Hier à Marseille, l’enjeu du débat des communistes et cette foule en colère, et la haine de la bourgeoisie

, par  Danielle Bleitrach , popularité : 2%

Ce parti communiste est le votre, vous avez le droit de savoir nos enjeux, ce qui nous agite prouve à quel point nous sommes encore et toujours différents des autres, une chance pour tous…

Hier soir, j’ai participé à la manif à Marseille, j’ai pu voir la colère, en particulier des jeunes, mais aussi des urbanistes, architectes que je connais et qui disent leur refus d’être la caution d’un système mafieux et criminel. présence des communistes, de la jeunesse communiste en particulier…Les banderoles dénoncent le temps des assassins… Nous nous asseyons à proximité de la mairie pour boire une bière, nous sommes aux premières loges pour voir le déchaînement de la violence, des policiers qui envoient des gaz lacrymogène, ne craignent pas de pousser la foule alors que nous sommes proches des quais. L’amie qui est avec nous reçoit un espèce de coktail molotov du caoutchouc compressé, nous quittons les terrasses pour nous réfugier dans la salle… Entre ça et ce qui se prépare pour le 17 novembre, je pense à l’interview de Fabien Roussel dans l’Humanité d’aujourd’hui : une espèce de course de vitesse est engagée soit le parti est capable de rassembler parce qu’il a les idées claires , est uni dans une stratégie cohérente, organisée vers quelques grandes priorités, soit c’est le fascisme… J’espère que la conférence fédérale saura raison garder…

tandis que la manifestation devenait violente. Nous étions avec une amie gaulliste, qui affirmait sa prévention contre les communistes, se demandait ce qui se passait exactement dans le parti. Malgré les protestations de l’amie communiste, je lui ai dis exactement les enjeux dans le parti, les résistances, les manoeuvres, mais aussi le désintéressement, l’engagement des communistes, leur présence partout comme nul autre parti.

L’amie communiste protestait de plus en plus faiblement parce que je disais à la gaulliste : « cette affaire te concerne autant que nous, parce que ce qui se joue c’est soit d’organiser la bataille contre des criminels, soit les laisser organiser le fascisme… Alors ce parti qui est en train de naître, c’est le notre mais c’est aussi le tien et tu as le droit de savoir, de connaitre la nature des débats, nous ne sommes pas parfaits… Loin de là et il faut être lucides, ne pas gober tout ce que « le chef » veut nous faire avaler en jouant sur notre « légitimisme ». Oui nous sommes légitimistes, je suis légitimiste, c’est-à-dire que je revendique ma part de responsabilité, de souveraineté dans les orientations, les choix y compris quand ils sont erronés.

Nous sommes responsables, nous rêvons d’un monde nouveau en nous attaquant à la merde de l’ancien. Comme l’a dit Fabien Roussel, nous avons la tête dans les étoiles mais les pieds dans la glaise. Tout ce qu’a été ta vie à été déterminé par nos combats, ce que nous avons réussi à créer à la résitance, notre affaiblissement a été ton affaiblissement. Donc ce parti est le nôtre mais il est le tien, tu as le droit de savoir ce que nous tentons parce qu’il faudra bien que tu t’engages et tu seras contente de le faire avec des gens capable de s’organiser de manière désintéressée, sur tes bases à toi et pas les leurs… . Et je le pensais pleinement….

L’amie communiste a alors osé, elle qui avait voté pour la base 1 et qui n’aurait jamais envisagé voter pour autre chose, disait ce qui s’est passé à ce congrès a été vraiment extraordinaire, pour la première fois nous avons pu parler, dire ce que nous taisions depuis tant de temps et qui nous faisait mal…

Comme l’a dit Fabien Roussel, le manifeste a été un cri, il faut avancer dans l’action, choisir des priorités, les mettre en oeuvre avec des équipes pleinement engagées dans cette ré-orientation difficile, mais que l’on ne peut pas éluder… est-ce qu’on veut nous étouffer en prétendant asphyxier ce cri, nous le faire rentrer dans la gorge ? pourquoi et au service de qui ?

Oui ai-je repris et la preuve par moment a été faite que nous pouvions penser ensemble pour agir… Alors on avance ou on détruit le parti, on scinde le « groupuscule » en deux, trois quatre groupuscules ?

Voir en ligne : sur le blog histoire et société

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