Le PS et l’IHS-CGT censurent Annie Lacroix-Riz et Michel Etiévent A propos de la sécurité sociale et d’Ambroise Croizat

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Le 26 septembre 2013, la mairie de Paris avec l’IHS CGT (l’Institut d’Histoire Sociale) organisait un colloque en mémoire d’Ambroise Croizat. Alors que le PS travaille méticuleusement à la casse de la sécurité sociale (cette politique ne date toutefois pas d’aujourd’hui : rappelons-nous entre autres la CSG de Rocard, la réforme hospitalière de 1991, etc...), les deux principaux auteurs ayant travaillé sur le personnage d’Ambroise Croizat, son histoire et son action en tant que ministre des travailleurs, en ont été systématiquement écartés. Le plus scandaleux, c’est que l’IHS CGT a prêté son concours à cette odieuse manigance. Nous publions ci-dessous les réactions des protagonistes ainsi que quelques-uns de leurs nombreux soutiens (Michel Etiévent nous fait part de la réception de plus de 8.000 messages à ce jour).

PB


Message de Michel Etiévent :

Alors que je travaille sur Ambroise Croizat depuis 30 ans (auteur des 2 seules biographies existantes sur le personnage, 219 conférences sur son œuvre et sa modernité en France en 2 ans pour la CGT, le PCF, les associations, les municipalités, les lycées, le front de gauche…, nombre incalculables d’articles dans les journaux dont l’Humanité, trois émissions sur France Inter (Là-bas si j’y suis avec Daniel Mermet et François Ruffin), plusieurs sur FR3, un film "De mémoires d’ouvriers" de Gilles Perret (5.000 entrées), bataille pour faire entrer Ambroise Croizat dans le dictionnaire Robert, pour le faire entrer dans le Larousse, dans les livres scolaires (depuis la rentrée 2013), sur les places, dans les noms de rues, sur les stèles…), je viens d’apprendre avec colère et étonnement que je ne figurais pas parmi les intervenants du colloque Croizat organisé par la Mairie socialiste de Paris en partenariat avec l’IHS CGT et le Comité "d’honneur" Ambroise Croizat.

Ne faut-il pas rechercher les motifs de cette éviction comme me le suggèrent de nombreux camarades atterrés par cet ostracisme et le choix des universitaires présents pour parler du ministre des travailleurs (le mot rappelle quelque chose aux communistes), dans la crainte des organisateurs de ma liberté de ton qui, ils le savent, me conduirait entre autres à m’interroger ouvertement et publiquement à la tribune de la mairie de Paris sur la politique sociale du gouvernement socialiste qui va à l’encontre de celle qui a porté et animé toute la vie et le combat d’Ambroise Croizat. La casse de la Sécu et de l’œuvre du "ministre des travailleurs" continue et le gouvernement actuel (socialiste et ses ascendants) n’ont cessé de le faire. Ils se sont opposé dès le début à la sécurité sociale et à Croizat, ont refusé de voter le statut de la fonction publique, la nationalisation d’EDF-GDF ; ils ont continué avec la CSG de Rocard, les décrets de déremboursements et de casse hospitalière de Georgina Dufoix en passant aujourd’hui par l’ANI, la dégradation permanente de la protection sociale instauré par le CNR, la casse des retraites, la mort de l’hôpital public.

Il est certain que les universitaires choisis pour parler de Croizat ce jour-là ne risqueront pas de poser ces questions. La plupart affidés au PS vont tout bonnement se contenter de reprendre et redire mon travail en l’épurant, bien sûr. J’en connais certains, l’un (CNRS) ne connaissait pas l’œuvre de Croizat avant que dans un travail collectif je le lui apprenne. L’autre sorti d’on ne sait où l’an dernier, reprend et se sert régulièrement de mon travail et rien d’autres. Tous viennent bizarrement d’apparaître (sans jamais avoir travaillé sérieusement sur Ambroise Croizat. Aucun n’a fait paraître de travaux sur le personnage) alors que nous ne les avions jamais entendus, alors qu’il n’ont jamais à aucun instant participé aux luttes que nous avons menées depuis des années pour la reconnaissance d’Ambroise Croizat.

Amitiés

Michel Etiévent


Autre message de Michel Etiévent

Dans une lettre adressée à tous (sauf à moi, évidemment...), l’IHS CGT tente confusément (et en des termes qui révoltent des centaines de copains), d’expliquer mon éviction en rajoutant au scandale de mon exclusion et de celles des communistes, un mensonge...

Contrairement à ce qui est dit dans cette lettre, non ! je n’ai jamais reçu aucune explication, je n’ai jamais été averti préalablement pour préparer le colloque, on ne m’a jamais téléphoné ou écrit pour la préparation de la journée, je n’ai jamais été associé à la conception du colloque par les trois organisateurs ! J’ai juste appris brutalement mon absence comme tout le monde, sans autre forme d’explication. Mais ce n’est pas la première fois que cette éviction est tentée, sans compter tous les rétentions d’information, le silence de mes actions, de mon travail, de mes multiples conférences, émissions de radio, de télé, de films sur Croizat, travaux pour faire entrer Ambroise dans tous les livres scolaires comme je viens de le faire en septembre 2013. Il est dommage que des petits égoïsmes personnels viennent ainsi gâcher tout ce beau travail de réhabilitation de Croizat effectué depuis 20 ans par des milliers de militants de base.

Mais Je croyais ce genre de pratique disparue… Ce soir mardi, 5.000 mails de soutien, prises de paroles révoltées me sont parvenues. Je remercie tous ceux qui ont ainsi conservé le gout de la dignité que nous a enseigné Ambroise Croizat.

Michel Etiévent


Lettre d’Annie Lacroix-Riz suite à nos deux évictions politiques du colloque Croizat

Lettre d’Annie Lacroix-Riz, spécialiste de l’histoire du mouvement ouvrier, ulcérée par notre éviction politique (la sienne et la mienne) du colloque "Croizat" organisé par la mairie de Paris, du comité "d’honneur" Ambroise Croizat, l’IHSCGT National, au profit d’universitaires découvrant soudainement Croizat et peu enclins à poser les vraies questions de la casse quotidienne de son œuvre... (je ne savais malheureusement pas qu’Annie avait elle aussi été évincée. Si je l’avais su, je l’aurais évidemment, comme mes nombreux amis choqués, fortement associée à toutes mes protestations.


« J’ai signalé le 14 septembre cette éviction particulièrement choquante à Catherine Vieu-Charier, avec laquelle j’ai participé, ce jour-là, à un débat sur le CNR à la fête de l’Huma – je lui ai également précisé que j’étais étonnée de ne pas avoir été invitée, alors que j’avais largement traité d’Ambroise Croizat, en tant que ministre du Travail – précisément le sujet dudit colloque –, et de sa politique des salaires dans ma thèse d’État [« CGT et revendications ouvrières face à l’État, de la Libération aux débuts du Plan Marshall (septembre 1944-décembre 1947). Deux stratégies de la Reconstruction », 4 vol. (2 de texte : 1215 p., 2 de notes : 978 p. + table des matières, index et errata), Paris I, 7 novembre 1981], dans un ouvrage tiré de cette thèse, La CGT de la Libération à la scission (1944-1947), Paris, Éditions Sociales, 1983, 400 p., et dans plusieurs articles universitaires, parmi lesquels le suivant : « Un ministre communiste face au problème des salaires : l’action d’Ambroise Croizat de novembre 1945 à mai 1947 », Le mouvement social, avril-juin 1983, p. 3-44). Certes, ce sont des travaux anciens, mais dont l’étai archivistique demeure solide. Il ne fait aucun doute que Michel (Etiévent) et moi-même avons consacré autant ou plus de volume de nos travaux (avec consultation des archives correspondantes) que les universitaires qui ont pratiqué cet ostracisme. Mais il n’est pas besoin de mettre des guillemets à « universitaires » : ce sont en effet des universitaires de plein exercice, œuvrant dans un contexte de droitisation et d’exclusion fatals à la curiosité historique et à l’histoire dite critique, atmosphère régnant de longue date (voir mon ouvrage L’histoire contemporaine toujours sous influence).

Catherine a invoqué la maîtrise du choix des participants par le « comité scientifique » du colloque – constitué de mes collègues universitaires qui, m’ayant évincée de tout, n’avaient aucune raison de changer d’attitude. À ce sujet, je suis d’ailleurs surprise que Michel, certes légitimement ulcéré par sa mise à l’écart, n’ait pas pensé à m’associer dans la protestation, alors que j’ai immédiatement réagi à son éviction. Je transmets le présent courriel à la JC de Paris, organisatrice du débat évoqué ci-dessus, à Catherine et à son cabinet à la mairie de Paris (son directeur de cabinet était présent au débat de la JC), ainsi qu’à Élyane Bressol, présidente de l’IHS de la CGT, qui a sans doute, comme annoncé, ouvert le colloque tenu jeudi dernier 26 septembre. Je le communique également à mes collègues Michel Margairaz et Michel Dreyfus, qui ont contribué à ce colloque sur « l’action » d’Ambroise Croizat, « négligée par la recherche historique » (les thèses d’État étant désormais exclues de la catégorie ?) et dont j’ai, à cette occasion, appris qu’ils étaient devenus "spécialistes" d’« Ambroise Croizat, ministre du Travail ».

Amitiés (à tous),

Annie Lacroix-Riz


Démission de Michel Etiévent du comité d’honneur Ambroise Croizat

Chers amis et camarades, veuillez trouvez ci dessous copie du courrier que j’ai envoyé ce jour au Comité d’honneur Ambroise Croizat et à son animateur Monsieur Lamirand.

Michel Etiévent


Aux Membres du Comité d’honneur Ambroise Croizat

Objet : Démission du comité d’honneur Ambroise Croizat

Le 29 septembre 2013

Monsieur l’animateur du Comité, Madame, Monsieur,

Puisque vous n’avez pas jugé mon travail suffisamment important, intéressant et « rigoureux » pour m’intégrer dans les conférenciers du colloque Croizat organisé par la mairie de Paris, L’IHS, le comité d’honneur, (j’ai découvert mon éviction sur le carton d’invitation, sans n’avoir jamais été préalablement consulté ou contacté ou tout simplement averti avant le choix des intervenants), je ne vois pas quel sens vous pouvez désormais donner à ma présence au sein du comité d’honneur « Ambroise Croizat ». Veuillez donc recevoir ma démission. Je vous demande en conséquence de retirer immédiatement mon nom de la liste des membres du comité d’honneur Ambroise Croizat.

Vous ne pouvez ignorer que depuis plus de 20 ans, j’œuvre sans cesse pour la reconnaissance d’Ambroise Croizat, le syndicaliste, le ministre, le communiste, l’homme et surtout ce qui semble le plus gêner : l’actualité brûlante et la modernité de son message et de son œuvre (le rappel constant de cette dérangeante actualité au fil de mes conférences est sans doute ce que l’IHS dans une lettre embarrassée et confuse adressée à tous sauf à moi, qualifie « d’instrumentalisation »…).

Je ne rappellerai pas les nombreuses conférences (217 en 2 ans aux quatre coins de France pour la CGT, le PCF, le Front de gauche et bien d’autres associations, mairies, collèges, écoles, lycées, universités…), inaugurations de rue, de places, de lycées, l’entrée d’Ambroise dans le dictionnaire Le Robert, des émissions de Radio (3 émissions sur France inter à 600.000 auditeurs chacune), dans des films documentaires (dont Mémoires d’ouvriers de Gilles Perret), de multiples interviews à la télévision, l’entrée dans tous les livres scolaires de terminale, économie, sciences, techniques et sociales. J’ose également vous rappelez que je suis l’unique biographe (2 ouvrages à 20.000 exemplaires) que vous avez en d’autres temps fortement encensés. Je peux, je crois sans prétention aucune estimer que mon travail n’est pas étranger à toutes les avancées qui ont permis de donner à Ambroise Croizat la place qu’il occupe enfin aujourd’hui dans l’histoire sociale et l’histoire tout court.

Je ne peux et ceci semble encore plus important aux yeux de milliers de camarades qui m’ont apporté leur soutien par 6.000 messages d’indignation et de colère, cautionner la dénaturation et l’étouffement de la modernité sociale et révolutionnaire du message d’Ambroise à l’heure de la casse sociale de tous ses conquis. Et ceci par le recours à des universitaires intitulés soudainement « experts » ou « spécialistes » pour l’occasion et qui aux dires de nombreux camarades et chercheurs ont gardé un étrange silence jusqu’à aujourd’hui sur son éviction de l’enseignement, des recherches, et ne l’ont évidemment jamais mis en avant dans leur cours, leurs ouvrages (Aucun n’a publié de livres sur le sujet ! Dans mes longues années de recherches, je n’ai jamais croisé leurs noms ou leurs travaux. L’un d’eux ne savait pas quelle était l’œuvre d’Ambroise Croizat avant que je le lui apprenne lors d’un travail collectif…).

Je ne peux cautionner cette entreprise qui consiste à enfermer l’œuvre du ministre des travailleurs dans un discours purement consensuel, nostalgique et événementiel (se contentant d’usurper mon travail en le dénaturant), se gardant bien de poser les vraies questions essentielles aujourd’hui pour de nombreux militants. Cette volonté d’anesthésier l’œuvre d’Ambroise va de pair avec une minimisation constante de mon travail (pour ne citer que les dissimulations et rétentions d’information sur mes conférences par exemple, mes multiples interventions ou mon dernier ouvrage au centre de l’œuvre de Croizat intitulée « La sécurité sociale, une grande conquête de la dignité »…) par son animateur Monsieur Lamirand et ceci malgré mes rappels répétés par mails jamais suivis d’effet et que l’animateur s’est bien gardé de communiquer aux membres du comité.

Vous dire combien cette éviction à la croisée « d’ego » personnel et de calculs politiques m’a profondément blessé. Je n’ai pas le même sens de l’honneur et de la fraternité. Pour l’heure je poursuis et avec quel bonheur mes conférences sur le terrain avec militants, camarades et bien d’autres, conscients de l’importance du message fortement actuel d’Ambroise Croizat qui nous a donné le goût de la dignité (19 conférences avant fin décembre : CGT, PCF, Front de gauche, dans le calendrier que j’ai envoyé à tous).

Salutations

Michel Etiévent

Copies envoyées à tous mes soutiens, aux UD CGT, UL CGT, fédérations du PCF…


Réaction d’Annie Lacroix-Riz

« Merci de m’avoir mise en copie de la communication de ta lettre de démission à tes correspondants habituels.

Je profite de l’occasion pour faire connaître à ces derniers :

1° ma réaction à un courrier du 28 septembre de Lucien Pons, légitimement indigné de ta mise à l’écart du colloque parisien sur Ambroise Croizat, réaction communiquée à plusieurs des organisateurs et participants dudit colloque ;

2° notre récent échange à ce sujet, datant du 28 septembre aussi.

Ceci me fournit l’occasion de préciser à tes correspondants que l’ostracisme ne dépend pas seulement du statut des intervenants, universitaire ou pas ; il sanctionne avant tout leur conception de l’histoire : l’histoire en général, les commémorations officielles à fortiori, doivent pour obtenir publicité se borner à « un discours purement consensuel, nostalgique et événementiel » ‑ et j’oublie la « repentance » et autres concepts en vogue –, bref, penser et écrire conformément à la doxa. C’est dire l’urgence de la réappropriation de l’histoire scientifique par le courant progressiste, syndical et politique. »

Amitiés

Annie Lacroix-Riz


Dessous, un échantillon des centaines de mails de soutien reçus par Michel Etiévent :

- Lettre à l’IHS CGT :

« Syndiquée CGT et militante depuis de nombreuses années, je souhaite vous faire part de mon étonnement et de mon mécontentement quant à votre choix INCOMPRÉHENSIBLE d’écarter Michel Etiévent de la tribune du colloque Ambroise CROIZAT de la mairie de Paris... Je viens par ailleurs d’apprendre qu’aucune représentation du PCF n’est prévue... (Ambroise CROIZAT était communiste, ne l’oublions pas)... Il est incontestable que les choix politiques ont primé sur l’importance du colloque... C’est lamentable ! Il me semblait pourtant qu’à la CGT nous étions un syndicat et pas un parti politique...! (Quel qu’il soit d’ailleurs) ! Nous le reprochons suffisament (à juste titre aux pseudo autres syndicats)... Michel Etiévent est le seul et véritable spécialiste d’Ambroise CROIZAT, je trouve votre conduite inhumaine, injuste et inqualifiable... Alors c’est donc ça la CGT... un syndicat prêt à baisser son slip et à pratiquer la langue de bois... Bravo, quel bel exemple ! J’ai honte, honte pour vous, c’est vraiment minable ! »

Hélène Bonnet, syndiquée et militante amèrement déçue

- « Des questions de fonds se posent, au delà des évictions de Michel et des communistes, qui ne sont à mon avis que la face visible de l’iceberg business, complémentaire santé, prévoyance et retraite... Vous voulez que l’on cause Matmut, Macif, AG2R La Mondiale, Maif, Groupe APICIL, Groupe Malakoff-Médéric HUMANIS, Mutuelles FMF et FMNF, Groupe Reunica... ça va faire du buzz tout ça... !

Michel Katcha, commission santé du PCF

- « Je viens de recevoir une lettre de l’IHS CGT tentant d’expliquer en des termes confus l’éviction inexcusable de Michel Etiévent. Voilà une deuxième honte rajoutée a celle de son éviction. Ce genre de choses est indigne de mon syndicat et je vais très vite partager tout cela avec les copains. Je ne tolère pas l’humiliation ni le mensonge... C’est scandaleux. En espérant que la confédération interviendra fortement pour condamner ceux qui s’abaissent à mentir ou à exclure et qui nuisent à notre mouvement ouvrier ».

Charles CGT.

- « Et je t’apporte tout mon soutien Michel... en plus des félicitations que tu mérites amplement pour tout ce travail que tu fais afin d’entretenir la mémoire collective ».

Y. Perez.

- Bravo Michel, on est TOUS de tout cœur avec toi...!!!

Brigitte Pascall, militante CGT.

- « Humain, érudit et légitime... Michel Etiévent continue ton combat d’éducation populaire sur l’œuvre de Croizat sans désemparer : les bureaucraties syndicales ne résisteront pas à la déferlante du printemps : Qu’ils s’en aillent tous, on ne lâche rien et bravo !!! »

Intercapa Solidarité.

- « Nous sommes tous bafoués par cette gauche qui jette à terre les plus fragiles. Et les classes dites moyennes font déjà partie du voyage vers la survie, car il s’agit bien de cela sans dramatiser. Mène ton combat "Michel l’historien", on te suivra »

Bigoni Michel, militant de base (Ain).

- « Ne laissons pas vider de sa substance révolutionnaire le message et l’œuvre de Croizat. Continue, Michel… bravo ! ».

Jean-Marie Langoureau.

- "J’ai posé des questions aux camarades du PCF parisiens, et je ne lâcherai pas cette affaire... Je ne me rendrai pas à ce colloque comme je l’avais prévu. Finalement, ça tombe bien, j’ai aussi des impératifs de terrain à assurer... Bon courage dans la démultiplication de l’histoire sociale d’Ambroise Croizat...

Christophe Lenouvelle, CGT PCF Paris.

- "Salut Michel, venant des serviteurs zélés du grand capital (c’est comme cela que je définis la plupart des responsables de la CFDT) cela ne m’étonne pas. Je serai très certainement à Agen le 23 octobre pour ta conférence et nous pourrons nous rencontrer".

Amitiés.

Michel Etcheverry, PCF Tarnos.

- A l’IHS

"Cher Camarade,

Je n’ai rien compris à ton communiqué envoyé en réponse a mon indignation. Mais que signifie « L’IHS a le souci d’apporter du nouveau et vise à la rigueur évitant toute instrumentalisation » ? Je suis très peiné de lire une telle phrase écrite de la main d’un camarade de la CGT, car les mots que tu utilises sont les mêmes qu’emploient les ennemis des militants CGT, tous les jours dans les « boîtes ». Mais que se passe-t-il à notre Conf ? J’ai honte… Michel Etiévent sera à la rencontre des militants la semaine prochaine à Cruas (Ardèche), Audincourt (Doubs). Il était à Bourges et Nevers la semaine dernière… D’autres, inconnus des militants et éloignés des fondamentaux de la CGT, seront à Paris ce jeudi 26 septembre…

Encore fraternellement.

Boualem Bouakkaz, militant CGT Pôle emploi Centre et UL de Bourges.

- Lettre a l’IHS

Bonjour,

Je suis révoltée par votre comportement à propos du colloque du 26 Septembre 2013. Comment essayer de justifier l’injustifiable avec des phrases oiseuses ? Que veut dire "le souci d’apporter du nouveau et vise à la rigueur évitant toute instrumentalisation" ???

Serait-ce à dire que notre Camarade Michel Etiévent n’a rien de nouveau à apporter ? Il est le spécialiste incontesté d’Ambroise Croizat, et en ce qui concerne le programme du Conseil National de la Résistance et l’action d’Ambroise Croizat comme Ministre communiste du Travail, il s’agit d’HISTOIRE et non pas de novation, à moins que l’IHS CGT ne soit devenu révisionniste.

Si j’avais encore habité la Région Parisienne, je serais venue au colloque pour demander des comptes ! J’ai commencé la vie active à 17 ans en septembre 1961, en octobre j’avais ma première carte syndicale. Oui je suis des années 40. Nos parents ont lutté en 1936, pendant la Résistance, mon père a été déporté cinq jours avant la Libération de Paris et n’est pas revenu. Ses copains de travail de la Ville de Paris (où il était employé au Canal Saint-Martin) ont pendant plusieurs mois, quand nous étions sans nouvelles, remis à ma mère l’équivalent de son salaire, résultat de collectes complétées par le syndicat CGT. J’ai passé trois années de mon enfance à l’Avenir Social, c’est dire si je suis attachée à la CGT, mais là, TROP C’EST TROP ! Le colloque aura lieu demain, sans Michel Etiévent, et je déplore que vous ayez mis le drapeau du syndicat dans la poche pour ne pas déplaire, c’est SCANDALEUX !

Mireille Roberty, 16B Rue Léon Dalloz, Le Marboré 65000 Tarbes

- « L’IHS national, une bagatelle, consent à cette éviction et bien, voilà qui donne de l’eau au moulin des révisionnistes. Comment peut-on relater l’Histoire avec un grand H si les responsables de l’IHS s’en lavent les mains ? Quelles sont les personnes qui sont membres du comité d’"honneur", je dirais plutôt, comité du "déshonneur" ? »

Jacques Tourtaux, PCF.

- « Nous avons lu et avec quelle colère le communiqué de l’IHS qui peine, le mot est faible, à expliquer ton éviction. Les mots utilisés sont scandaleux. Non seulement blessant pour toi mais pour nous tous à qui tu as donné le premier à lire, dans une biographie remarquable et que d’autres récupèrent, la vie, la route magnifique, la force sociale d’Ambroise qui visiblement dérange et qu’il veulent étouffer par des compromissions inquiétantes. Comment osent-ils répondre ainsi. Des mots vides, insultants à toi qui de manière désintéressée (c’est visiblement pas le cas de tous ceux qui vont se gonfler d’honneur sans toi) a sorti de l’oubli ce grand ministre communiste des travailleurs. Cela participe aussi d’un réformisme que, crois moi, les copains rejettent avec force. Une fois le colloque passé, nous allons demander des comptes et exiger que soit dit qui est le responsable d’un acte aussi stupide et malsain. Toute notre amitié et compte sur notre solidarité ».

Pierre Champère, PCF.

- « Comment par ce communique infâme de l’IHS peut-on essayer de justifier l’injustifiable ? »

Mireille Robert.

- « De tout cœur avec toi Michel, pour ta lutte juste et tes études riches sur A. CROIZAT ».

Marie Combeau, PCF CGT.

- Bonjour Michel, j’ai tout lu et suis indignée et attristée...

Me permets-tu de faire suivre tes courriers aux amis de l’Université Populaire de Chambéry ? Merci pour ton courage et ta colère éclairée ».

Mireille Bertho.

- ... Le silence pour préserver qui et quoi ? Pour reprendre une formule qui fit date : "Que les bouches s’ouvrent et que l’on nous dise au delà de leur non réponse fumeuse, qui est responsable de cette éviction scandaleuse !"

Claude Chouteau

- « Cela gène tous les partisans d’une politique libérale de parler des acquits sociaux surtout quand ils ont été réalisés par des ministres communistes. Au moment où ils sont remis en cause par les gouvernements de droite et sociaux libéraux mieux vaut étouffer ces débats que vous menez avec courage et détermination ».

Delpech Hervé, CGT.

- « Mon cher Michel,
Je quitte à l’instant la réunion du comité de rédac de "Vie Nouvelle CGT" et me précipite sur mon ordi.

Les camarades de "Vie Nouvelle" m’ont demandé de te transmettre toute leur amitié et leur solidarité après l’annonce de ton éviction du débat prévu à Paris sur Ambroize Croizat. »

Jose Fort, journaliste à vie nouvelle et à l’humanité.

- « C’est scandaleux. En espérant que la confédération interviendra fortement pour condamner ceux qui s’abaissent à mentir ou à exclure et qui nuisent à notre mouvement ouvrier ».

JC CGT

- « Bonjour Michel,

Ce que j’apprends est proprement scandaleux. Tu es celui qui a porté la reconnaissance du rôle de Croizat dans notre histoire commune. L’avoir mis aux oubliettes (tout en profitant bien sur de la SS) est déjà une grande preuve de bêtise et de faiblesse.

Bien sûr, tu n’attends pas d’excuses mais au moins des explications. J’espère que tu les auras.

Bon courage, continue bien ton combat, ne les laisse pas te démoraliser et te tirer vers le bas ».

Bises

Françoise Robert-Sangue, FNME.

- « La mairie PS de Paris organise le jeudi 26 septembre prochain un colloque consacré au « ministre des travailleurs », Ambroise CROIZAT, avec le partenariat de l’IHS CGT. Mais comment pouvez-vous accepter, et cautionner par votre partenariat, que le seul et unique biographe d’Ambroise CROIZAT, Michel Etiévent, puisse ne pas s’exprimer dans le cadre du colloque organisé par la mairie PS de Paris. »

Un révolté de la base.

- Chèr-e-s Ami-e-s, Chèr-e-s Camarades,

L’indignité que vient de vivre Michel est blessante et profondément injuste. Michel tout au long de son travail auprès de nous, défend la nécessité de garder, dans le progrès du savoir, la maîtrise des idées et de la morale. Il défend la nécessité de garantir le respect d’autrui. Nous nous accordons avec lui de garder le dévouement à la chose publique, le sentiment de fraternité, le respect de la loi, toutes choses auxquelles nous tenons tous.La question du progrès social abordé et conclu par Ambroise CROIZAT me fait penser à un très ancien texte de Sophocle, au coeur d’Antigone. Celui dit en substance : "il est bien des merveilles en ce monde, il n’en est pas de plus grande que l’homme". Le texte se termine sur cet avertissement : "Si, pourvu de ce savoir si remarquable, l’homme se tourne vers le mal plutôt que vers le bien, alors je ne veux pas de lui parmi mes amis. "Soudés" autour de Michel Etiévent. Solidarité ! Amitié

Jean-Pierre Rafier, PCF CGT Annecy.

- « Michel, à l’heure où triomphe le règne des ambitions, tu es de ceux qui mènent encore en solitaire et dans la dignité, des combats essentiels. Respect. »

Emilio Gozzi, adhérent IHS CGT.

- « A fond avec toi Michel, je peux te dire que grâce à ton combat, j’ai fait découvrir à bon nombre de mes camarades Ambroise Croizat et son oeuvre sur l’invention sociale ».

Amitiés, Pierre, PCF.

- Bonjour Michel,

« Ta démission ne me surprend nullement et tu as bien fait de signifier leur fait à ces bureaucrates coupés de la base. Aujourd’hui, c’est l’inversion totale des valeurs qui nous fait tant de mal à l’heure de coups supplémentaires qui vont être portés sur NOTRE SS, une majorité de traîtres qui ont donné les manettes au patronat, sont déjà d’accord avec ce funeste projet. Comment cautionner la venue de flamby en sachant très bien que la tombe salariale serait transformée en gigantesque fosse commune grâce aux aides consenties à des personnes qui n’ont jamais travaillé ni cotisé ??? Ça fait un grand moment que j’ai tiré la sonnette d’alarme ».

Alain Colovray. militant ouvrier Délégué à l’UL CGT Boucau-Tarnos et membre des "Amis de Karl Marx".

- « Nous nous sommes entrevus à Nice au colloque de L. Pons et tu as été invité par le PRCF grenoblois. Nous avons officiellement protesté contre ton éviction par un texte que tu as dû voir.

Cordialement, Georges Gastaud.

- « Mes camarades de la CGT et du PCF, les bras m’en tombent ! Que l’IHS se soit prêtée à cette escroquerie m’attriste, il faut leur demander des comptes, il ne vous reste plus qu’à... co-écrire une tribune dans l’Huma des idées du vendredi, contre l’ignorance et l’obscurité, faire la lumière, encore et toujours... ».

Marianne Baldeck, militante PCF, CGT Grenoble.

- « Une fleur cancéreuse tubéreuse et méticuleuse à leur boutonnière (...) ils pensent... ils pensent... ils n’arrêtent pas de penser... ils ne peuvent plus aimer les véritables fleurs vivantes, ils aiment les fleurs fanées les fleurs séchées les immortelles et les pensées (...), ils se traînent à grand peine dans les marécages du passé et ils traînent ils traînent leurs chaînes et ils traînent les pieds (...), ils avancent à grand peine dans leurs Champs-Élysées et ils chantent à tue-tête la chanson mortuaire, oui ils chantent à tue-tête (..) mais tout ce qui est mort dans leur tête pour rien au monde, ils ne voudraient l’enlever (...) ». Jacques Prévert 1900 +1977 "Fleurs et couronnes / Paroles", extrait Brigitte Shekhinah(...)

- « En toutes circonstances les idées dominantes sont celles de la classe dominante. Que tu sois écarté de ce colloque est le signe qu’ils te craignent donc de la qualité de ton boulot ».

P. Muso.

- « Nous te soutenons dans ton combat pour le respect de la vérité historique sur Ambroise Croizat ».

Bises, Jacqueline Wroblewski-Arrii, ANACR Corse.

- « Merci Michel et je te soutiens pour ce coup bas fait par des… à cette mascarade de colloque ».

Laurent Barbier, Secrétaire du syndicat CGT d’Aulnay.

- « Salut Michel, je rentre d’un séjour en Italie et trouve trace de cette bien lamentable affaire. Je suis totalement solidaire de ta juste colère. Amitiés ». Mino Faita, CGT.

- Cher Michel, nous avons appris avec consternation ton éviction de ce colloque. Saches que nous sommes à tes côtés pour ton combat d’historien d’Ambroise Croizat que tu nous a fait connaitre à travers tes magnifiques ouvrages et les conférences que tu as données pour la défense des droits à la Sécurité Sociale pour tous. Je te remercie pour ta venue à Aubagne en Avril 2012 lors de la projection du film de Mémoires d’Ouvriers organisée par les amis de l’Humanité en collaboration avec la CGT et les ouvriers de Fralib.

Pour les amis de l’Huma-Aubagne, sincères amitiés, Mireille Moroni, PCF Aubagne.

- Jean-marie Langoureau : « Michel, la dignité avec laquelle tu défends l’honneur d’Ambroise Croizat et de la recherche universitaire doit être une nouvelle fois saluée. Il est désormais temps de demander aux responsables de l’IHS et du Comité d’"honneur" Ambroise Croizat de rendre leur tablier sale et de laisser la place à des militants décidés à ne plus laisser édulcorer l’œuvre de notre Ministre et son actualité. A ta disposition pour toute pétition ou initiative pour que justice soit rendue. L’étouffoir de mémoire ne passera pas. Bonne soirée à toi. »

- « Décidément, la corruption du pouvoir frappe partout, même dans "nos rangs". Je suis très triste de cette situation, en colère aussi : en quoi ta persistance est-elle un obstacle ???? L’énergie que m’avait donnée la lecture des forfaits du "Comité des Forges", à une époque où je côtoyais directement au niveau régional leurs héritiers, représentants de l’UIMM, reste intacte ! J’espère que ta réaction en suscitera d’autres ».

Marianne Bale, PCF CGT.

- Chers camarades

Je dois dire que je ne comprends pas cette éviction à l’heure ou nous avons tous besoin de repères historiques portant référence aux valeurs politiques mise en œuvre dans la période concernée. Avec des hommes de conviction ayant une vue d’une modernité extraordinaire sur les besoins sociétaux. Le syndicalisme, les partis dit de gauche, la CGT et du PCF en ce qui me concerne font face à une mutation des adhérents comme jamais le renouvellement des cadres des animateurs nécessité d’être bien au prise avec les valeurs mise en œuvres dans les lois issues du CNR. Dans les nombreuses rencontres que j’ai, je mesure tout les jours le manque de connaissance historique du mouvement ouvrier à noter que le patronat lui connait très bien et ne cesse de mener son combat pour nous ramener à ce qu’il fait dans les autres pays ou la résistance sociale n’existe pas ou peu. Dans les prises de parole que je peux faire lors d’élections ou d’assemblées, je pose le principe qu’au même titre que chacun a envie de transmettre un patrimoine à ces descendants, nous devons mettre la même énergie à transmettre un patrimoine social oh combien rassembleur et utile à toute la société ; malheureusement nous sommes trop peu à le présenter comme tel. Pour terminer je dois dire que j’ai rencontré Michel dans le cadre des mes fonctions syndicales et dans les activités sociales d’Edf/Gdf, que ses livres m’ont aidé dans la connaissance et qu’ils font partie de mes documents de travail pour porter les valeurs sociétales. Je pense sincèrement que des explications plus argumentées seront nécessaires pour aller de l’avant et je déplore et comprend la démission de Michel dans un moment où tout ce qui est empreint de valeurs ne doit souffrir d’aucune division.

Amicalement et fraternellement à toi Michel qui a fait partie de mon comité de soutien lors d’élections cantonales dans le Jura.

Alain Vuillaume, PCF.

- Éviction de Michel Étiévent du colloque organisé par la Mairie de Paris en mémoire d’Ambroise Croizat.

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » dont je suis le président a eu l’immense privilège d’accueillir par deux fois Michel Étiévent à Nice. C’était le 3 décembre 2012 à Nice et les 25 et 26 mai 2013 à l’occasion du colloque que nous avons organisé à Nice pour les 70 ans de la création du Conseil National de la Résistance (CNR) par Jean Moulin. Ce spécialiste d’Ambroise Croizat nous a permis de connaître la Révolution Sociale que ce Ministre communiste a réalisé en deux ans à peine. Lors de ses interventions le public a découvert avec émotion le combat sans faille du créateur de la Sécurité Sociale. Michel Étiévent nous a permis de partager les idéaux et les combats de cet homme d’exception. Toutes les personnes qui ont pu assister à l’une de ces conférences ont pris conscience de l’importance de cet héritage de la Libération. Les Résistants, qui avaient au péril de leur vie combattu la barbarie nazie et l’ignoble collaboration, n’ont jamais reculé devant les fadaises présentées par le grand patronat, qui déjà gémissait devant le fardeau trop lourd. Le seul horizon des combattants de l’ombre était la justice sociale. Il faut toujours avoir présent à l’esprit la maxime suivante à propos de la sécurité sociale, de l’hôpital public et plus généralement de la santé : « Se soigner suivant ses besoins et cotiser selon ses moyens ». Quel bel exemple de solidarité pour illustrer le triptyque républicain.

C’est avec stupéfaction et indignation que nous avons appris l’éviction de Michel Étiévent du colloque organisé le 26 septembre 2013 à Paris en mémoire d’Ambroise Croizat, le fondateur des lois sociales de la Libération. C’est cet homme d’exception qui a mis en place la Sécurité sociale, la retraite par répartition, les allocations familiales, etc... Nous lui devons tout ce qui fait notre tissu social aujourd’hui, tout ce qui constitue notre modèle social. Ce secteur est assiégé par la finance mondialisée et les spéculateurs insatiables. La Sécurité sociale a été vidée de sa substance, trahie, sa ruine organisée, ses portes ouvertes au capital . Nos maîtres envisagent de transférer au plus vite dans le giron des prédateurs nationaux et internationaux tout ce qui fait que l’Humain est humain. Ces derniers sèment la misère et la désolation partout où ils prennent le pouvoir. Ils mènent le monde à la catastrophe. Pour les y aider la dictature de Bruxelles impose des directives que les différents États sont obligés d’appliquer. La privatisation et la commercialisation de la santé sont favorisées par l’Union Européenne. Le cynisme ambiant n’a pas de retenue, on impose ces directives réactionnaires, et en même temps on célèbre la mémoire d’Ambroise Croizat créateur de la sécurité sociale dans un colloque à Paris. Mais on prend bien soin d’écarter le seul historien, qui depuis plus de vingt ans s’emploie à faire connaître Ambroise Croizat et son oeuvre humaniste. Il s’agit de Michel Étiévent, le spécialiste de l’histoire sociale et de cet homme d’exception à qui l’on doit tant !

Face à la volonté des puissants de revenir sur tous les acquis sociaux de la Libération et plus généralement sur toutes les avancées de cette époque, il faut s’imprégner du message de la Résistance, c’est-à-dire retrouver notre liberté, notre indépendance et notre modèle social. En octobre 2007 Denis Kessler, ex n°2 du Medef qui a fait l’essentiel de sa carrière au service d’assurances privées, disait en substance : « Le modèle social issu de la Résistance doit être démantelé, il résulte du compromis historique entre communistes et gaullistes [… ]. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! » (Citation d’un article de Denis Kessler dans la revue Challenges le 4 octobre 2007). Pour rendre irréversible et plus efficace ce casse du siècle l’Union Européenne impose sa logique ultralibérale à l’aide de directives qui s’imposent ensuite aux différents états. Il parait que cela est une démocratie ! Indignons nous de cette éviction.

Pierre Boukhalfa, PCF Annecy.

- Taupin Michel : « Soutien total à Michel Etievent ! Ambroise Croizat ne doit pas mourir étouffé dans les bras de ces dangereux minables ! »

- Fanfare Cégete : « Tous les copains CGT (320) de ma boite sont avec toi Michel. Bravo !!!! »

- Michel,

« J’approuve ta démission. Elle montre ta non compromission avec toutes ses révérences publiques. Ton investissement n’a été que pour réhabiliter la vérité sur ce grand homme qu’a été et reste AMBROISE CROIZAT. Nous lui devons beaucoup comme à tous ceux du conseil de la résistance dont tu te fais sans cesse le chantre avec Gilles Perret et tant d’autres. Ne jamais oublier surtout pour maintenir ces acquis de protection sociale tant convoités par le privé et les affairistes. Merci pour ton combat que tu continueras bien au-delà des reconnaissances d’honneur. »

Mauricette Charlet Silberstein, PCF.

- Cher Michel

"Nous sommes "jeunes retraités" (devons nous le dire ?) depuis 2 ans, toujours fidèles à la CGT et à la lecture de l’Huma quotidien. Les nombreux témoignages de protestations et d’encouragements qui remontent à la Confédération Générale du Travail et à l’IHS national attestent le bien fondé de l’inlassable travail d’histoire sociale du mouvement ouvrier et en particulier celui consacré au cheminement d’Ambroise Croizat, ministre fondateur de la Sécurité Sociale, que tu as mené et que tu continues à mener avec pugnacité et justesse. La position de l’IHS national est scandaleuse et insupportable. Que des responsables CGT pratiquent la politique de l’éviction, c’est inconcevable... mais la CGT qui se doit : "être une organisation de lutte de classes" et travailler à l’intérêt général des salariés, retraités... pencherait-elle parmi quelques uns de ses responsables à Paris ou ailleurs, à revendiquer "la lutte des places" à quelques mois des municipales. On peut se poser la question. Malheureusement l’opportunisme existe aussi dans les rangs de la CGT. Seule la démocratie syndicale peut à notre sens permettre d’éviter ce qui t’affecte et nous touche par là même profondément. Membre de l’IHS, je demanderai un positionnement de notre CA le 11 octobre prochain à l’encontre de la décision de l’IHS national te concernant.

Bon courage et fraternellement. Marie-Pierre et Paul Fourez.

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  • (2002) Lenin (requiem), texte de B. Brecht, musique de H. Eisler

    Un film
    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

  • (2009) Déclaration de Malakoff

    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

  • (2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !

    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
    ... lire la suite

  • (2016) 37eme congrès du PCF

    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).