PCF 1920-2020
« La nuit finit à Tours » Par Jean Fréville (réédition chez Delga)

, par  lepcf.fr , popularité : 6%

Pour le centenaire du PCF, s’il y a un bouquin incontournable à se procurer, c’est bien celui qui vient de paraitre aux éditions Delga : « La nuit finit à Tours » (27€). Evidemment, la nuit, c’est le réformisme, la social-démocratie, la collaboration de classe, qui sont sensés se terminer en 1920 par l’avènement du PCF. Hélas, cette nuit est revenue petit à petit au cours du XXème siècle envahir le parti, pour menacer son existence même. Avec R.Hue et sa « mutation », cette menace a été portée à son paroxysme, celui hideux de la collaboration de classe, certaines privatisations étant même porteuses de la signature d’un soi-disant « ministre communiste ». Au cours de ces années, combien de fois la direction du PCF a-t-elle voulu modifier le nom du parti ! La secrétaire qui a suivie, ancienne ministre de Jospin, a tenté la « métamorphose », mais a été battue, notamment en 2007 ; elle a confirmé le rejet du marxisme et a continué la ligne réformiste, liquidatrice, en tentant de nous jeter dans les bras de Mélenchon. Pierre Laurent quant à lui, toujours prêt, dans les coulisses, à glisser ses peaux de banane sous les pieds de la direction issue du 38ème congrès, a pour objectif d’entrainer le PCF dans un nouveau parti réformiste avec les résidus du PS ; il a échoué, mais reste toujours une menace, un frein.

Alors, s’il y a bien des écrits à faire connaitre aux membres du PCF, surtout aux jeunes, ce sont ceux que l’on trouve dans la réédition du livre rédigé en 1950 par Jean Fréville qui fut la plume de Maurice Thorez et l’auteur de plusieurs ouvrages dont l’autobiographie de ce dernier, « Fils du peuple ». Dans ce "pavé" de 700 pages, outre le texte de Jean Fréville « La nuit finit à Tours », il y a le compte-rendu sténographique des séances du congrès de Tours qui s’est tenu du samedi 25 au jeudi 30 décembre 1920 (ce qui explique les 700 pages !), les résolutions votées, la liste des délégués par département et les mandats qu’ils représentaient. Citons l’auteur qui, dans sa conclusion, nous affirme que : « le Parti ne serait jamais devenu cette pépinière de héros si, dès le premier jour, il n’avait chassé de ses rangs les agents de la bourgeoisie. Sans une lutte intransigeante contre l’opportunisme il n’aurait pu réaliser son unité idéologique, il n’aurait pas été capable de se dresser contre l’impérialisme, d’affronter les répressions les plus cruelles, de conduire les masses vers des "lendemains qui chantent" ». L’histoire est un enjeu de la lutte idéologique, et avec le congrès de Tours, nous sommes en plein cœur de l’actualité. Le 38ème congrès en bousculant les liquidateurs, a créé une dynamique : ce processus sera-t-il capable d’aller jusqu’au bout et de redonner un souffle révolutionnaire au PCF ? Il semble que la ligne liquidatrice soit dans une spirale de défaites depuis 2018. Mais le chemin est long pour retrouver une idéologie révolutionnaire, une unité intransigeante, une organisation solide, recréer des liens indéfectibles avec les travailleurs, et donc la capacité à défaire le capitalisme. L’avenir du PCF est incertain, mais pour le moment, il est engagé dans un processus de reconstruction auquel nous nous devons de participer.

La préface de « La nuit finit à Tours », le texte de Jean Fréville réédité aux éditions Delga, est signée de Rémy Herrera qui nous rappelle son point de vue pour nous doter d’un véritable parti communiste dans la France d’aujourd’hui. Son texte prend appui sur son intervention effectuée lors de la visioconférence du 6 novembre 2020 « A quelle rupture actuelle du capitalisme appelle-t-elle ? ». Nous reproduisons cette préface qui comprend quelques modifications par rapport à son premier texte.

PB


« Il faut choisir »

Préface de Rémy Herrera au livre « La nuit finit à Tours » (éditions Delga)

Le congrès de Tours et la naissance de la Section française de l’Internationale communiste, embryon du Parti communiste français (PCF), le 29 décembre 1920, ont marqué la délimitation, puis la séparation entre les révolutionnaires et les réformistes dans notre pays. Clara Zetkin eut raison de déclarer, la veille : « Il faut choisir ». Cette démarcation demeure toujours d’actualité, quoiqu’elle opère à présent dans un contexte historique nouveau. Et même si le PCF a changé.

Il faut choisir de parler, de reparler de socialisme. Car cela fait des lustres que le PCF a renoncé à en parler et, en réalité, a renoncé au socialisme tout court. C’est d’ailleurs notamment à cause de ce renoncement qu’aujourd’hui, le Parti est là où il est, c’est-à-dire au plus bas. Le problème, c’est qu’en abandonnant le socialisme – qui est une voie, un processus, une transition –, le Parti a aussi abandonné la recherche de l’idéal, l’idée communiste. D’où cet état actuel de dérive, cette impression de perdition. Il convient d’accepter de participer à ce débat sur le socialisme, non pas pour diviser, mais au contraire pour contribuer, modestement, à l’unité de celles et ceux qui veulent en parler afin d’engager, concrètement, une transition socialiste, qui soit en rupture avec le système dans lequel nous vivons, et dans lequel nous vivons de plus en plus mal.

Ce système est en crise. Cette crise ne date pas d’hier, elle remonte à au moins un demi-siècle. Elle est structurelle, grave, gravissime même. Elle est multidimensionnelle. Elle est systémique, ce qui veut dire que le système ne trouvera pas de solution de lui-même. Le capitalisme décline. Le capitalisme dégénère, et s’il ne s’effondre pas rapidement, c’est parce que son État le soutient à bout de bras. Comme ce fut le cas en 2008 quand le pan financier du système s’est écroulé. Comme c’est encore le cas à l’heure actuelle avec la crise dite « sanitaire » et une économie qui vit sous perfusion.

Il n’y aura pas d’issue au problème sanitaire avec des gens qui détruisent l’hôpital public ; ni d’issue au problème financier avec des banquiers qui continuent à spéculer, sans vergogne. Il n’y aura pas d’issue au problème environnemental avec des écologistes plus néolibéraux les uns que les autres ; pas davantage qu’il n’y a eu jadis d’issue aux problèmes sociaux avec les sociaux-libéraux du Parti dit « socialiste ». Et il n’y aura pas non plus d’issue au terrorisme religieux avec les marchands du temple qui ont affaibli l’éducation nationale et la laïcité en les vendant au secteur privé, confessionnel de surcroît.

Le capital ne trouvera jamais de solution par sa logique interne de maximisation du profit pour des raisons profondes, et multiples, notamment : parce que ses nouvelles technologies tendent à économiser beaucoup de travail humain et sapent la création de valeur ; parce que le travail improductif gagne du terrain sur le travail productif ; parce que les contradictions du capital exigent une intervention de l’État qui coûte de plus en plus cher ; parce que la suraccumulation provient désormais surtout du capital fictif et que la finance enferme tout le système dans une spirale de destructions, de conflits, de guerres qui finit par nous menacer toutes et tous de mort.

Voilà pourquoi vouloir engager une transition socialiste, ce n’est pas seulement répondre à un esprit de justice, c’est répondre à l’appel de la raison, c’est même une question de survie pour l’humanité, pour la vie. On en est là.

Le socialisme n’est pas qu’un mot, c’est une lutte. Ce n’est pas une fin, mais, nous l’avons dit, un processus de transition, qui sera long et difficile, et qui peut prendre mille formes sur la voie de l’émancipation, sur la voie de la libération du travail de la domination du capital. Parce que le capitalisme, c’est cela : la domination du capital sur le travail.

D’aucuns diront : on a déjà essayé, et ça a mal tourné. Mais quand au juste le socialisme a-t-il été tenté en France ? En 1981 ? En 1981, ce que l’on a eu, c’est seulement du mitterrandisme et « l’invention du néolibéralisme d’État » [1], mais pas du socialisme. Et l’URSS, et l’Europe de l’Est ? D’évidence, c’est une défaite. Mais le système capitaliste a mis des siècles à émerger et à se dégager du féodalisme, alors pourquoi le socialisme avec une ambition autrement plus belle et juste, n’aurait-il pas droit, lui, au temps long ? D’ailleurs, est-ce que le socialisme est le même partout ? Si c’était le cas, alors il aurait été défait partout. Or, ce n’est pas le cas, pas du tout. On fait croire que le socialisme a échoué partout pour que les travailleurs abandonnent la lutte, se soumettent, pour que les travailleurs et les peuples du Nord et du Sud croient qu’il n’y a pas, qu’il n’y a plus d’alternative.

C’est là que les expériences de la Chine, du Vietnam et de Cuba sont intéressantes pour nos luttes actuelles.

La Chine, c’est la plus grande réussite économique du monde, et même de l’histoire du monde. Nos ennemis disent : la Chine ? C’est du capitalisme ! Alors nous, nous devrions les croire, répéter cela et attribuer le succès chinois au capitalisme ? Mais ces éloges, le capitalisme ne les mérite pas ! En réalité, ce succès chinois est dû principalement, essentiellement, au socialisme. Aucune des réussites chinoises récentes n’aurait été possible sans une lutte acharnée contre le capitalisme, sans un contrôle strict des capitalistes, sans la révolution socialiste qui a commencé en 1949, qui a extirpé le peuple chinois de la misère et de la guerre, et qui lui a apporté le progrès social, l’éducation, la santé, les infrastructures publiques, l’indépendance, la dignité.

Restons donc modestes – mais pas soumis. Les Chinois disent qu’ils explorent une transition longue au socialisme. Cherchons à comprendre, apprenons, soyons respectueux à leur égard. Qu’il n’y ait pourtant pas ici de malentendu : la Chine est loin, très loin de l’idéal communiste. Beaucoup trop d’inégalités caractérisent sa société, beaucoup trop de défauts, à cette étape de la transition, qui est une étape initiale du socialisme. Mais ce qui est certain, c’est que le peuple chinois et ses dirigeants sont actuellement jetés dans la bataille de la transition socialiste. Comment cela se finira-t-il ? Nous n’en savons rien. Mais il est impossible de nier leur volonté. L’histoire n’est pas finie.

Imaginez un instant la France avec une propriété des sols et sous-sols collectivisée, la plupart des grandes entreprises industrielles sociétés d’État, toutes les infrastructures nationalisées, avec la monnaie- banque- finance contrôlée par l’État, contrôlé aussi le comportement des firmes transnationales étrangères sur le territoire national, plus la planification centrale et, au sommet du pouvoir, pour superviser cet État devenu surpuissant, un Parti communiste ! Imaginez-vous notre pays organisé de la sorte, c’est-à-dire comme l’est la Chine à l’heure présente. Dirait-on que c’est du capitalisme ? Vous plaisantez ! On dirait : c’est du socialisme. Et il y a fort à parier que nos ennemis capitalistes diraient même que c’est du communisme ! Disons plutôt que c’est une forme de socialisme de marché – avec des capitalistes, mais sous le strict contrôle du pouvoir politique d’un Parti communiste [2].

La Chine n’est certainement pas communiste, mais elle est en lutte avec le capitalisme pour tenter de le dominer. Il faut essayer de comprendre cela, de penser par nous-mêmes et, d’abord, de se libérer de l’idéologie dominante, de l’oppression des médias dominants, qui sont devenus chez nous le premier obstacle à la liberté d’expression.

Au Vietnam, c’est un petit peu la même chose qu’en Chine depuis le « Doi Moi », c’est-à-dire le « renouveau du socialisme », soit un processus d’économie de marché socialiste, commencé après les années très difficiles de l’après-guerre – après que l’armée des États-Unis a déversé sur le Vietnam trois fois plus de bombes que tous les belligérants qui se sont affrontés durant la Deuxième Guerre mondiale réunis [3]. Et encore tout récemment, la manière remarquable dont le Vietnam a su faire face à la pandémie de covid19 a été ici, en France, complètement passée sous silence, au prétexte que ce n’était pas possible, que les Vietnamiens mentiraient. Mais c’est notre gouvernement à nous, soumis à la finance et en guerre contre tout un peuple, qui nous ment, pas les Vietnamiens !

De ces trois expériences socialistes actuelles, c’est Cuba qui est la plus éloignée du capitalisme. C’est donc logiquement que ce soit contre Cuba que l’impérialisme s’acharne le plus – en lui imposant le blocus. Sans le socialisme, Cuba n’aurait jamais pu tenir après la chute de l’Union soviétique. Mais sans la résistance de Cuba, on ne parlerait plus aujourd’hui de socialisme en Amérique latine. Or, partout sur ce continent latino-américain, les peuples sont debout et luttent pour le socialisme. Regardez la Bolivie et la toute récente victoire de son peuple, magnifique ! On dira : c’est la pénurie à Cuba. Mais c’est le blocus impérialiste qui crée la pénurie à Cuba, pas le socialisme. Il y avait de tout à Cuba avant la chute de l’URSS. Maintenant, Cuba manque de beaucoup de choses, matériellement, mais certainement pas d’esprit de solidarité et d’égalité. Les Italiens le savent bien, tous les pays africains et presque tous ceux des pays du Sud le savent aussi, qui reçoivent depuis longtemps les soins des missions internationalistes cubaines. Cuba est absolument fondamentale pour nous parce que les Cubains prouvent qu’il est possible de résister [4].

Ce que nous apprennent ces trois pays, c’est donc :

- d’abord, qu’il faut résister, même si l’impérialisme impose un blocus, même si l’impérialisme veut rasé votre pays ;
- ensuite, qu’il y a une alternative, que cette alternative s’appelle le socialisme, que c’est aux Partis communistes d’assumer leurs responsabilités ;
- et enfin que le socialisme reste d’actualité, qu’il doit, qu’il peut même surpasser le système capitalisme, qu’il n’est pas synonyme d’inefficacité et de pénurie, mais bien de partage, et d’opulence même (ou disons une certaine opulence, tout juste comme le souhaitaient Marx ou Lénine).

Ce qu’il faut donc comprendre, c’est que le capitalisme est finissant, que le capitalisme agonise, qu’il va déchaîner une violence extraordinaire contre tous les peuples avant de disparaître, et que c’est le socialisme, société de la solidarité, qui marche avec l’histoire.

A part ces leçons très importantes, que pouvons-nous tirer, plus concrètement, de tout cela ? Les expériences socialistes cubaine, vietnamienne et chinoise sont évidemment inexportables. Elles sont de plus perfectibles, immensément perfectibles, dans tous les domaines. Mais elles nous intéressent parce qu’elles fusionnent trois dimensions clés :
1) la dimension d’émancipation sociale (anticapitaliste),
2) la dimension d’indépendance nationale (anti-impérialiste)
et 3) la dimension de l’humanisme égalitaire (antiraciste).

C’est l’articulation de ces trois dimensions qui définit leur transition socialiste respective, ou leur « projet communiste ». Et même si ces trois grandes révolutions, qui sont toujours debout à l’heure actuelle, qui tiennent, qui ont chacune des conditions historiques, socio-économiques et culturelles singulières – ce qui signifie qu’il faudra trouver, nous, en France, nos propres formes de lutte, renouvelées, adaptées pour être plus efficaces face aux nouveaux défis –, l’analyse des ressorts profonds de ces révolutions est, à ce qu’il me semble, très utile pour nous. Les trois sont donc, nous l’avons dit : 1. antiracistes ; 2. anti-impérialistes ; 3. anticapitalistes. Qu’est-ce que cela donne pour nous, chez nous ?

1. L’antiracisme, bien sûr, parce que combattre le racisme de l’extrême droite et du système est devenu une priorité absolue. Mais pas à la façon de la droite, qui monte les communautarismes les uns contre le autres ; ni comme le fait la « nouvelle droite » social-libérale du PS, antiraciste en paroles, mais dont les actions visent à neutraliser les luttes populaires, surtout dans les cités, dans les quartiers. Non, notre combat à nous contre le racisme n’est pas sociétal, il est politique, il est socio-économique. Et c’est d’ailleurs la même chose d’autres combats fondamentaux, liés comme le combat pour la démocratie, celui pour l’égalité homme-femme, ou celui pour la protection de l’environnement, qui sont à placer, aussi, au cœur de nos luttes communes pour le socialisme. À ce propos, l’Islam politique, comme tous les autres fascismes, ne veut pas du tout rompre avec le capitalisme ; au contraire, il est l’allié et le complice de l’impérialisme. Et ici encore, le choix du socialisme sera pour nous le plus sûr rempart contre tous les fascismes, y compris contre le fascisme de l’islamisme politique.

2. L’anti-impérialisme, ça veut dire non seulement mettre fin à la logique de guerres de l’OTAN sous hégémonie des États-Unis, mais aussi se libérer du joug européen. Je souhaite du courage à celles et ceux, au PCF, qui voudraient parler de socialisme tout en restant dans la zone euro. L’Union européenne a été construite précisément pour empêcher le socialisme, c’était même son but premier. Bon courage aussi à celles et ceux, à la CGT, qui voudraient rester attachés à la Confédération européenne des Syndicats, eurolâtre, social-libérale, entièrement soumise au capital. Vraiment bon courage à eux s’ils veulent réformer l’irréformable. En attendant Godot – cette Europe sociale qui n’arrivera jamais, pour la raison que le cadre européen tel qu’il existe l’interdit –, ce sont la droite et l’extrême-droite qui occupent le terrain de la contestation que nous avons, nous, décidé de déserter. Car le concept de souveraineté nationale est né de nos rangs (à Valmy). En fait, la censure du débat sur l’euro, aux directions du PCF et de la CGT, n’est pas seulement antidémocratique, elle est simplement suicidaire. Nous ne reconstruirons pas de perspective socialiste, ni même sociale, même modérément sociale, sans remise en cause radicale de l’euro.

3. L’anticapitalisme, ça signifie nécessité de rompre avec le système de domination du capital en bout de course, dépassé, devenu presque uniquement destructeur, meurtrier, criminel même. L’alternative anticapitaliste, c’est la transition socialiste. C’est la seule alternative raisonnable. Cela veut dire quoi, pour nous ? Cela veut dire, plus concrètement :

- des services publics forts, conçus comme conditions de la citoyenneté ;
- la planification, pour l’application d’une stratégie de développement, socialiste ;
- le contrôle de la monnaie, de la banque et des secteurs stratégiques de l’économie, ce qui implique donc des nationalisations, à repenser totalement par rapport aux expériences passées ;
- une propriété des ressources naturelles collective et l’urgence d’une protection de la nature ;
- des formes de propriété certes diverses, mais orientées vers la socialisation des forces productives ;
- une hausse très forte des revenus du travail, beaucoup plus rapide, avec un objectif de justice sociale, une optique égalitaire ;
- des relations extérieures garantissant l’échange gagnant-gagnant et fondées sur la paix ;
- et, bien sûr, une forme de démocratie politique élargie, non pas fictive comme aujourd’hui, mais authentique, largement participative, rendant possibles et concrétisant les choix collectifs stratégiques.

Alors ensemble, délégitimons le capitalisme qui promet l’abondance, mais généralise la pénurie (on voit ce que ça donne en pleine pandémie !). Décrédibilisons ce système capitaliste qui nous vend du bonheur en publicité, mais nous pousse dans la pire crise depuis 1945 ; qui sacralise la liberté individuelle, mais démantèle nos droits, détruit nos services publics, appauvrit de plus en plus d’êtres humains. Déboulonnons ce système archaïque qui parle de démocratie, mais impose la dictature de la finance. Camarades, on n’aménage pas une dictature, on la combat. L’ordre que nous impose le capital financier est, aujourd’hui, une dictature. Notre devoir immédiat à toutes et tous est de nous unir pour y mettre fin.

Rémy Herrera
Chercheur au CNRS
Coordonateur du Séminaire Marx au XXIème siècle

[1Lire le chapitre I de « En lutte ! Les résistances populaires en France de 1981 à nos jours », Rémy Herrera, Editions critiques, Paris.

[2Voir « La Chine est-elle capitaliste ? », Rémy Herrera et Zhiming Long, 2019, Editions Critiques, Paris.

[3Cf. le chapitre sur le Vietnam dans : « Imperialism and transition to socialism », 2020, Emerald, Londres et New York.

[4Cf. le premier chapitre de « Les avancées révolutionnaires en Amérique latine », Rémy Herrera, 2010, Parangon, Lyon.

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