Il faut bien sûr que la direction du parti, l’équipe de campagne, les directions fédérales proposent partout un plan de travail, des affiches, des tracts, des rendez-vous...
Il faut que le discours du candidat appelant à la mobilisation tout de suite se traduise en décisions locales...
Il faut que les communistes fassent vivre sur les lieux de travail, quartiers et villages l’idée que nous appelons à une révolution, que la présidentielle ne peut qu’être une impasse s’il n’y a pas une vraie rupture avec cette domination des grands intérêts financiers sur la république...
Mais il faut pour cela proposer aux militants et à notre peuple des moyens d’actions concrets et accessibles qui aident à ne pas se laisser enfermer par la pression médiatique dans l’attente électoraliste du vote...
Plus la campagne avance, plus la pression des sondages, des grands discours, le choc de photos et le poids des slogans prendra le pas sur les relations de voisinages, de travail, de solidarité, moins les colères et revendications conduiront à l’action et plus, au contraire, elles se laisseront aspirer par la machine électoraliste...
Une campagne communiste doit au contraire proposer aux citoyens des moyens d’actions concrets pour affirmer
Ces moyens d’actions concrets doivent permettre de tenir les deux bouts de la chaîne, l’urgence du refus de payer la guerre, et la nécessité réelle d’une révolution, d’une rupture radicale qui ne concerne pas d’abord l’Elysée, mais tous les lieux du pouvoir réel, les banques, les grandes entreprises, les milieux financiers...
Peut-on se fixer l’objectif de deux grands batailles nationales avant l’élection présidentielle ?
– une grande pétition lancée par un collectif large sur le refus de la guerre, l’exigence de diplomatie et donc la réorientation des dépenses militaires vers les services publics et la baisse des carburants. Une exigence pour le budget 2027 en préparation.
– et pour ouvrir un débouché à l’exaspération devant des institutions qui ne fonctionnent plus, un régime politique incapable de travailler à la réindustrialisation, à la reconstruction des services publics, à sauver l’hôpital, à défendre le droit à la retraite, la proposition d’un référendum pour une assemblée constituante, permettanbt de mener la bataille pour une nouvelle république, une autre organisation des pouvoirs autour des droits des citoyens et ds salariés. Une élection constituante est nécessaire pour sortir de la méfiance populaire envers des institutions incapables de représenter notre peuple. Elle nous permettrait de défendre la suppression de l’élection présidentielle au suffrage universel.
Deux batailles qui peuvent se rejoindre et répondre à des attentes très larges, dans l’électorat de gauche comme dans l’électorat du RN, comme dans les abstentionnistes. Elles peuvent bousculer le piège d’une élection présidentielle qui ne se jouerait que dans les médias, les réseaux et les sondages. Elles peuvent aider les communistes à mener une campagne utile aux luttes et bousculant le rapport de forces.
« l’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte de classes »

(2002) Lenin (requiem), texte de B. Brecht, musique de H. Eisler
