Oui, nous avons des divergences sur le communisme du XXIe siècle !

, par  Gilles Mercier

Le 19 juillet 2022 à 21:47, par Gilles Mercier En réponse à : Oui, nous avons des divergences sur le communisme du XXIe siècle !

« Oui il y a du nouveau dans la société. Des pans entiers de la petite bourgeoisie sont salarisés voire prolétarisés. Même des toubibs deviennent salariés, c’est un développement que Marx avait déjà signalé dans le Manifeste mais poussé plus loin encore et à grande vitesse.
Mais leur place nouvelle dans les rapports sociaux de production ne signifie pas que le mental suive aussi rapidement et qu’ils adoptent spontanément l’idéologie du prolétariat révolutionnaire. Alliés certainement et par la force des choses, c’est leur propre intérêt, l’intérêt de tout le peuple. Mais dirigeants non.
Rejeter le rôle dirigeant du prolétariat révolutionnaire c’est de l’anticommunisme. »

Pourquoi ne seraient ils pas dirigeants au même titre que les tous les salariés ? Qui décident qui doit être dirigeants et qui ne doit pas l’être et au nom de quoi ? Qu’est ce qu’un prolétaire sinon celui qui vend sa force de travail. Si le mouvement révolutionnaire est dans un tel état de déshérence, c’est qu’il a été incapable de dépasser sa conception hégémonique de la classe ouvrière (réduite dans les faits aux fonctions d’éxécution) dans la conduite du mouvement révolutionnaire. Il s’est révélé incapable d’appréhender les profondes mutations qui affectaient l’ensemble du salariat. Pour résoudre la contradiction entre sa conception réductrice du salariait et l’évolution de ce dernier il a essayé de s’en sortir avec le concept de la classe ouvrière élargie sorte de trou noir qui absorbait tout le salariat. C’est la conscience de classe qui amène les individus et les groupes salariés à la lutte contre la société capitaliste. Quant au « prolétariat révolutionnaire » il relève du mythe. Il n’est pas révolutionnaire par nature il le devient par la conscientisation apportée par un parti dont l’activité ne se contente pas d’être délégataire réduite au processus électoral qui n’est qu’un thermomètre de la conscience de classe. Cette conscience nait de l’activité politique sur le lieu même de l’exploitation, dans l’entreprise quelle qu’elle soit. L’activité des cellules d’entreprise a périclité car elle était en décalage avec l’évolution des qualifications. Il ne doit y avoir nulle prédominance à la direction du mouvement. C’est cette conception hégémonique qui a écarté les nouvelles couches salariales du PCF au profit de la social-démocratie. Ou le PCF est le parti du salariat et il tire l’ensemble du salariat dans l’affrontement avec le capital, ou il est le parti d’une fraction de ce dernier et il se condamne à ne s’adresser qu’à cette fraction et à ne rien comprendre aux profondes mutations qui affectent la société et les enjeux qui en découlent.
La question fondamentale est la suivante :
Le PCF a-t-il un avenir ? Le choix de Tour était il le bon choix ? La réponse est simple. Si c’est non il disparaît dans la Nupes et Mélenchon aura fini le travail de François Mitterand. C’est ce à quoi travail bon nombre de dirigeants du parti ainsi que le journal l’Humanité.
Si la réponse est oui. Elle amène deux questions. 1°) Pourquoi le choix de Tour était il le bon choix 2°) Pourquoi en est il là ? Si c’est deux questions ne sont pas abordées. Le PCF se condamne à disparaître.

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