La France face au réel : reconstruire la paix, l’industrie et la souveraineté populaire Contribution pour le prochain Conseil National du PCF.

, par  Herve Poly , popularité : 0%

La rentrée politique risque d’être dominée par une illusion dangereuse : celle d’un retour à la normale de l’économie mondiale. Derrière l’apaisement apparent autour du détroit d’Ormuz demeurent pourtant des tensions géopolitiques majeures, une fragmentation accélérée du commerce mondial et une montée des risques de guerre. La France et l’Europe abordent cette période dans une situation de faiblesse inédite.

Notre pays cumule un déficit commercial proche de 100 milliards d’euros, une désindustrialisation historique, l’affaiblissement de ses services publics et une dépendance croissante pour des productions stratégiques. La fragmentation de l’économie mondiale marque la fin d’un cycle de mondialisation dominé par le libre-échange. Les chaînes d’approvisionnement restent fragiles, les matières premières deviennent des armes économiques et les tensions internationales aggravent les déséquilibres.

Face à cette réalité, une partie des dirigeants européens poursuit une fuite en avant. La russophobie, la logique de blocs et la surenchère militaire de la « coalition des volontaires » éloignent toute perspective de paix durable et détournent des ressources considérables de la reconstruction industrielle, de l’hôpital ou de l’école.

Notre Parti doit apparaître comme la force politique qui regarde le monde tel qu’il est. La paix n’est pas seulement une exigence morale : elle est devenue une condition du redressement économique, industriel et social de la France.

Nous devons faire de cette cohérence notre marque politique autour de trois priorités :

 Relancer la bataille pour la réindustrialisation, avec une véritable politique publique de production et de relocalisation des filières stratégiques.
 Poursuivre et amplifier la défense des services publics, piliers de la cohésion nationale et du développement économique.
 Porter une initiative nationale pour la paix et la coopération internationale, refusant l’escalade militaire permanente et défendant la sécurité collective ainsi que le dialogue entre les peuples.

Notre message doit être simple : sans paix, il n’y aura ni réindustrialisation durable, ni services publics solides, ni pouvoir d’achat retrouvé.

Dans ce contexte, notre projet de société, le socialisme, doit redevenir la perspective politique que nous porterons dans les campagnes électorales à venir. Face aux impasses du capitalisme financiarisé, de la désindustrialisation, de l’austérité et de l’économie de guerre, il propose un modèle fondé sur la maîtrise publique des secteurs stratégiques, le développement des services publics, la réindustrialisation, la coopération entre les peuples et la paix.

Cette rentrée peut être celle du retour au réel. À nous d’en faire le cœur de notre intervention politique.

Brèves Toutes les brèves

Navigation

Annonces