A la droite du PCF s’exprime une radicalité de surface pour une stratégie sans rupture

, par  Yan

Le 8 mai à 19:24, par Yan En réponse à : A la droite du PCF s’exprime une radicalité de surface pour une stratégie sans rupture

Le Parti est resté trop longtemps prisonnier du corset de l’union des « gauches » .
1981 et la victoire de Mitterrand aux présidentielles a fait croire qu’il y avait possibilité d’aller vers le Socialisme uniquement par le biais de cette élection, pièce maîtresse de la Constitution. Cela a duré assez longtemps pour endormir de nombreux Camarades.

Le « Huisme » n’est pas tombé du ciel car il a correspondu à un renoncement à la lutte pour le socialisme, et produit pour beaucoup une course individualiste à la notoriété avec un besoin profond chez beaucoup d’élus de « crédibilité » aux yeux de nos adversaires de classe, relayés par L’Humanité qui trouve encore le moyen de préciser qu’elle n’a plus de lien direct avec le PCF. Le Parti déjà affaibli a aussi perdu ce lien concret et permanent des militants avec le monde du travail ses lieux de travail et ses lieux de vie
Nous avons connu certes quelques courts répits épisodiques dans cette mutation radicale vers la « culture » anglo-saxonne du capitalisme financier mondialisé
Le réveil a été brutal : le mouvement des Gilets Jaunes, des travailleurs les plus pauvres, les plus exploités, confus et isolé, facilement écrasé par une féroce répression, a été un sérieux avertissement. Nous sommes tous concernés à commencer par nos enfants, par la Précarité du travail et de l’existence dans une société capitaliste.
La victoire de Mitterrand en 1981, me rappelle qu’il est inutile de croire qu’une victoire à l’élection présidentielle d’un quelconque sauveur suprême de la Gauche, sachant que dans la France de la V ième République le vainqueur doit nécessairement « passer » avec le consentement d’une partie de la Droite.
Cet illusoire vainqueur ne pourra plus parler de ’socialisme" comme MItterrand l’avait fait avant de le jeter à la Poubelle à peine un an après.
C’est aussi la raison pour laquelle le PCF n’a aucune raison et l’expérience le prouve, de soutenir au premier
tour un ancien ou un apprenti « sauveur suprême » et de participer à une quelconque primaire.
Ce n’est pas par les élections que nous arracherons la Sécurité Sociale à 100% avec sa désétatisation et le Pouvoir aux mains des assurés sociaux.
Pour parler de Socialisme, lutter contre la fatalité engendrée par le Réformisme, nous avons besoin du premier tour des Présidentielles.

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