L’industrie nucléaire ne peut être le jouet de marchandages politiciens L’accord PS - EELV est irresponsable

, par  lepcf.fr , popularité : 3%
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Après les arrangements électoraux entre le PS et le Verts, il semble impensable que les français puissent accepter un tel mépris vis-à-vis d’un des enjeux des prochaines élections. L’industrie nucléaire française ne peut pas être jouée à la roulette russe et mise en balance avec une poignée de strapontins dorés à l’Assemblée nationale. Ci-dessous, deux réactions intéressantes permettent d’éclairer le débat : l’interview de la responsable CGT-Energies et une lettre destinée aux candidat(e)s à l’élection présidentielle émanant d’une association écologique et que font circuler des communistes de l’Ain craignant pour la centrale du Bugey...


Interview - Virginie Gensel, patronne de la fédération énergie de la CGT, redoute les conséquences sociales d’une sortie du nucléaire et juge que l’arrêt de l’EPR serait « une folie ».

Secrétaire générale de la Fédération nationale mines-énergie de la CGT, revendiquant 60.000 adhérents, Virginie Gensel dénonce, dans une interview au Figaro, l’accord EELV-PS sur le nucléaire. Pour sa part, Bernard Thibault, le secrétaire général de la confédération syndicale, a critiqué vendredi sur BFM Business un mélange « entre les engagements en matière de politique énergétique et les relations des partis pour former des majorités dans les Assemblées ».

Le Figaro - Que pensez-vous de l’accord conclu entre les Verts et le PS prévoyant la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d’ici 2025 ?

Virginie Gensel - C’est un accord irresponsable. On ne peut pas faire reposer la politique énergétique, l’avenir industriel de la France, sur des considérations d’échanges de circonscriptions, de marchandage de coin de table. À la CGT, nous souhaitons un débat véritable sur la politique énergétique globale, dont l’avenir du nuclé­aire. Ce sont des questions complexes qui engagent le pays entier, qui ne peuvent pas être discutées juste à quelques-uns, entre appareils.

Le Figaro - Avez-vous été consultés par les Verts et le PS ?

Virginie Gensel - Non. Il y a un an, nous avons écrit à tous les partis politiques pour leur faire part de nos propositions en matière d’énergie. Nous avons rencontré les Verts, le Parti de gauche, le PCF, mais ni le PS ni l’UMP ne nous ont répondu.

Le Figaro - Qu’est-ce que vous trouvez « irresponsable » dans cet accord ?

Virginie Gensel - Derrière la première intention affichée, réduire le nucléaire, il y a la sortie du nucléaire. Nous sommes favorables au développement des énergies renouvelables, mais elles ne sont pas en capacité, en l’état actuel, de répondre aux besoins. Personne ne fait de réelles propositions pour savoir par quoi on remplacerait le nucléaire. Voyez l’Allemagne, où l’on dit que les énergies renouvelables vont être développées : en attendant, les centrales thermiques sont sollicitées, et l’on augmente tranquillement l’effet de serre.

Le Figaro - Redoutez-vous les conséquences sociales d’un arrêt des centrales ?

Virginie Gensel - Oui, bien sûr, mais pas seulement pour ce qui concerne les emplois du nucléaire. Il y a en France, 3 ou 4 millions de foyers en précarité énergétique, c’est-à-dire qui consacrent une part importante de leurs ­revenus à s’éclairer et se chauffer. Si les prix de l’électricité augmentent, qu’en sera-t-il pour eux ? Le prix bas du courant en France est aussi un élément de compétitivité pour notre industrie.

Le Figaro - Les effectifs dans le nucléaire font actuellement l’objet d’une incroyable guerre des chiffres. Combien d’emplois sont concernés ?

Virginie Gensel - La filière emploie quelque 125.000 personnes, auxquelles il faut ajouter un chiffre équivalent pour les sous-traitants. Cela fait déjà 250.000 salariés, sans compter plusieurs dizaines de milliers d’emplois indirects. Mais n’opposons pas ces emplois à ceux des renouvelables. Pour les énergies vertes, il s’agit de développer une vraie filière industrielle.

Le Figaro - Faut-il poursuivre le chantier de l’EPR à Flamanville ?

Virginie Gensel - Il faut terminer ce projet. Le chantier est aujourd’hui tellement engagé qu’il est impensable de revenir en arrière. Ce serait une folie. L’EPR de Flamanville est un prototype, une tête de série dont il sera très important ensuite d’analyser le retour d’expérience. D’une manière générale, la recherche dans l’énergie, mais également dans le nucléaire, est aujourd’hui insuffisamment poussée. S’agissant de la génération IV des réacteurs, des pays comme la Russie et l’Inde sont en avance par rapport à la France.

Le Figaro - À la suite de la catastrophe de Fukushima , le recours à la sous-traitance par EDF a été évoqué par les experts de l’État comme un enjeu de sûreté. Votre position ?

Virginie Gensel - C’est la CGT qui est intervenue en ce sens. Nous sommes pour que des métiers liés à la sûreté soient réinternalisés et pour un statut de haut niveau pour tous les salariés. Nous avons demandé à Éric Besson, le ministre de l’Industrie, d’ouvrir des négociations sur la sous-traitance.

Source : Le Figaro


Lettre de l’AEPN (Association des Écologistes Pour le Nucléaire) destinée aux candidat(e)s à l’élection présidentielle

Nous avons besoin de plus, pas de moins, de nucléaire

A l’attention de Mesdames et Messieurs les candidats à la Présidence de la République

La disponibilité d’énergie est un élément essentiel pour le développement qualitatif et quantitatif de la société humaine. Elle soulève cependant trois problèmes fondamentaux :

- le risque nucléaire, hélas illustré par les accidents de Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima, perçu, à tort, comme beaucoup plus grave que celui affectant d’autres filières énergétiques (charbon, gaz, pétrole, hydraulique),

- le réchauffement climatique, dont personne ne conteste plus sérieusement la menace, lié aux émissions de gaz à effet de serre des filières fossiles,

- et ... la pénurie d’énergie qui porte en elle le risque d’affrontement entre les hommes, voire entre les peuples.

Depuis l’accident de Fukushima, dont la gravité a été surestimée par les médias, et alors que des militants antinucléaires ont monopolisé le discours sur l’énergie, une attitude irrationnelle se développe vis à vis de notre parc nucléaire. Le monde est, en effet, confronté aux deux défis majeurs que sont l’inéluctable plafonnement de la production de combustibles fossiles bon marché et le réchauffement climatique. La solution pour une société industrielle comme la France est d’électrifier le chauffage des bâtiments et une partie des transports, à condition que la production d’électricité ne fasse pas appel aux combustibles fossiles.

Cette électricité ne peut être produite massivement par du photovoltaïque : son coût est encore prohibitif et, surtout, il produit essentiellement en été, c’est-à-dire lorsque nous en avons le moins besoin. Du fait de son intermittence, l’éolien, en plus de détruire de nombreux paysages remarquables, nécessite un stockage massif de l’électricité dont la technologie n’existe pas et coûterait extrêmement cher en admettant qu’on puisse le réaliser à une échelle suffisante. Nous n’avons pas assez de biomasse pour répondre aux besoins de régulation d’un système électrique et aussi aux besoins de chauffage et de production de biocarburants.

Selon le scénario Negawatt qui, pourtant, ne traite pas sérieusement la question de l’intermittence de l’éolien et du solaire, une sortie du nucléaire ne serait possible qu’au prix d’une division de notre consommation énergétique par un facteur supérieur à 2,2. Nous ne pensons pas que les Français soient prêts à un tel effort de sobriété et d’investissement financier pour faire plaisir aux antinucléaires.

Le kWh nucléaire est non seulement le plus compétitif (même en intégrant les mesures qui seront jugées nécessaires à l’issue des stress tests post-Fukushima), il est le moyen qui fait appel au minimum d’importations influant sur le coût du kWh, il est aussi celui qui donne lieu au minimum d’émission de gaz carbonique.

Chaque année nous accumulons un stock de matière fissile qui correspond à un trimestre de consommation. De plus, dans les réacteurs actuels, nous produisons le combustible qui permettra de démarrer les surgénérateurs qui pourront assurer nos besoins pour des milliers d’années et diviser par 100 la quantité de déchets de haute activité. Le monde ne pourra se passer des réacteurs nucléaires ; continuons donc d’en construire dans notre pays (qui est un de ceux qui en maîtrise le mieux la technique, qui en tire 400.000 emplois et y trouve un des rares atouts industriels qu’il possède encore).

Madame (Monsieur) le candidat à la Présidence de la République, nous vous demandons donc de vous engager à protéger et développer notre parc nucléaire garant d’une électricité à un coût abordable et de notre indépendance énergétique et que, parallèlement à une politique d’économies d’énergie réaliste, soit augmentée significativement la puissance nucléaire de la France pour faire face aux nouveaux besoins (production de chaleur et transports électriques).

Veuillez agréer, Madame (Monsieur) le candidat à la Présidence de la République, l’expression de notre considération.

Source : Site où l’appel est en ligne.

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    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

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    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
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    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).