Une campagne communiste pour les luttes et le rapport de forces une pétition et un référendum pour que le peuple bouscule la campagne

, par  pam , popularité : 23%

C’est un frémissement, mais il illustre une possibilité, qu’une campagne communiste vienne bousculer un rapport de forces défavorable et ouvrir une issue politique contre l’électoralisme, imposant l’intervention populaire contre une médiatisation dirigée d’en haut.

Nous savons bien avec Lénine que l’élection n’est qu’un thermomètre qui dit la vérité du rapport de forces entre capital et travail. Et ce rapport de forces nous est très défavorable depuis longtemps. Le camp du travail ne sait pas mobiliser plus de 3 millions de manifestants un samedi, soit 6 ou 7% des citoyens, et moins de un million de grévistes sur une journée, dans un pays qui compte 30 millions d’actifs dont une grande majorité de prolétaires. Qui se souvient ds 10 millions de grévistes de mai 68 sur plusieurs semaines ?

Et nous savons aussi que la présidentielle dans la 5e république est l’élection permettant le renouvellement de l’organisation par la bourgeoisie de sa domination, quelle que soit la forme qu’elle peut prendre.

Pourtant les premières émissions avec Fabien Roussel rencontrent un écho surprenant, conduisant même Jean-Luc Mélenchon à citer le candidat communiste en le critiquant clairement d’un point de vue de droite « M. Roussel appelle à faire la Révolution. Moi je n’appelle à rien de tout ça, j’appelle à gagner une élection ». Ce n’est pas un hasard si c’est sur le refus de la guerre que Fabien Roussel dérange les médias, comme sur France Inter ou le journaliste désemparé tente de protester. Son affirmation claire que les politiques actuelles ne mènent pas à la paix rencontre un véritable écho populaire.

Pour la première fois, des réseaux sociaux pourtant par ailleurs soutien de Mélenchon parlent positivement des déclarations de Fabien Roussel, comme ce groupe (la brèche) qui écrit "Fabien Roussel redevient communiste, il peut être utile même à Mélenchon en gagnant des voix contre Glucksman et s’il atteint 5%, ce sera un plus pour le deuxième tour..."

Bref, un frémissement, même si la campagne communiste n’est pas vraiment lancée, que les communistes sont pour l’instant trop massivement spectateur...

Comment passer d’un frémissement à une vague s’amplifiant jusqu’à faire évènement ?

Il faut bien sûr que la direction du parti, l’équipe de campagne, les directions fédérales proposent partout un plan de travail, des affiches, des tracts, des rendez-vous...

Il faut que le discours du candidat appelant à la mobilisation tout de suite se traduise en décisions locales...

Il faut que les communistes fassent vivre sur les lieux de travail, quartiers et villages l’idée que nous appelons à une révolution, que la présidentielle ne peut qu’être une impasse s’il n’y a pas une vraie rupture avec cette domination des grands intérêts financiers sur la république...

Mais il faut pour cela proposer aux militants et à notre peuple des moyens d’actions concrets et accessibles qui aident à ne pas se laisser enfermer par la pression médiatique dans l’attente électoraliste du vote...

Plus la campagne avance, plus la pression des sondages, des grands discours, le choc de photos et le poids des slogans prendra le pas sur les relations de voisinages, de travail, de solidarité, moins les colères et revendications conduiront à l’action et plus, au contraire, elles se laisseront aspirer par la machine électoraliste...

« n’agis pas, fais moi confiance... »


Une campagne communiste doit au contraire proposer aux citoyens des moyens d’actions concrets pour affirmer

« agis, fais-toi confiance ! »

Ces moyens d’actions concrets doivent permettre de tenir les deux bouts de la chaîne, l’urgence du refus de payer la guerre, et la nécessité réelle d’une révolution, d’une rupture radicale qui ne concerne pas d’abord l’Elysée, mais tous les lieux du pouvoir réel, les banques, les grandes entreprises, les milieux financiers...

Peut-on se fixer l’objectif de deux grands batailles nationales avant l’élection présidentielle ?
– une grande pétition lancée par un collectif large sur le refus de la guerre, l’exigence de diplomatie et donc la réorientation des dépenses militaires vers les services publics et la baisse des carburants. Une exigence pour le budget 2027 en préparation.
– et pour ouvrir un débouché à l’exaspération devant des institutions qui ne fonctionnent plus, un régime politique incapable de travailler à la réindustrialisation, à la reconstruction des services publics, à sauver l’hôpital, à défendre le droit à la retraite, la proposition d’un référendum pour une assemblée constituante, permettanbt de mener la bataille pour une nouvelle république, une autre organisation des pouvoirs autour des droits des citoyens et ds salariés. Une élection constituante est nécessaire pour sortir de la méfiance populaire envers des institutions incapables de représenter notre peuple. Elle nous permettrait de défendre la suppression de l’élection présidentielle au suffrage universel.

Deux batailles qui peuvent se rejoindre et répondre à des attentes très larges, dans l’électorat de gauche comme dans l’électorat du RN, comme dans les abstentionnistes. Elles peuvent bousculer le piège d’une élection présidentielle qui ne se jouerait que dans les médias, les réseaux et les sondages. Elles peuvent aider les communistes à mener une campagne utile aux luttes et bousculant le rapport de forces.

Brèves Toutes les brèves

Navigation

Annonces