Le mouvement de lutte pour le rejet de la casse des retraites peut et doit continuer

, par  communistes , popularité : 2%

Ce mouvement est porteur de rassemblements forts de toute la population. Jeunes, seniors, retraités, salariés, précaires, sans emploi, de l’ouvrier au cadre tous se retrouvent dans la rue, dans les luttes, pour exiger le maintien de l’âge de la retraite à 60 ans et 55 ans pour les travaux pénibles et les femmes.

Le patronat, la droite, Sarkozy, ont perdu la bataille des idées. Ils voulaient faire de
cette réforme une évidence, c’était « la » réforme du quinquennat de Sarkozy. Il n’y
avait plus assez d’argent pour nos retraites.


La mobilisation a démontré que cela ne passait pas, que malgré le battage médiatique sur le coté inéluctable de
la réforme, plus de 70% de la population la rejetait.

Parce que oui de l’argent il y en a, des richesses il y en a, pour pérenniser et améliorer notre système de retraite.
Avec cette réforme, ce refus à entendre la population, ce pouvoir est apparu pleinement pour ce qu’il est, à la
solde des plus riches, du patronat, du capitalisme.
Cette réforme c’est celle du MEDEF, celle de l’Union Européenne et elle n’est pas faite pour le peuple, mais
pour alimenter les caisses des banques, des marchés financiers, au travers notamment d’une tentative de
passage en force de la retraite par capitalisation. Elle est faite pour accentuer la précarité touchant les jeunes et
les seniors.

Si le patronat, la droite, ont perdu la bataille des idées, nous n’avons pas encore gagné le rapport de force
nécessaire. La bonne opinion majoritaire ne peut suffire à faire céder le patronat, et le pouvoir est prêt à toutes
les provocations et manipulations pour occulter la question sociale de la vie politique. Il nous reste à donc à
construire une mobilisation beaucoup plus forte pour gagner le retrait de cette loi, sa non promulgation.

Pour cela, des formes diversifiées de mobilisation sont possibles, depuis les opérations de blocage et de grève
jusqu’aux manifestations publiques. Mais un critère doit guider toutes les initiatives, éviter l’isolement que le
pouvoir s’empresserait de récupérer, rechercher partout la mobilisation la plus large à partir des lieux de travail
et des quartiers, là ou le mouvement populaire peut progresser en organisation et en autonomie.

Les luttes actuelles s’inscrivent dans un processus qui, ces dernières années, a vu une multitude de salariés, de
catégories professionnelles, de professions, contester le pouvoir, ses décisions. Elles s’inscrivent dans les luttes
pour l’emploi, le pouvoir d’achat. Elles expriment l’exigence d’une grande partie de la population, de décisions
politiques prises pour répondre à leurs besoins, leurs aspirations.
Elles sont une pierre de plus dans la construction d’une résistance populaire. Et ceux qui attendent 2012 en
espérant en bénéficier se trompent d’engagement.

Dernièrement, le 20 octobre, les députés européens socialistes comme les écologistes Joly et Cohn-Bendit, ont
adopté un rapport sur la crise économique, qui, sur les retraites considère que « le financement des pensions ne
peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant
des régimes de retraite publics, professionnels et privés ». Ce n’est ni plus ni moins que la fin de la retraite par
répartition et le soutien à la politique de Sarkozy que nous proposent les socialistes et les verts en votant ce
rapport.

Nous avons l’expérience. Dans le passé, aucun gouvernement de gauche n’est revenu sur une loi concoctée et
votée par un pouvoir de droite. Nous ne baisserons pas la garde sociale. Au contraire, cherchons à renforcer et
élargir la mobilisation et les capacités d’organisation.
Aujourd’hui comme demain continuons la lutte, organisons-nous !

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  • (2002) Lenin (requiem), texte de B. Brecht, musique de H. Eisler

    Un film
    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

  • (2009) Déclaration de Malakoff

    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

  • (2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !

    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
    ... lire la suite

  • (2016) 37eme congrès du PCF

    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).