Oui, nous avons des divergences sur le communisme du XXIe siècle !

, par  Xuan

Le 19 juillet 2022 à 17:29, par Xuan En réponse à : Oui, nous avons des divergences sur le communisme du XXIe siècle !

Bonjour à toutes et à tous,

Je relève une confusion entre communisme et socialisme, introduite par Patrice Leclerc lui-même dans le titre de son article. Nous ne savons pas si la société sans classe, sans Etat ni dictature, ni démocratie, émergera au XXIe siècle. Ce sera nécessairement un très long processus, avant que toute trace de l’exploitation capitaliste ait disparu, et ce n’est pas le programme énoncé par Fabien Roussel bien évidemment, et ceci sans porter aucun jugement négatif.

Jean-Claude Delaunay parle de socialisme, c’est-à-dire de dictature démocratique du prolétariat, et c’est une divergence majeure entre les communistes et les propagandistes d’une espèce de bouillie pseudo marxiste qui n’ose pas dire son projet : le rejet de la société socialiste comme transition au communisme. C’est-à-dire le rejet de toute possibilité d’établir un jour le communisme. Parce que la confusion n’est ni involontaire ni anodine, la censure et le rejet de la société socialiste c’est de l’anticommunisme.

Que signifie par exemple la suppression de la faucille et du marteau, le remplacement de ce symbole par un logo vide de sens, ou espace à inventer à son gré, flamme, bourgeon, voire cerise clin d’œil à la Commune et j’en passe, bref tout ce qui pourrait faire oublier le prolétariat révolutionnaire en le remplaçant par n’importe quoi.
Ce tour de passe-passe signifie non pas le vide du logo, mais le remplacement du rôle dirigeant du prolétariat révolutionnaire par une alliance gazeuse de classes opprimées par le capital à des degrés divers, voire son remplacement par rien du tout.

Oui il y a du nouveau dans la société. Des pans entiers de la petite bourgeoisie sont salarisés voire prolétarisés. Même des toubibs deviennent salariés, c’est un développement que Marx avait déjà signalé dans le Manifeste mais poussé plus loin encore et à grande vitesse.
Mais leur place nouvelle dans les rapports sociaux de production ne signifie pas que le mental suive aussi rapidement et qu’ils adoptent spontanément l’idéologie du prolétariat révolutionnaire. Alliés certainement et par la force des choses, c’est leur propre intérêt, l’intérêt de tout le peuple. Mais dirigeants non.
Rejeter le rôle dirigeant du prolétariat révolutionnaire c’est de l’anticommunisme.

Les « divergences » c’est autre chose que des « sensibilités différentes ».
Quand les divergences s’accompagnent de la censure et de décisions imposées, on atteint un niveau qui dépasse le débat d’idées « entre communistes ».

Peut-on parler de contradictions au sein du peuple, pouvant se résoudre par le débat et la conviction, ou bien d’une opposition entre les communistes et leurs ennemis, d’une opposition de classe, sur le terrain des idées, entre les intérêts fondamentaux de la bourgeoisie et ceux du prolétariat et du peuple ?
Les faits trancheront certainement, mais dans tous les cas il faudrait s’attendre à toutes les éventualités, y compris à ce que la confrontation dépasse le seul terrain des idées.

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