Conférence internationale des partis communistes et ouvriers de Leningrad

100ème anniversaire de la grande Révolution socialiste d’Octobre, les enseignements et les taches pour les communistes d’aujourd’hui Intevention du KKE

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La rencontre internationale des partis communistes et ouvriers organisée par le KPRF à Saint-Petersbourg (Leningrad) a été un évènement avec la participation de très nombreux partis communistes... à l’exception du PCF. Mieux, le PCF était entièrement absent de toutes les cérémonies organisées à Léningrad ou Moscou pour le centième anniversaire de la révolution du 4 eu 7 novembre dernier... Les communistes Français doivent prendre conscience que leur direction s’est complètement isolée du mouvement communiste international pour se rapprocher d’une gauche européenne institutionnelle...

Heureusement qu’une délégation de communistes français à l’initiative de la section de Vénissieux s’est rendu à Moscou et a pris des contacts... (compte-rendu sur http://levenissian.fr) !

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Une Conférence internationale s’est tenue entre le 11 et le 13 août à Leningrad, organisée par le Parti communiste ouvrier de Russie, sur le thème « 100ème anniversaire de la grande Révolution socialiste d’Octobre. Les enseignements et les taches pour les communistes d’aujourd’hui ».

Le KKE était représenté par les camarades Giorgos Marinos, membre du BP du CC du KKE et Eliseos Vagenas, membre du CC et Responsable du Département des Relations internationales du CC du KKE.

Nous publions l’intervention du KKE ci-après.

Discours du KKE à la conférence théorique internationale des partis communistes et ouvriers « 100ème anniversaire de la grande Révolution socialiste d’Octobre, les enseignements et les taches pour les communistes d’aujourd’hui » (Leningrad 11-13/8/2017)

Chers camarades,

Au nom du CC du KKE, nous remercions le Parti communiste ouvrier de Russie pour l’initiative et l’accueil de notre Conférence d’aujourd’hui.

Le Comité central du KKE célèbre le 100ème anniversaire de la grande Révolution socialiste d’Octobre. Il célèbre l’événement phare d’importance mondiale du 20ème siècle qui a prouvé que le capitalisme n’est pas invincible, que nous pouvons construire une société supérieure sans exploitation de l’homme par l’homme.

La Révolution d’Octobre a mis en évidence la puissance de la lutte de classe révolutionnaire, la puissance des exploités et des opprimés quand ils effectuent une fuite en avant et tournent la roue de l’histoire vers l’avant, vers la libération sociale. la classe ouvrière russe, par la Révolution d’Octobre, est venu à réaliser la vision de millions de masses ouvrières-populaires pour une vie meilleure.

La Révolution d’Octobre a prouvé la justesse de la pensée léniniste que la victoire du socialisme est possible dans un pays ou un groupe de pays en raison du développement inégal du capitalisme.

Dans le même temps, l’Octobre a souligné le rôle irremplaçable de l’avant-garde révolutionnaire politique, du Parti communiste, en tant que dirigeant non seulement de la révolution socialiste, mais de toute la lutte pour le façonnement, le renforcement, la victoire finale de la nouvelle société communiste.

La contribution de Lénine et l’expérience des bolcheviks dans la lutte contre l’opportunisme (en tant que vecteur de l’idéologie et de la politique bourgeoise dans le mouvement ouvrier) est d’une grande importance politique et pratique.

Dans la pratique, il s’est avéré que la confrontation bien réfléchie et étayée avec les économistes, les menchéviks et les socialistes-révolutionnaires a été un élément clé dans la mise en place des conditions pour la création d’un parti révolutionnaire, d’un parti de nouveau type, fondé sur les principes léninistes.

L’effort systématique pour nettoyer le parti bolchevique de l’opportunisme a donné le pouvoir aux forces révolutionnaires, et (dans les deux ans suivant la 2ème Conférence, 1903) a permis au Parti de se préparer et d’assumer un rôle décisif dans la révolution de 1905 et au cours des années de réaction qui ont suivi, en continuant, en adaptant la ligne révolutionnaire aux nouvelles conditions.

En septembre 1905, Lénine écrivait en matière du soulèvement à Moscou que « l’éclatement du soulèvement a été une fois de plus étouffé. Encore une fois : Vive le soulèvement », en notant puis en 1906 que « ainsi, rien de plus myope que le point de vue de Plékhanov, repris par tous les opportunistes et selon lequel il ne fallait pas entreprendre cette grève inopportune, il ne fallait pas prendre les armes » (…) « au contraire, il fallait prendre les armes d’une façon plus résolue, plus énergique et avec un esprit plus agressif ; il fallait expliquer aux masses l’impossibilité de se borner à une grève pacifique, et la nécessité d’une lutte armée, intrépide et implacable ».

De 1905 jusqu’à la révolution socialiste victorieuse en Octobre 1917, a été enregistré la différence qualitative, l’écart entre la stratégie du courant révolutionnaire et l’opportunisme des mencheviks et des socialistes-révolutionnaires qui ont cultivé le fatalisme et ont diffusé des illusions parlementaires, qui ont soutenu le gouvernement provisoire bourgeois établi en février 1917, qui se sont emparés pour une période critique des Soviets et ont essayé de les émasculer.

Les menchéviks et les socialistes-révolutionnaires ont tenté d’empêcher la Révolution d’Octobre et de la mener à la défaite, ils se sont battus contre le nouveau pouvoir ouvrier et ont miné la construction socialiste de façon planifiée ; ce sont ces forces de l’opportunisme qui ont sapé le PCUS en cours de route et ont contribué de manière décisive à la contre-révolution et la restauration du capitalisme en l’Union soviétique.

Aujourd’hui, lorsque les conséquences de la contre-révolution frappent douloureusement la classe ouvrière à travers le monde et la pratique a prouvé que le capitalisme engendre des guerres impérialistes, des crises économiques, du chômage, de la pauvreté et des réfugiés, des forces de l’opportunisme parlent sans vergogne de l’"Octobre", essayant en tout cas de miner, de supprimer le caractère socialiste de la révolution d’Octobre et son contribution historique énorme.

La vérité est que les forces de l’opportunisme se sont livrées à une activité anticommuniste antisoviétique organisée toutes les années de construction socialiste, derrière la façade de l’eurocommunisme ou de ses branches dans de nombreux pays.

Les communistes doivent se souvenir et tirer des leçons.

L’opportunisme peut changer du nom et de formes d’organisation et de manifestation, mais dans chaque moment historique il représente un grand danger pour le mouvement communiste, un facteur d’érosion et d’intégration dans le système d’exploitation capitaliste.

Camarades,

La flamme d’Octobre a conduit à et a accéléré la création d’un certain nombre de Partis communistes, des partis ouvriers révolutionnaires de nouveau type, contrairement aux partis sociaux-démocrates de cette époque, qui avaient trahi la classe ouvrière et la politique révolutionnaire.

L’existence et le succès de la société socialiste pendant des décennies, lancée par la Révolution d’Octobre, a démontré qu’une société sans maîtres, sans capitalistes qui possèdent les moyens de production, est possible. Cette conclusion n’est pas annulée par le fait que dans cette période particulière elle n’a pas pu vaincre définitivement la propriété capitaliste et le profit capitaliste.

La nécessité et l’actualité du socialisme, la possibilité d’éliminer la propriété privée des moyens de production concentrés résultent du développement capitaliste qui conduit à la production concentrée. La propriété capitaliste implique le freinage du caractère social de la production. La propriété capitaliste annule la possibilité que tous les travailleurs vivent dans des meilleures conditions, socialement organisées, répondant aux besoins croissants de l’homme : travail pour tous sans le cauchemar du chômage, travailler moins d’heures en jouissant de meilleures conditions de vie, l’enseignement étant exclusivement public et gratuit de haut niveau, avec des services de Santé et de bien-être correspondants.

Ces possibilités sont générées par le travail de la classe ouvrière dans le capitalisme, et sont élargies par le développement de la science et de la technologie. Cependant, dans une société où ce qui sera produit et son mode de fabrication sont déterminés en fonction du profit individuel, capitaliste, les besoins de la classe ouvrière et des couches populaires sont écrasées. L’essence du problème réside dans le fait que c’est d’autres qui produisent et d’autres qui décident des objectifs et de l’organisation de la production. Les crises économiques cycliques sont dans l’ADN du capitalisme et deviennent de plus en plus profondes et synchronisées, avec pour conséquence la forte augmentation du chômage, l’expansion de nouveau du travail sous-payé et non assuré, la vie avec des droits écrasés, avec des guerres impérialistes pour le partage des marchés et des territoires.

La détérioration des conditions de travail et de vie, en dépit de l’augmentation de la productivité du travail, affecte tout le monde capitaliste, et même les États capitalistes les plus développés. Les États capitalistes eux-mêmes, leurs centres de recherche, admettent que le revenu du travail se réduit, alors que les richesses des capitalistes augmentent.

Le fait que les conditions de la construction de la société socialiste – communiste sont formées, n’entraîne pas sa réalisation automatique. Une raison importante est que, contrairement aux lois de la nature, le développement social exige l’activité des hommes, dans ce cas, la lutte de classe pour l’abolition de l’ancienne et la construction de la nouvelle société.

Le déclenchement de la révolution socialiste (comme toute révolution sociale de l’histoire humaine) nécessite l’émergence d’une condition où la capacité de la classe dirigeante d’intégrer, de supprimer, d’assurer le peuple, affaiblit.

Lénine a formulé le concept de la situation révolutionnaire et a identifié les principales caractéristiques objectives et subjectives qui s’accumulent dans la société à la veille de la révolution. Mais, comme l’a souligné Lénine de façon ciblée, chaque situation révolutionnaire ne se transforme pas à la révolution. Ni la réaction de ceux d’en bas, ni la crise de ceux d’en haut n’entraînera pas le renversement, sans le soulèvement révolutionnaire planifiée de la classe ouvrière, sous la direction de son avant-garde consciente.

En d’autres termes, pour la manifestation de la révolution ouvrière, la présence de l’avant-garde politique révolutionnaire, du Parti communiste, est nécessaire, qui est équipé de l’élaboration théorique et de la capacité de prédiction des développements, fondées sur la vision marxiste - léniniste du monde, et capable de diriger le soulèvement révolutionnaire de la classe ouvrière.

Malheureusement, l’expérience positive de la Révolution d’Octobre n’a pas était assimilée et n’a pas dominé tout au long de l’Internationale communiste. Au contraire, à travers un processus contradictoire, a prévalu de manière significative le concept stratégique qui, en général, fixait l’objectif d’un pouvoir ou d’un gouvernement de type intermédiaire, entre le pouvoir bourgeois et le pouvoir ouvrier, en tant que transition vers le pouvoir socialiste.

Aujourd’hui, on peur mieux constater que l’effort complexe de la politique extérieure de l’URSS de retarder en tant que possible l’attaque impérialiste et d’exploiter les contradictions entre les centres impérialistes dans ce sens, est associé à des changements importants dans la ligne de l’Internationale communiste, qui ont joué un rôle négatif dans le cours du mouvement communiste international les décennies à venir. Les changements concernaient le traitement du courant fasciste, l’attitude envers la social-démocratie et la démocratie bourgeoise elle-même. On a l’émergence de la distinction politique des alliances impérialistes de cette période en agressives, comprenant les fascistes, et en défensives, comprenant les forces démocratiques-bourgeoises.

Plus précisément, l’estimation sur l’existence d’une aile droite et d’une aile gauche au sein des partis sociaux-démocrates dans les années 30 était erronée, sur laquelle se fondait l’alliance avec eux. Ce fait sous-estimait leur mutation complète en partis bourgeois. Cette fausse distinction a été maintenue après la Seconde Guerre mondiale.

Ces changements objectivement enfermaient la lutte du mouvement ouvrier sous la bannière de la démocratie bourgeoise. De même, la distinction des centres impérialistes en pacifiques et en belliqueux masquait le vrai coupable de la guerre impérialiste et de la montée du fascisme, le capitalisme monopoliste. À savoir, la tâche impérative stratégique des Partis communistes de combiner le rassemblement des forces pour la lutte pour la libération nationale et la lutte antifasciste avec la lutte pour le renversement du pouvoir bourgeois, en utilisant les conditions de la situation révolutionnaire formées dans plusieurs pays, n’a pas été mise à la lumière.

En général, dans les élaborations stratégiques de l’Internationale communiste, le caractère de l’époque a été sous-estimé et l’identification du caractère de la révolution sur la base de la position d’un pays capitaliste dans le système impérialiste international a dominé. À savoir, le plus bas niveau de développement des forces productives d’un pays par rapport au plus haut niveau atteint par les principales forces du système impérialiste international, et le rapport de force négative à l’égard du mouvement ouvrier révolutionnaire, ont été adoptés à tort en tant que critère pour identifier le caractère de la révolution.

Mais le développement inégal des économies capitalistes et les relations inégales entre pays ne peuvent pas être supprimés dans le cadre du capitalisme. En fin de compte, le caractère de la révolution dans chaque pays capitaliste est objectivement déterminé par la contradiction fondamentale qu’elle doit résoudre, indépendamment du changement relatif de la position de chaque pays dans le système international impérialiste. Le caractère socialiste et les tâches de la révolution résultent de l’aiguisement de la contradiction fondamentale entre le capital et le travail dans tous les pays capitalistes à l’époque du capitalisme monopoliste.

Dans une série d’élaborations des Partis communistes, l’approche de l’objectif du pouvoir ouvrier se faisait en fonction du rapport de force et non de la détermination objective de l’époque historique où nous vivons, qui dépend du mouvement de la classe qui est chaque fois à la tête du développement social, à savoir de l’action vers la libération sociale.

Certes, ces erreurs de stratégie du mouvement communiste international, ainsi que des erreurs commises par le PCUS dans l’élaboration de sa politique à l’intérieur, avec le travail de sape attendu de l’impérialisme et la contre-révolution, ont influencé les développements.

La Révolution d’Octobre a mis en lumière une organisation supérieure de la société, qui était radicalement différente de tous les systèmes qui l’ont précédé historiquement et qui avaient en commun l’exploitation de l’homme par l’homme.

À cette époque, les nouvelles institutions de participation ouvrière ont été développées, ayant initialement comme noyau le lieu de travail, une relation politique qui ensuite était compromis en cédant à des difficultés objectives existantes et à des pressions subjectives. Sous la pression également de la préparation pour la contribution active de tout le peuple face à la guerre à venir, la Constitution soviétique de 1936 a généralisé le droit de vote au suffrage universel secret en fonction du lieu de résidence. Les assemblées des représentants dans chaque unité de production, en tant que noyaux d’organisation du pouvoir ouvrier, s’étaient dégradées. Dans la pratique, la difficulté de révoquer les représentants des organes supérieurs de l’État a été augmentée.

Ils ont été interprétés comme des faiblesses inévitables qui sont dans la nature de la planification centrale et non comme le résultat des contradictions des survivances de l’ancien, le résultat d’erreurs dans le plan qui n’était pas élaboré de manière scientifique. Ainsi, au lieu de rechercher la solution vers l’avant, au moyen de l’expansion et du renforcement des rapports communistes de production et de distribution, elle a été recherchée vers l’arrière, dans l’utilisation des outils et des rapports de production du capitalisme. La solution a été recherchée dans l’expansion du marché, dans le « socialisme de marché ».

Le 20ème Congrès du PCUS (1956) était le point tournant, parce que pendant celui-ci, au moyen de ladite « culte de la personnalité », une série de positions opportunistes ont été adoptées par rapport à des questions de la stratégie du mouvement communiste, des relations internationales et partiellement de l’économie. De manière plus générale, la direction centrale de la planification a été affaiblie. Plutôt que de concevoir la transformation des kolkhozes en sovkhozes, et notamment de commencer le passage de toute la production des coopératives et des kolkhozes au contrôle de l’État, en 1958, les tracteurs et autres machines sont passés à la propriété des kolkhozes, une position qui avait été rejetée auparavant.

Quelques années plus tard, en commençant par la soi-disant « réforme Kossyguine » (1965), la catégorie bourgeoise du « profit commercial » de chaque unité de production individuelle a été adoptée, alors que les rémunérations des directeurs et des employés ont été liées à celui-ci. L’estimation de la productivité des unités de production socialistes en termes de volume de production a été remplacée par l’évaluation de la valeur de leur produit. Le processus d’accumulation de chaque unité socialiste a été découplé de la planification centrale socialiste entraînant l’affaiblissement du caractère social des moyens de production et de stocks de produits. De plus, jusqu’en 1975, toutes les fermes d’État, les sovkhozes, étaient passés au régime d’auto-préservation complète. Toutes ces mesures ont conduit à la création des conditions de l’usurpation et de la propriété individuelles, des relations qui ont été interdites par la loi.

Vers la même époque, la conception marxiste-léniniste de l’État ouvrier a été révisée. Le 22ème Congrès du PCUS (1961) a décrit l’État de l’URSS comme « État de tout le peuple » et le PCUS comme « parti de tout le peuple ». Ces positions ont donné lieu à l’atténuation rapide et puis à la mutation des caractéristiques révolutionnaires et de la composition sociale du parti. La conversion de la dégénérescence opportuniste du PCUS en force contrerévolutionnaire ouverte a eu lieu en 1987, avec l’adoption de la loi consacrée à la protection au niveau institutionnel des relations capitalistes sous prétexte de la diversité des relations de propriété, la fameuse politique de « perestroïka » et de « glasnost ». Cet événement marque le début officiel de la période de contre-révolution.

Chers camarades,

Le KKE cherche à tirer des conclusions nécessaires pour aujourd’hui, des victoires, mais aussi des défaites amères et de la retraite du mouvement communiste. À travers un grand effort laborieux collectif, le KKE a élaboré une stratégie révolutionnaire contemporaine qui augmente sa capacité d’organiser des foyers de résistance et de contre-attaque qui se trouvent en première ligne, dans tous les secteurs de l’économie, tout grand lieu de travail, dans toutes les régions du pays.

Le renforcement du KKE à tous les niveaux, dont s’est occupé le récent 20ème Congrès du Parti, constitue une condition préalable à la promotion de sa politique révolutionnaire.

En même temps, le KKE lutte pour la reconstruction du mouvement communiste international, selon les principes de l’internationalisme prolétarien, de la solidarité internationaliste entre les peuples contre le capitalisme et la guerre impérialiste, exprimé par le mot d’ordre « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ». Quelques progrès sont déjà accomplis dans l’effort pour établir un pôle distinct fondé sur les principes du marxisme - léninisme, au moyen de la « Revue Internationale communiste » et l’Initiative communiste européenne.

Un élément constitutif de la stratégie contemporaine du KKE est sa conception programmatique du socialisme. La construction socialiste commence par la conquête révolutionnaire du pouvoir par la classe ouvrière. L’État ouvrier, la dictature du prolétariat, est un organe de la classe ouvrière dans la lutte de classe qui continue dans le socialisme sous d’autres formes et par d’autres moyens. Il est utilisé pour le développement planifié des nouvelles relations sociales, ce qui implique la suppression des efforts contre-révolutionnaires, ainsi que le développement de la conscience communiste de la classe ouvrière. L’État ouvrier, comme mécanisme de domination politique, est nécessaire jusqu’à ce que toutes les relations sociales se transforment en communistes, jusqu’à la formation de la conscience communiste dans la grande majorité des travailleurs, et jusqu’à la victoire de la révolution, au moins dans les pays capitalistes les plus puissants.

Chers camarades,

Il y a 100 ans, dans cette ville, lors de telles journées, le 6e congrès du Parti bolchevique a pris une décision historique, élaborant la ligne de soulèvement armé. La mise en œuvre de la décision a conduit quelques mois plus tard au son des canons d’"Aurore". Aujourd’hui, 100 ans plus tard, les communistes du monde entier sont appelés à se pencher sur l’histoire, à en tirer les conclusions nécessaires, à élaborer la stratégie révolutionnaire contemporaine dans leur pays et au niveau international.

Ceci est la réponse nécessaire pour faire face au travail corrosive de l’opportunisme, pour surmonter le déclin idéologique et organisationnel du mouvement communiste, pour sa reconstruction révolutionnaire.

Il est objectivement nécessaire et impératif de faire correspondre la stratégie des partis communistes au caractère de notre époque, époque de passage du capitalisme monopoliste-impérialisme au socialisme que la Révolution socialiste d’Octobre a ouvert, et de surmonter alors les étapes transitoires des programmes des partis communistes et définir le caractère de la révolution en tant que socialiste.

Cette direction peut contribuer de manière décisive à se débarrasser des options qui se trouvent à l’intérieur des murs de gestion du capitalisme, comme les soi-disant « gouvernements de gauche » et l’alliance avec la social-démocratie, à faire avancer la lutte antimonopoliste, anticapitaliste, les élaborations qui sont fondées sur les exigences de la lutte de classe et qui peuvent contribuer de manière décisive à la préparation du facteur subjectif et à la concentration des forces ouvrières-populaires dans la lutte pour renverser le capitalisme et construire le socialisme-communisme.

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    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).