Une déclaration de l’ambassadeur de Chine
La Chine combat le coronavirus sur fond de campagne médiatique raciste et anticommuniste !

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En plus de devoir lutter contre le risque d’une épidémie de coronavirus, la Chine doit faire face à une campagne de propagande, aux relents racistes et à la motivation anticommuniste. C’est ce que dénonce dans une prise de parole l’ambassadeur de Chine en France. Faisant d’ailleurs écho aux prises de parole de nos compatriotes d’origine asiatique, choqués par l’encouragement des paroles racistes lorsqu’un quotidien régional se croit malin de titrer “Alerte jaune”. Et le diplomate de rappeler les efforts faits par la Chine communiste pour endiguer l’épidémie, en comparaison de la catastrophe de la grippe A (H1N1) qui avait causé 280 000 morts.

Si l’épidémie continue de faire des nouveaux cas et des victimes (72 436 cas confirmés et 1868 morts selon le bilan des autorités de santé chinoises au 17 février 2020), la Chine a mis en œuvre des mesures exceptionnelles pour empêcher la propagation de l’épidémie. Avec notamment de spectaculaires, mais habituelles, mesures de quarantaine. Mais également la construction d’hôpitaux de plusieurs centaines de lits. En à peine 10 jours un hôpital vient d’être construit à Xi’an. 9 hôpitaux temporaires totalisant 6960 ont ainsi ouvert dans la région de Hubei, accueillant d’ores et déjà 5606 malades du coronavirus. Pékin a dépêché en urgence 25.000 personnels de santé pour renforcer les équipes médicales du Hubei.

Des mesures qui portent leurs fruits puisqu’en dehors de la province du Hubei, ces 14 derniers jours le nombre de nouveaux cas déclarés chaque jour est en diminution (79 cas le 17 février).

Si pour le moment la Chine n’a pas réellement pu compter sur l’aide des pays occidentaux capitalistes, tout juste préoccupés de rapatrier leurs ressortissants alors que Pékin s’activait pour mettre en place une quarantaine efficace, elle peut en revanche compter sur celle de Cuba socialiste qui comme toujours mobilise ses laboratoires de recherche de pointe pour apporter son appui. C’est un médicament d’origine cubaine qui est utilisé pour combattre le coronavirus en renforçant le système immunitaire des malades : l’Interferon Alfa 2B, un médicament antiviral développé par Cuba et déjà utilisée pour des infections virales provoquées notamment par le VIH, le papillomavirus ou encore dans certains cas de cancers et d’hépatites.

La dernière pandémie enregistrée par l’Organisation Mondiale de la Santé est la grippe H1N1 en 2009. Elle s’était déclarée au Mexique avant de se développer aux USA. Le gouvernement Obama avait attendu le 25 octobre 2009 pour déclarer une urgence nationale alors que les premiers cas étaient enregistrés le 24 avril 2009. Les USA ne mettront pas en œuvre de mesure de quarantaine ni de contrôle des déplacements. Cette maladie pour laquelle il existait un vaccin aura fait 12.000 morts, causé 265.000 hospitalisations et touché 59 millions d’Américains d’après le Centre pour le contrôle des maladies et la prévention (US CDC).

JBC pour www.initiative-communiste.fr


L’ambassadeur de Chine en France met les points sur les i contre le racisme et l’anticommunisme prenant prétexte de la crise du coronavirus

Ces derniers temps, l’Organisation Mondiale de la Santé, de nombreux Gouvernements ainsi que de nombreux experts étrangers ont largement salué et soutenu les efforts du Gouvernement et du peuple chinois dans leur lutte contre l’épidémie de Covid-19, dit l’Ambassadeur dans une déclaration du 14/02/2020.

Mais par ailleurs, nous avons également découvert des accusations gratuites et malveillantes. Certains se sont délectés avec un malin plaisir des insuffisances et des erreurs commises par les Autorités chinoises au début de l’épidémie, les imputant au « caractère totalitaire du régime chinois ». Très franchement, qui au monde, pourrait faire face à une épidémie d’une telle soudaineté et prétendre en venir à bout dans la décontraction ? Dans leur gestion de l’ouragan Katrina de 2005 et de l’épidémie de Grippe A de 2009, les Autorités américaines ont dû faire face à d’innombrables problèmes. Pourtant, personne n’a alors songé à les imputer à leur régime politique ou au Capitalisme.

D’autres blâment « l’absence totale et délibérée de transparence du Gouvernement chinois dans sa communication sur l’épidémie » alors que c’est exactement le contraire. La cellule de coordination interministérielle de notre Gouvernement tient des points de presse quotidiens et rapporte au peuple chinois comme à la communauté internationale, avec la plus grande transparence et la plus grande rigueur, les chiffres et l’évolution en temps réel de l’épidémie. Ces données portent sur tous les types de cas : infections confirmées, cas suspects, cas graves, guérisons, décès et personnes placées en quarantaine. Si on considère que tout cela est de la « rétention d’information », quid de l’attitude de l’administration américaine qui a attendu trois ans après la fin de l’épidémie de Grippe A pour reconnaître avoir sous-estimé sa gravité, et qui s’en est sortie par une pirouette en invoquant un « problème de statistique » ?

Lorsque le Gouvernement chinois enquête sur les défaillances de certains fonctionnaires, certains l’accusent encore de rechercher des « boucs- émissaires ». Oui, des enquêtes ont été diligentées dans plusieurs provinces chinoises sur les manquements de certains responsables dans la lutte contre le virus. Certains sont poursuivis et d’autres déjà révoqués. C’est l’illustration de la forte capacité du système socialiste chinois à corriger ses erreurs. Des forêts en Australie en 2019, qui donc, parmi les hommes politiques ou les responsables de ces pays, a été poursuivi ou limogé ? Rien de tout cela n’a troublé les vacances du président américain, ni celles du premier ministre australien.

Certains reprochent au Gouvernement chinois de « renforcer la censure ». Selon eux, la fermeture -dans le respect du droit- de comptes Wechat diffusant des rumeurs, revient à signer « l’arrêt de mort sociale » de leurs propriétaires. Je rappelle que sur Facebook, rien que sur les trois derniers trimestres de l’année dernière, 5,4 milliards de comptes ont été supprimés pour diffusion de rumeurs. Est-ce que cela signifie que Facebook a prononcé 5,4 milliards d’arrêts de mort ? Pourquoi le même phénomène est-il qualifié en Occident de « lutte contre les fake news » et d’« écrasement de la liberté d’expression » quand il se produit en Chine ?

La logique à l’œuvre, derrière ces absurdités, est en fait très simple : c’est le fameux « deux poids deux mesures » qui permet d’interdire aux Chinois ce que s’autorisent les Occidentaux. Certains problèmes, de nature technique en Occident, deviennent politiques dès qu’ils concernent la Chine. Rien d’étonnant à cela. Au fond, c’est l’« égocentrisme occidental » qui s’exprime. La Chine a mis quelques décennies pour accomplir le parcours de développement réalisé par l’Occident en quelques siècles. Sa classe moyenne est aujourd’hui plus nombreuse que l’ensemble de la population américaine. Certains ont du mal à accepter le fait qu’un pays appauvri et affaibli en un siècle ait pu émerger, sans emprunter le modèle occidental. Ça les dérange et ils ne le digèrent pas. Par conséquent, dès que la Chine fait face à des difficultés, on les voit bondir et s’ingénier à l’accabler davantage à coups de discours méphitiques. On a vu fleurir dans les médias des titres comme : « China Is the Real Sick Man of Asia », « Coronavirus Made in China », « Alerte jaune » et « Péril jaune », tous faisant l’amalgame entre l’épidémie, la Chine, le peuple chinois, voire la communauté asiatique toute entière. Si des Occidentaux étaient victimes de ce type de discours humiliant, ils les jugeraient contraires au droit et à la morale. S’ils visaient des Africains ou des Arabes, ils seraient considérés comme politiquement incorrects. Mais s’ils visent des Chinois, alors, c’est la « liberté d’expression ».

Chez certains médias, la critique-réflexe de tout ce qui est chinois confine à la paranoïa. Ces soi-disant sinologues, plongés dans leurs études de la Chine depuis des dizaines d’années sans finalement n’y rien comprendre, sont pathétiques. Ils ne s’intéressent qu’aux "problèmes" du pays, espérant y trouver les moindres prémices du fiasco chinois, au lieu d’essayer de réfléchir aux ressorts de son émergence rapide. Ainsi, ils continuent d’aller d’erreur en erreur. Ils s’attendent sans doute à ce que cette grande épidémie provoque l’effondrement de la Chine socialiste dirigée par le PCC. En se voilant la face, ces gens-là trompent leurs opinions publiques avec des fariboles auxquelles eux-mêmes ne croient pas, le tout au préjudice des nations et des peuples. Inutile de dire combien le Gouvernement et le parti communiste chinois sont vigilants face à la survenue de cette épidémie. Ils y ont réagi avec tout le sérieux qui s’imposait. Dans une éthique de responsabilité, tant vis-à-vis des Chinois que de la communauté internationale, les mesures de prévention et de contrôle les plus complètes et les plus strictes ont été prises, dont beaucoup bien plus draconiennes que les exigences du Règlement sanitaire international (RSI) et des recommandations de l’OMS. En décidant des mesures de contrôle strictes à Wuhan, ville de plus de 10 millions d’habitants et au Hubei, province de 59 millions d’habitants, nous avons consenti à d’énormes sacrifices. Certains disent que ces mesures « violent les droits de l’Homme ». Mais, pardon de vous le rappeler ! C’est vous qui bénéficiez des bienfaits de ces mesures ! Selon les chiffres de l’OMS, jusqu’au 10 février, on ne comptait que 319 cas confirmés et 1 seul décès hors de Chine. Alors qu’en 2009, après le déclenchement de l’épidémie de Grippe A aux États-Unis, le Gouvernement américain n’avait adopté aucune mesure stricte de contrôle et de prévention pendant 6 mois, de sorte que l’épidémie s’est propagée dans 214 pays et régions, infectant plus de 1,6 millions de personnes et causant plus de 280 000 morts. Sans l’immense sacrifice consenti par le peuple chinois, le tableau épidémiologique mondial serait bien différent. Nous n’attendons pas des médias occidentaux qu’ils nous encensent, mais simplement qu’ils nous traitent en égal et sans parti pris.

Commentaire de lecteur « La Chine combat le coronavirus sur fond de campagne médiatique raciste et anticommuniste ! »

Jean Jullien

Le tout premier cas daterait du 1er décembre 2019. Il n’est décelé que le 8 décembre et présente les mêmes symptômes qu’une grippe banale. La dernière semaine de décembre 2019, d’autres patients commencent à être admis, eux aussi avec des symptômes grippaux. Le 27 décembre 2019, l’hôpital avertit le CDC du district. Les autorités locales et provinciales sont averties le 28 décembre. Dès le 29 décembre, une enquête est lancée pour connaître la nature de l’épidémie. Les personnes ayant pu être en contact avec les patients sont mises en quarantaine. Il n’y a à ce moment que 7 cas recensés de pneumonie, et il n’y a pas encore de cas avérés de transmissions humain à humain. Le 30 décembre, les autorités nationales sont averties. C’est à ce même moment que le Dr. Li publie son message sur un groupe de discussion. Il n’est pas seul à prévenir les autorités.

Signalons qu’il n’est ni un « lanceur d’alerte » ni un « opposant ». Membre du PCC lui-même, il est atterré de voir que son message se répand sur les réseaux sociaux comme une traînée de poudre, pouvant semer la panique. Le 31 décembre, l’OMS est avertie et la télévision publique chinoise informe de l’enquête en cours. Le 1er janvier 2020, le marché à la source de l’épidémie est fermé et les enquêteurs lancent des analyses sur les animaux vendus. Le premier décès lié à l’épidémie n’est enregistré qu’au 10 janvier 2020. Ce n’est qu’une fois que la transmission entre humain du virus est confirmée que la mise en quarantaine des villes s’organise.

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