Refusons de payer pour leurs guerres !

, par  Lafleur

Le 26 juillet à 18:50, par Lafleur En réponse à : Refusons de payer pour leurs guerres !

Bonjour Pierre-Alain,

Merci pour ce texte, que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt. Il me semble qu’il pose une question essentielle : comment faire du refus de la guerre et du refus de payer pour les guerres une question réellement populaire, capable de toucher largement les travailleurs et les classes populaires ?

Je retiens particulièrement ton effort pour relier la guerre à ce que vivent concrètement les gens : pouvoir d’achat, énergie, salaires, services publics, choix budgétaires, mais aussi à la question de l’indépendance de la France. C’est, à mon sens, une piste décisive pour sortir d’un discours sur la paix qui resterait cantonné aux convaincus ou qui serait abstraite.

Mais ton texte me fait aussi penser à une question qui pourrait être prolongée : quelle mécanique militante pouvons-nous construire à partir de cette analyse ? Le PCF dispose déjà de nombreuses propositions dont une résolution. L’enjeu serait maintenant de les transformer en bataille populaire.

Pourquoi ne pas faire de « Refusons de payer pour leurs guerres » un axe de campagne au niveau local et national. Avec une idée très simple : montrer où va l’argent, qui paie, qui profite, et surtout ce que nous pourrions financer à la place. Un véritable « budget de la paix » proposé par le PCF a la fête de l’Humanité mettant en regard dépenses militaires de l’OTAN et de l’UE contre la Russie et son peuple et en face nos besoins populaires : hôpitaux, écoles, salaires, retraites, logement, transports, énergie, réindustrialisation. Bel hommage à Jean Jaurès et à Vladimir Illitch !

Cela permettrait aussi de relier paix, justice sociale, réindustrialisation, écologie et indépendance nationale. Et surtout de passer de l’explication à l’action : tracts simples, réunions publiques, pétition, interventions des élus, batailles locales, implication des syndicats et associations, avec des objectifs concrets et vérifiables.

Il me semble que c’est là que le PCF pourrait apporter quelque chose de spécifique : ne pas seulement dénoncer la politique de guerre, mais organiser une mobilisation pour reprendre l’argent et les choix qui sont aujourd’hui accaparés par la logique de guerre et les profits.

Ton texte ouvre donc, à mes yeux, une question stratégique importante : comment passer de « nous avons raison » à « nous sommes capables de mobiliser et de gagner » ?

Merci encore pour cette réflexion, qui mérite vraiment d’être prolongée collectivement.

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