développement durable de la région, en axant nos actions sur le processus croissant de coopération et d’intégration politique, économique, sociale et culturelle afin de contribuer à la consolidation d’un monde multipolaire et démocratique, juste et équilibré, et en paix, débarrassé du fléau du colonialisme et de l’occupation militaire.

26. Qu’il s’impose d’intensifier la coopération et la mise en œuvre de politiques sociales appelées à réduire les inégalités sociales internes afin de consolider des nations à même d’accomplir et de dépasser les Objectifs du millénaire.

27. La nécessité d’avancer sur la base de nos principes dans la consolidation de la coopération latino-américaine et caribéenne, dans le développement de nos complémentarités économiques et la coopération Sud-Sud, comme axe d’intégration de notre espace commun et comme instrument nous permettant de diminuer nos asymétries.

28. Que la CELAC, seul mécanisme de dialogue et de concertation qui regroupe les 33 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, est la plus haute expression de notre volonté d’unité dans la diversité, où désormais nos liens politiques, économiques, sociaux et culturels se renforceront sur la base d’un agenda commun de bien-être, de paix et de sécurité pour nos peuples, pour nous rendre plus forts en tant que communauté régionale.

29. Que la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC), considérant les acquis historiques du Groupe de Rio et de la CALC, impulsera des plans d’action pour la mise en œuvre et l’accomplissement des engagements contractés dans les Déclarations de Salvador de Bahia et de Cancun, dans le Plan d’action de Montego Bay et dans le Programme de travail de Caracas.

Faisant valoir le processus historique vécu, les chefs d’État et de gouvernements des pays d’Amérique latine et de la Caraïbe décident de :

30. Adopter, sur la base des principes de flexibilité et de participation volontaire aux initiatives, les déclarations et les documents adoptés au cours des réunions ministérielles spécialisées sur le Développement social et l’Éradication de la faim et de la pauvreté, à Caracas, le 24 et le 25 mars 2011 ; à la réunion de suivi et d’évaluation des avancées du Forum des ministres de l’environnement, Caracas 28 et 29 avril 2011 ; à la réunion ministérielle sur l’Énergie, Caracas, 12 et 13 mai 2011 ; à la réunion entre les Mécanismes régionaux et sous-régionaux d’intégration en Amérique latine et la Caraïbe dans le cadre de la CALC, Caracas 25 et 26 octobre 2010 ; à la réunion entre mécanismes régionaux et sous-régionaux d’intégration en Amérique latine et la Caraïbe dans le secteur économique et social, Montevideo 6 et 7 avril 2010 ; à la réunion entre mécanismes régionaux et sous-régionaux d’intégration en Amérique latine et la Caraïbe dans le secteur de la production, Caracas, 5 et 6 mai 2011 ; à la réunion entre mécanismes régionaux et sous-régionaux d’intégration en Amérique latine et la Caraïbe dans le secteur social et institutionnel, Caracas, 10 et 11 juin 2011 ; à la réunion de conclusions entre mécanismes régionaux et sous-régionaux d’intégration en Amérique latine et la Caraïbe, Caracas, 11 juin 2011 ; à la réunion de coordination des initiatives régionales dans les secteurs des infrastructures pour l’intégration physique du transport et des télécommunications et l’intégration frontalière, les 24 et 25 mars 2011 à Mexico ; à la réunion régionale des mécanismes latino-américains et caribéens sur l’assistance humanitaire, le 30 et 31 mai 2011 à Panama ; à la réunion régionale sur la protection des migrants, au Pérou, les 26 et 27 juin 2011. Dans le cadre de l’exécution du Programme de travail de Caracas pour la mise en œuvre des mandats de la CALC contenus dans les Déclarations de Salvador de Bahia et de Cancun, ainsi que du Plan d’action de Montego Bay, dans la période 2010-2011, convenu par les ministres des Affaires étrangères, le 3 juin 2010.

31. Mettre en marche la CELAC, en tant que mécanisme représentatif de concertation politique, de coopération et d’intégration des États latino-américains et caribéens, et en tant qu’espace commun garantissant l’unité et l’intégration de notre région.

32. Réaffirmer que l’objectif commun d’intégration, d’unité et de coopération dans le cadre de la CELAC se nourrit des acquis hérités des principes partagés et des consensus adoptés au Sommet de l’Amérique latine et de la Caraïbe sur l’intégration et le développement (CALC), et sur le Mécanisme permanent de consultation et de concertation politique du Groupe de Rio, dont les actions prennent fin officiellement au terme d’un travail fructueux pour laisser la place à la CELAC.

33. Insérer le Plan d’action de Caracas 2012 comme faisant partie intégrante de la présente Déclaration, avec pour objectif de matérialiser notre engagement politique en faveur de la défense de l’unité et de l’intégration, de la coopération, de la complémentarité et de la solidarité.

34. Approuver le « Statut de procédures de la CELAC », comme faisant partie intégrante de la présente Déclaration, mettant ainsi définitivement en marche son organisation et son fonctionnement.

35. Inviter la présidence pro tempore de la CELAC à mettre en œuvre le Plan d’action de Caracas 2012 pendant l’exercice de sa présidence, notamment en ce qui concerne les axes thématiques dans les secteurs social, environnemental, énergétique, économique, culturel et d’autres secteurs prioritaires fixés dans le Plan d’action de Caracas. Par ailleurs, confier aux ministres des Affaires étrangères la tâche de formuler des propositions en vue d’affecter les ressources matérielles et financières nécessaires, en s’appuyant sur des critères d’efficacité maximale et d’austérité établis dans le document de procédures de la CELAC.

36. Engager la volonté de nos gouvernements afin d’instruire les mécanismes et les organismes régionaux à promouvoir entre eux la communication, la coopération, l’articulation, la coordination, la complémentarité, et la synergie, comme il convient, et à travers leurs organes de direction respectifs, pour atteindre les objectifs d’intégration contenus dans cette Déclaration, en garantissant l’utilisation optimale des ressources et la complémentarité des efforts.

37. Confirmer l’invitation pour la tenue du Sommet de la CELAC en République du Chili en 2012.

38. Célébrer en République de Cuba le Sommet de la CELAC en 2013.

39. Accueillir le Sommet de la CELAC en 2014 en République de Costa Rica.

40. Fait à Caracas, berceau du Libérateur Simon Bolivar, en République bolivarienne du Venezuela, le 3 décembre 2011.

Traduction Granma international

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