Mon chemin vers Staline

, par  Pierre Martin

Le 22 février 2020 à 10:52, par Pierre Martin En réponse à : Mon chemin vers Staline

Faut-il réhabiliter Staline,

S’agit-il d’être stalinien ou d’être staliniste

Etre Stalinien c’est faire des procès, rendre des jugements, à l’emporte pièce, défendre le parti même si le parti à tort, n’avoir aucun regard critique sur la différence entre adversaire politique et ennemi politique. Défendre de façon dogmatique l’œuvre de Staline, ses écrits et ses actes. Considéré qu’il n’y a que Staline qui ait su lire et comprendre Lénine, cracher encore et toujours sur la dépouille de ses compagnons de route, tous ceux que Staline à fait assassiner, et qui eux aussi ont produit une œuvre théorique qui n’est toujours pas étudiée avec sérieux.

Etre staliniste, c’est porté un regard d’historien sur ce que fût l’U.R.S.S, c’est apprécié positivement ou non la période soviétique et notamment considéré qu’il eu un âge d’or, la gouvernance de Staline, par le développement économique qu’elle a permis en URSS, le développement du Mouvement Communiste International et la tentative de constituer un « tout » conceptuel et pratique sur la voie du communisme. Autrement dit pratiquer la défense du socialisme et de l’URSS, au nom du fait que les communistes de l’époque ne pouvaient pas faire autrement. Autrement dit, c’est appliqué le concept trotskiste de : « Défense de l’Etat Ouvrier ».
Quant aux putschistes de 91, la bande des « X » quand vous voyez le documentaire (1) qui leur est consacré, la manipulation de l’armée pour occuper le parlement russe, vous comprenez que vous n’avez pas à faire à des révolutionnaires, mais à un groupe qui veut préserver ses privilèges. Ils hésitent, ils n’arrêtent pas d’hésiter, un coup avec Eltsine, qui lui est un franc contre-révolutionnaire anticommuniste, à la limite du facho, un coup avec Gorbatchev dont ils cernent la résidence secondaire, mais sur lequel ils comptent quand même. Ce dernier exécrant les deux bords, mais voulant jouer les putschistes contre ceux d’Eltsine. Eltsine joue la classe sociale, il veut que la fraction dominante, des directeurs d’entreprises, des hauts fonctionnaires etc. s’accaparent le produit des privatisations. Une fois les conditions de cette réalité mise en place, il n’a plus rien à dire ni à proposer, il stupéfiant de voir à quel point ce personnage est vide, le fait qu’ensuite, il ne soit plus qu’un alcoolique refermé sur lui-même, indique son rôle historique : c’est un condottière, un mercenaire social, vivant de rapines et de dépouillement des biens du peuple. Comment le PCUS a-t’il pu produire de tels personnages, il nous faudra bien plus que les analyses légères des communistes russes actuels, pour nous rendre nostalgique de ce type de gouvernance. Quant à Gorbatchev, oui il a le sens de l’Etat, il veut le maintien de l’URSS, mais parce qu’il l’envisage comme une nouvelle C.E.E ( Eltsine, lui coupera l’herbe sous le pied en créant à 3, les 3 alcooliques, la C.E.I), mais lui aussi veut la restauration du capitalisme privé, en le mâtinant de social-démocratisme. En fait on a une lutte du même groupe social se divisant en 3, les « révoltés » se dépêchant de rentrer dans les casernes une fois qu’ils comprennent que leur coup à foiré après avoir désespérément cru qu’un des deux blocs pourrait les rejoindre.
(1) Les derniers jours de l’urss
produit par LCP
https://www.dailymotion.com/video/x1t3e23

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