par Ionès Jaoulane, Directeur investissements
Le Fonds monétaire international a publié ce mardi 14 avril ses nouvelles prévisions de croissance mondiale, et le tableau est alarmant : le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran a définitivement enterré les espoirs d’une année 2026 synonyme de reprise, où la croissance mondiale aurait pu atteindre 3,4 %. À la place, le chef économiste du FMI Pierre-Olivier Gourinchas présente trois scénarios — tous mauvais — qui dépendent essentiellement de la durée des hostilités et de leurs répercussions sur le détroit d’Ormuz.
Dans le meilleur cas, un conflit court limiterait la casse à une croissance de 3,1 % et une inflation à 4,4 % ; dans un scénario intermédiaire, le baril grimpant à 100 dollars ferait chuter la croissance à 2,5 % et forcerait les banques centrales à remonter leurs taux ; dans le pire des cas enfin, avec un pétrole à 125 dollars en 2027 et des prix du gaz bondissant de 200 % en Europe et en Asie, la croissance mondiale tomberait à 2,2 % — frôlant le seuil de récession que le FMI fixe à 2 %, un phénomène rarissime qui ne s’est produit que quatre fois depuis 1980.
Et malgré l’annonce d’une trêve temporaire, Gourinchas est catégorique : « Le mal est déjà fait. » La paix, si elle advient, ne suffira pas à effacer les cicatrices économiques d’un conflit qui a déjà changé la donne pour des millions de ménages et d’entreprises à travers le monde.
Alors qu’est-ce qu’on fait pour
1) arrêter l’engrenage en bloquant la machine et là il n’y a qu’un solution se mettre dans la seule position susceptible de l’arrêter en ne se contentant pas de refuser mais en proposant une alternative, la seule possible, le monde multipolaire, ce que paraît avoir compris l’Espagne. La Chine et la Russie viennent de redire leur orientation qui ne part pas de leur seul intérêt de grande puissance mais à travers les pays du sud une réorganisation de la légalité internationale.
2) comment en France même au niveau national comme local nous créons les conditions pour que ceux qui payent la note sont ceux qui ont profité de ce système inique et en dénonçant toutes les complicités.
C es propositions de bon sens sont censurées dès qu’elles apparaissent, recouvertes de tout ce qui peut être inventé pour n’être jamais abordées dans le concret. Notre livre qui proposait que le PCF, les forces de gauche envisagent d’aller vers le monde multipolaire a été et continue à être censuré, une censure multiforme qui nous renseigne sur le fait que l’idéologie est toujours celle de la classe dominante quand elle ne se donne pas de perspectives. L’intérêt de la chose tient à la permanence du phénomène depuis plus de trente ans dans des décennies qui furent celles de la contre révolution néo-libérale ou réputée telle et comment elle prétend se poursuivre alors que la situation s’est renversée et qu’il existe une alternative ?
La censure tend à se renforcer quand l’évidence de la catastrophe que le système représente apparaît dans les faits. Il ne s’agit même plus de masquer la catastrophe mais d’engendrer l’inertie sur les solutions.
A eté censuré non seulement par la bourgeoisie, son monde médiatico-politique notre livre et sa proposition : se tourner vers le monde multipolaire et larguer l’OTAN, toute forme d’allégeance aux USA… mais nous avons été censurés par la presse dite communiste, l’Humanité alliée à ceux qui aujourd’hui tombent le masque et sous des formes diverses attaquent le peu qui a été obtenu au 38 e congrès. Pour dépasser la paranoïa individualiste que pourrait inspirer une telle unanimité je prends de la distance et écrit un livre bilan de 200 pages sur les raisons de la poursuite de la cécité des temps contrerévolutionnaires à aujourd’hui ou au contraire c’est l’impérialisme qui ne cesse de perdre le zugzwang ?
J’écris alors un livre bilan « sociologique » sur cette censure qui se poursuit alors que la situation a changé – qui bien évidemment se heurte à la même censure- néanmoins deux propositions de video me sont faites , l’une à la librairie Tropique. ou vous remarquerez en écoutant la vidéo si vous en avez la patience à quel point il m’est difficile de rester sur le sujet que je souhaite’ traiter. [2]
Mais le périple se poursuit …. toujours dans ce qu’il révèle de la manière dont l’idéologie transforme chacun en sujet de sa propre aliénation…
deuxième proposition : celle de charmants jeunes gens, qui sont convaincus de la nécessité de la pureté révolutionnaire et qui retournent quasiment à Dimitrov, et là nouveau mécomptes de ces « gauchistes », dont les groupuscules sous diverses formes nous offrent les mêmes juvéniles propositions révolutionnaires (au congrès du PCF on retrouve les mêmes émanant comme par hasard en priorité de Paris). Résultat ils ne veulent pas plus publier mon analyse, là l’angle d’attaque est « est-ce que la Chine est vraiment socialiste ? Comment espérer parvenir au communisme si le socialisme n’est pas pur, ils oublient simplement que le socialisme est une transition nécessaire dans lequel la majorité réelle impose sa « dictature » à une minorité, et que le socialisme est fait avec les matériaux, les ruines de la dictature du capital pour le combattre tout en poursuivant le développement des forces productives… C’est ce que je tente d’expliquer concrétement en partant des FAITS, des défis … qui dit simplement la réalité de ce qui nous menace et ce qu’il faut combattre, mais toujours plus sympa que les liquidateurs du PCF qui eux m’effacent moi et mes malheureux co-auteurs. Heureusement il y a encore Delga et Histoireetsociete…
JE SIGNALE QUE NEANMOINS – DANS UNE OBSTINATION MERITOIRE -NOUS SERONS FRANCK MARSAL, COMME INTERVENANT PRINCIPAL ET MOI EN SOUTIEN, A NARBONNE LE PREMIER MAI 2026 GRACE AU MOUVEMENT DE LA PAIX DE L’AUDE INVITES A ANIMER UN DEBAT SUR LES CONDITIONS DE LA LUTTE ACTUELLEMENT.
Que faire ? ce serait bien que ceux qui sont convaincus nous aident à vaincre cette étrange censure sur l’alternative multipolaire : étrange pour reprendre le terme de Marc Bloch sur l’étrange défaite des munichois qui ont refusé de combattre le fascisme alors même qu’ils prétendaient être en guerre et qu’ils sont restés l’arme au pieds. Que faire ? et comment le faire ? Agir, ne serait-ce qu’en relayant cette annonce.
Danielle Bleitrach
« l’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte de classes »

(2002) Lenin (requiem), texte de B. Brecht, musique de H. Eisler
