Grande marche populaire à Caracas Mobilisations populaires partout en soutien au peuple vénézuelien

, par  pam , popularité : 50%

La marche populaire à Caracas pour la victoire et la libération du président Maduro démontre que le peuple révolutionnaire de Caracas soutient son président Nicolás Maduro. Si la puissance militaire US a pu réussir un coup, elle n’a pas fait chuter les institutions bolivariennes. Il faudrait une entrée en guerre pour occuper la capitale et arrêter des milliers de dirigeants, militants, responsables qui sont organisés pour défendre leur pays.

Le peuple a la capacité de faire reculer la puissance militaire US. Le PSUV a organisé ce 4 janvier une visioconférence dont nous publions le compte-rendu ci-dessous, précédé de l’appel ouvert à signature de tous les parlementaires du monde.




Appel à signature d’une déclaration publique d’élus

Version en espagnol avec formulaire de signature

Pour la défense de la souveraineté de la République bolivarienne du Venezuela, du droit international et de la paix régionale

Les parlementaires d’Amérique latine, des Caraïbes et du monde entier condamnent avec la plus grande fermeté les bombardements perpétrés contre le territoire de la République bolivarienne du Venezuela, qui ont eu des conséquences désastreuses pour la population civile ; l’enlèvement du chef de l’État Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores ; tous ces actes constituent une agression directe contre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance politique d’un État membre des Nations Unies.

Nous exprimons notre solidarité avec le peuple vénézuélien touché par cette agression armée. Nous nous associons à l’appel au calme et à la cohésion nationale lancé par les autorités vénézuéliennes et aux déclarations du gouvernement colombien visant à protéger les vies humaines et la stabilité régionale.

Ces actes constituent une violation grave, flagrante et directe du droit international, du droit international humanitaire et des principes fondamentaux du système multilatéral consacrés par la Charte des Nations Unies. Nous rappelons notamment que l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations Unies dispose textuellement :

« Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, ou de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »

L’attaque contre le territoire vénézuélien constitue une violation des mécanismes internationaux, qui doivent être obligatoires pour tous les États sans exception, et par conséquent ces actes de violence ne sauraient être justifiés au regard des règles établies par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Par conséquent, nous exigeons que le gouvernement des États-Unis d’Amérique cesse immédiatement toute action armée contre le Venezuela, respecte pleinement la souveraineté du territoire vénézuélien et libère le chef de l’État Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ; nous demandons à ce gouvernement d’agir strictement dans le cadre du droit international et des principes fondateurs des Nations Unies.

Nous soutenons la position des gouvernements de Colombie, du Chili, du Brésil, du Mexique et de Cuba, qui ont fermement rejeté l’agression contre la souveraineté du Venezuela et de l’Amérique latine, reconnaissant qu’une ligne rouge a été franchie et que le principe d’autodétermination des peuples a été violé. La Colombie, pour sa part, a demandé la convocation immédiate du Conseil de sécurité des Nations Unies afin d’établir la légalité internationale de ces événements, de déterminer les responsabilités et de prévenir une escalade militaire aux conséquences incalculables pour la région et le monde.

Nous tenons à avertir que cette agression met non seulement le Venezuela en danger, mais menace aussi directement la paix et la stabilité de toute l’Amérique latine et des Caraïbes, une région déclarée zone de paix en 2014 et qui rejette le recours à la force comme mécanisme d’imposition politique.

Nous réaffirmons que les conflits internes des peuples doivent être résolus exclusivement par les peuples eux-mêmes, par le dialogue, la participation démocratique et la souveraineté, principe essentiel du système des Nations Unies et pilier de l’ordre international contemporain.

Les pays d’Amérique latine sont unis par des liens historiques, culturels et politiques profonds, forgés dans les idéaux de liberté, d’indépendance et de dignité de nos peuples. Puisse l’héritage de nos libérateurs, qui ont conçu l’esprit de la Grande Colombie et de l’intégration latino-américaine, triompher de la logique de la guerre, du colonialisme et de l’imposition par la force.

Nous appelons instamment les gouvernements du monde, les organisations multilatérales et les peuples d’Amérique latine, des Caraïbes et du monde entier à s’exprimer fermement pour activer les mécanismes diplomatiques et juridiques internationaux et défendre le droit international comme seul moyen de préserver la paix.

Bilan de la visio-conférence du PSUV (Caracas) - 4/01/2026

La réunion débute à 15 h 25 et dure environ quarante minutes. Une camarade du PSUV prend la parole pour rappeler les faits survenus au Venezuela. Elle indique que la Cour suprême, conformément à la Constitution de la République, a chargé Delcy Rodríguez d’assurer l’intérim du pouvoir en l’absence de Nicolás Maduro, tout en insistant sur le fait que celui-ci demeure le seul président du pays.

Elle revient ensuite sur les déclarations de plusieurs cheffes d’État dénonçant la séquestration de Nicolás Maduro et de son épouse. Elle mentionne également les propos jugés menaçants et préoccupants tenus par Donald Trump lors de la conférence de presse du samedi 3 décembre 2026.

L’intervenante précise que la solidarité internationale est en cours d’activation. Elle se félicite des meetings solidaires organisés le samedi 3 décembre dans plusieurs villes à travers le monde (Paris, Amsterdam, Mexico, etc.) et appelle à poursuivre ces actions partout où cela est possible (mouvements sociaux, parlements, universités, etc.). Elle invite notamment à organiser des initiatives de solidarité le lundi 5 janvier, à l’occasion de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU. Elle encourage également les parlementaires des différents pays à déposer des motions dans leurs assemblées et/ou à organiser des activités en soutien au Venezuela.

Elle rappelle par ailleurs que les 17 derniers rapports de l’ONU indiquent que le Venezuela n’est pas un pays impliqué dans la production et la circulation de drogues. Ces rapports doivent être mis à disposition via un canal Telegram (InfoPSUV Internacional1), créé par le PSUV pour défendre la souveraineté du pays et lutter contre la désinformation.

Enfin, elle annonce l’envoi prochain d’une lettre aux élues du Congrès des États-Unis afin qu’ils puissent agir contre la détention de Nicolás Maduro (en particulier les élues démocrates). Il sera demandé aux parlementaires, quel que soit leur pays, de cosigner cette lettre :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSd8oxPGllYbtGDlJ8-YD81dKTo4gh5UM-1-kooXsFppdj9ZDg/viewform

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