De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique - commentaires De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique 2018-05-19T05:54:26Z https://lepcf.fr/De-68-au-38e-congres-un-meme-besoin-de-dialectique#comment2922 2018-05-19T05:54:26Z <p>Savoir compter, ça ils savent ! Au point d'en être aliénés dit Marx dans leur grand confort de vie !</p> De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique 2018-05-18T20:02:17Z https://lepcf.fr/De-68-au-38e-congres-un-meme-besoin-de-dialectique#comment2921 2018-05-18T20:02:17Z <p>@ F Velain<br class="autobr" /> Accords, désaccords, c'est secondaire, seul, pour le capitaliste, compte le profit attendu. Le coût de la machine bien que toujours flexible, est, soigneusement, comparé avec celui, tout aussi flexible, de la force de travail. Avant de choisir, le capitaliste compte et recompte, justifiant du même coup ce qui transparaît nettement des écrits de Marx : les capitalistes, dignes de ce nom, savent compter, les autres sont éliminés....</p> De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique 2018-05-18T09:13:30Z https://lepcf.fr/De-68-au-38e-congres-un-meme-besoin-de-dialectique#comment2919 2018-05-18T09:13:30Z <p>On a des points d'accord et beaucoup de points de désaccord...</p> <p>Quand il y a 1000 prolo, le grand rêve du capital est de pouvoir tous les faire tous travailler, car alors toute la plus-value absolue possible sera produite, toute chose égale par ailleurs. (salaire, temps de travail etc...)<br class="manualbr" /> Car pour ce qui concerne le prix à concéder à la force de travail...<br class="autobr" /> 1. Le capital peut toujours espérer tenir plus longtemps que les prolétaires dans les conflits salariaux.<br class="autobr" /> 2. Quand l'absence de concurrence suffisante favorise par trop les revendications de hausse de salaires, il introduit la machine... alors que tant que les salaires sont bas, il peut prendre un peu plus son temps. Dans ce cas, c'est surtout la concurrence de ses pairs qui l'aiguillonne. Marx donne quelques exemple dans le capital pour la première situation. La seconde hypothèse est celle de son développement sur la plus valus-relative.</p> <p>Voilà ma lecture du livre I... <br class="autobr" /> Tu en as manifestement une differente.<br class="manualbr" />Mais on a explicité quelques points de convergence et les autres. C'est déjà pas mal.</p> <p>_</p> De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique 2018-05-18T08:05:49Z https://lepcf.fr/De-68-au-38e-congres-un-meme-besoin-de-dialectique#comment2918 2018-05-18T08:05:49Z <p>@ F Velain<br class="autobr" /> Equation bourgeoise, que vaut-il mieux ?<br class="autobr" /> Produire 100 avec 1000 prolos qui demandent de la rallonge à chaque perfectionnement de l'appareil productif, ou envoyer 100 prolos à Pôle Emploi, ce qui incite les 900 restants à "modérer" les revendications en oubliant aussi bien le chronomètre (cadences) que la pendule (heures sup) ?<br class="autobr" /> Voilà comment "l'armée de réserve" participe, indirectement mais efficacement, à la production de plus-value. A une condition cependant, que l'effectif des sans emplois soit limité pour ne pas provoquer de déflation sur les prix de la production, donc une baisse sur le taux de profit... En conséquence le "plein emploi" est décrété atteint quand le taux de chômage ne dépasse plus les 5% (moins de 1% en 68...) !</p> De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique 2018-05-18T07:11:13Z https://lepcf.fr/De-68-au-38e-congres-un-meme-besoin-de-dialectique#comment2917 2018-05-18T07:11:13Z <p>CN46400,</p> <p>Bonjour...</p> <p>Autant le capital considère que l'armée de réserve n'est pas un problème à gérer car la société produit suffisamment de richesses pour en assurer la survie utile (pour le capital : cf Marx et même Schumpeter...),</p> <p>... autant il ne faut pas croire qu'il ne préfère pas de loin avoir les capacités et l'opportunité d'exploiter l'ensemble des prolétaires car tout chômeur est un temps de travail exploitable en puissance et donc, un temps de travail vivant potentiel, le seul vrai moyen pour le capital de maximaliser la plus-value absolue, base de la plus-value relative etc...<br class="autobr" /> Si une classe est intéressée au plein emploi c'est finalement bien le capital obnubilé par la création de "valeur"<br class="autobr" /> Le prolétariat lui est seulement intéressé par la production suffisante de valeurs d'usages au regard des besoins sociaux et dans un temps de travail le plus court et le plus respectueux possible de l'homme et de ses liens avec la nature...<br class="autobr" /> Est donc révolutionnaire, le développement bien compris de l'efficacité productive du travail, le développement des forces productives et la réduction du temps de travail.<br class="autobr" /> L'appropriation des moyens de production et d'échange vaut ici non comme objectif mais comme condition optimum et décisive pour y parvenir...</p> <p>En attendant la lutte pour réduire le temps de travail et celles d'un travail plus efficace socialement permettent de cheminer et de faire murir les contradictions... donc de crédibiliser l'ambition communiste d'émancipation, de temps libre de toute activité contrainte.</p> De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique 2018-05-18T06:41:20Z https://lepcf.fr/De-68-au-38e-congres-un-meme-besoin-de-dialectique#comment2916 2018-05-18T06:41:20Z <p>@ F Vilain<br class="autobr" /> Le pouvoir de la bourgeoisie repose sur deux tabous particulièrement efficaces. <br /><img src='https://lepcf.fr/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> 1-la pseudo "lutte pour le plein emploi" alors qu'elle sait parfaitement qu'un volant de chômage suffisant pour "maîtriser les coûts de main d'oeuvre", comme il disent, est indispensable pour se protéger des explosions type 1968. Mais suffisamment limité pour permettre une consommation correcte des productions de leurs appareils productifs. <br /><img src='https://lepcf.fr/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> 2- le "libéralisme anti-étatique", alors qu'ils savent parfaitement que leur système ne fonctionne correctement que s'il est cadré par des règles précises et respectées un minimum ; Et donc qu'un état sérieux est indispensable au capitalisme. C'est d'ailleurs cette absence qui explique la misère des bourgeoisies africaines ou sud asiatiques qui sont encore incapables d'exploiter efficacement la force de travail disponible sur place, laquelle est réduite à la misère ou à la migration.</p> De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique 2018-05-17T20:23:20Z https://lepcf.fr/De-68-au-38e-congres-un-meme-besoin-de-dialectique#comment2915 2018-05-17T20:23:20Z <p>CN46400, <br class="autobr" /> Elévation des qualifications d'un coté, et de l'autre baisse.<br class="autobr" /> Le mouvement est double et il était très visible dans la phase d'automatisation de la grande industrie avec la chaine dans l'automobile par exemple. <br class="autobr" /> L'enjeu du numérique est de même nature de ce point de vue, avec l'espérance chez le capital de pouvoir supprimer encore plus d'emplois de qualif. intermédiaires et de parvenir à une suppression totale d'une partie du travail le plus simple par la machine dite intelligente...</p> <p>Le travail est en quelque sorte étiré à ses deux extrémités. Il tend à se simplifier d'un coté et de l'autre à se complexifier... Nul besoin d'en appeler au chômage. Le chômage de masse supprime d'ailleurs seulement l'espoir du salariat de pouvoir négocier le prix de sa force de travail au dessus de sa valeur (cf. Marx et l'armée de resserve qui n'est pas une stratégie mais une sécrétion naturelle de la course à la plus-value relative)</p> <p>Ce qui est vrai est qu'il y a des salariés plus qualifiés qui "apparaissent" et en même temps de moins qualifiés. Les 1ers peuvent prétendre à de meilleurs salaires et les autres s'attendre à se retrouver au SMIC... <br class="autobr" /> Mais les deux populations sont confrontées à une baisse tendancielle de la valeur de leurs forces de travail respectives, les deux n'ayant pas pour autant tout à fait le même salaire minimum en perspective. Dans ce processus, il y a néanmoins au final une tendance au tassement de l'échelle hiérarchique.</p> <p>Donc le grand mouvement qui caractérise le prix de la force de travail, la tendance longue n'est jamais une hausse... C'est d'ailleurs cela qui explique en grande partie la dégradation du partage des richesses, surtout si on limite les luttes salariales au maintien du pouvoir d'achat dont se contentent certains à un titre ou un autre... C'est aussi pourquoi les luttes sur les salaires sont nécessaires mais aussi une guerre d'escarmouches qui ne doit pas détourner outre-mesures des luttes et revendications à portée réellement révolutionnaire...<br class="autobr" /> Nous sommes là sur le terrain des rémunérations individuelles.</p> <p>Sur le plan collectif, celui de la masse salariale du prolétariat, en tout état de cause, le patronat consacre moins de dépenses pour le capital vivant. Sinon, il ne développe ni n'introduit la machine...</p> <p>Tes remarques sur la démographie me semblent pertinentes mais je ne maitrise pas vraiment le sujet. Sur l'influence des formes d'héritage par exemple.</p> De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique 2018-05-17T16:04:31Z https://lepcf.fr/De-68-au-38e-congres-un-meme-besoin-de-dialectique#comment2914 2018-05-17T16:04:31Z <p>@ F Velain<br class="autobr" /> La valeur d'une marchandise, par exemple la force de travail, peut évoluer, du simple fait de l'accroissement des compétences, à la hausse, alors que son prix, du fait du chômage, évolue à la baisse.. <br class="autobr" /> @ B Sarton<br class="autobr" /> La démographie dépend essentiellement du niveau de vie, comme l'atteste la situation en Europe et dans la partie blanche de la population US, et le confirme la situation en Chine où le contrôle des naissances vient d'être levé. L'intérêt matériel pèse très lourd dans la procréation des couples. Le démographe Leroy-Ladurie a démontré que si la France a perdu sa supériorité démographique dans l'Europe du 19°siècle, c'est à cause du code Napoléon qui égalisait les droits à l'héritage de tous les enfants d'une même famille, contre le droit d'aînesse de l'Ancien Régime. Généralisant, sans l'avoir voulu, le "coïtus-interruptus" dans toutes les familles propriétaires de bien mobiliers, paysans surtout, qui voulaient, ainsi, protéger leurs exploitations. Par contre dans les milieux prolétaires, les enfants nombreux enrichissaient (sic), par leur travail, les familles. C'est ainsi que la GB et l'Allemagne ont doublé la France.<br class="autobr" /> Dans de nombreuses contrées arriérées, les naissances sont aussi une forme de cotisation retraite pour les parents...</p> De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique 2018-05-17T13:03:13Z https://lepcf.fr/De-68-au-38e-congres-un-meme-besoin-de-dialectique#comment2913 2018-05-17T13:03:13Z <p>En effet la démographie galopante peut-être freinée par une politique volontariste comme en Chine ou en Inde , mais même freinée elle ne s'arrête pas car les nouvelles générations africaines , sud-américaines et asiatiques et même moyenne-orientales n'abandonneront pas l'activité sexuelle comme le font les populations européennes et américaines avec leur vieillissement. Le nombre d'enfants par femme dans ces régions de la planète resteront plombés à 2 ou 3 avec une prolongation de la vie humaine constante malgré les guerres civiles , les maladies, les drogues ou les accidents climatiques . Le capitalisme ne peut contrôlé ce choix humain qui l'étrangle dans sa domination économique d'autant plus que la terre s'épuise en ressources de matières premières . La nouvelle société communiste en gestation partout dans le monde va prendre sa place par la force des choses et par la volonté populaire de vivre autrement . La monnaie papier qui permet la circulation des marchandises se dévalue par la planche à billets qu'utilisent l'Europe et les Etats-Unis capitalistes pour "sauver" leur système financier exponentielle et bientôt elle n'aura plus aucune valeur . L'utilisation actuelle de la soldatesque par l'occident est une preuve de faiblesse , même si elle fait remonter le prix du baril pour satisfaire les multinationales de l'énergie , d'où la politique agressive de Trump . Le massacre des palestiniens par Israël fait parti de cette stratégie d'augmentation des prix de l'énergie par l'inquiétude d'une guerre prévisible . Cet ensemble de problèmes ne permet pas au capitalisme de perdurer , mais va plutôt entraîner une accélération de sa chute , ce qui est urgent pour sauver l'humanité d'une dramatique fin que la bourgeoisie affolée est capable de commettre avec les bombes nucléaires . Les révolutionnaires partout dans le monde doivent donc rapidement créer les conditions de renversement du système capitaliste avant qu'il ne soit trop tard . "Ouvrons les yeux" et faisons la révolution pour le bien de l'humanité ....</p> De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique 2018-05-17T13:00:42Z https://lepcf.fr/De-68-au-38e-congres-un-meme-besoin-de-dialectique#comment2912 2018-05-17T13:00:42Z <p>"Depuis que le capitalisme existe, la valeur de la force de travail évolue, à la hausse". Je pense que tu as voulu dire à la baisse ?</p> <p>Sinon, je te laisse la responsabilité de cette immense affirmation.</p> <p>Je crois me rappeler que Marx explique au contraire pourquoi le prix de la force de travail a plutôt tendance a baisser puisque la valeur des marchandises que le prolétariat consomme baisse à mesure que le TTSN baisse lui aussi,</p> <p>C'est d'ailleurs une des raisons qui fait dire à Marx que les luttes salariales son nécessaires mais d'escarmouches ou encore que selon le résumé du capital par Engels, Marx a démontré contre les thèses socialistes que "le partage (des richesses) n'est pas la solution mais le problème".</p> <p>_</p> De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique 2018-05-17T06:18:38Z https://lepcf.fr/De-68-au-38e-congres-un-meme-besoin-de-dialectique#comment2911 2018-05-17T06:18:38Z <p>Velain est plus proche de la vérité à mon avis. <br /><img src='https://lepcf.fr/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> 1- Depuis que le capitalisme existe, la valeur de la force de travail évolue, à la hausse. Dans un produit, identique quand à sa fonction (exemple : automobile) il y a de moins en moins de temps de travail. Rien n'indique que cette tendance va s'inverser. <br /><img src='https://lepcf.fr/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> 2- Or c'est du temps de travail nécessaire à la reconstitution de la force de travail que dépendra, comme toujours, la qualité de vie, et de travail, des travailleurs de tous les continents. <br /><img src='https://lepcf.fr/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> 3-Les prévisions démographiques actuelles sont, évidemment, incapables de prendre en compte les révolutions industrielles qui sont attendues en Afrique et dans l'Asie du sud, tout simplement parce qu'on ne peut connaître la cadence de leur développement. Tout juste peut-on noter que depuis l'introduction du capitalisme d'état (NEP de DengXiao Ping) en Chine (1980) l'évolution démographique a été stabilisée.</p> De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique 2018-05-16T19:22:02Z https://lepcf.fr/De-68-au-38e-congres-un-meme-besoin-de-dialectique#comment2910 2018-05-16T19:22:02Z <p>Bonsoir Bernard,</p> <p>Tu introduis une immense problématique la démographie à termes et la capacité du capital à créer suffisamment d'emplois pour les générations déjà là.</p> <p>Moi, je ne sais pas répondre à cela parce que les variables sont en partie indépendante et dans une indépendance possiblement différente qui plus est.<br class="manualbr" /> Je peux dresser la nature du besoin relatif de travail pour un besoin de valeur d'usages plus ou moins prévisibles au regard de l'efficacité productive du travail qu'autorise les sciences et techniques et leurs tendances évolutives.</p> <p>Sur le seul besoin d'emplois, le capital peut avoir soit besoin de moins d'emplois, soit plus.</p> <p>Pour quel solde ? Je ne sais pas répondre. Il suffit d'une découverte pour que le capital puisse déployer une industrie ou des activités nouvelles ne venant que peu voire pas du tout en compétition, en substitution avec les actuelles. A l'exemple de l'électromagnétisme... Impossible de prévoir à priori si le solde d'emploi sera positif ou négatif.</p> <p>Par contre, pour une progression certaine de la quantité de valeurs d'usage produites, je suis certain qu'il faudra relativement moins d'emplois</p> <p>Sur la démographie, je ne suis certain de rien</p> <p>Par contre sur la mondialisation, Marx en traitait à partir de la seule logique du mode de développement du mode de production. <br class="autobr" /> Et je ne crois donc pas que la mondialisation actuelle relève de la démographie. Je ne partage pas l'idée que "L'économie capitaliste est donc face à un choix de survie dans la mondialisation actuelle en transférant ses capacités productives et ses consommateurs en Afrique avec ses 2 milliards d'habitants en 2050 et en Asie avec 5 milliards d'habitants à cette même période . "<br class="autobr" /> Je vois plutot le capital chercher à imposer partout son mode de développement à une échelle toujours plus considérable pour assurer sa soif d'accumulation.</p> <p>En ce sens, l'actuelle mondialisation est d'ailleurs bien differente de celle du XIX et de celle de la 1ere partie du XXe qui restaient dans la ligne de celle du mode de production précédent : un accés facile à des matières premières avant-tout et la revente de produits manufacturés en retour. Analyse de Marx sur l'inde et la GB par exemple...<br class="autobr" /> Sans compter une certaine division du travail selon Ricardo.</p> <p>Ces 3 éléments explosent sous nos yeux, à des échelles plus ou moins décisives. Tous les capitaux veulent pouvoir se valoriser partout de la même manière et l'évolution des connaissances scientifiques, facilitent grandement la tâche.</p> <p>Tout le monde peut accéder rapidement au secret de l'atome, donc développer des centrales nucléaires, de l'imagerie médicales, par exemple ou des mathématiques, donc faire de l'intelligence artificielle...</p> De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique 2018-05-16T12:55:13Z https://lepcf.fr/De-68-au-38e-congres-un-meme-besoin-de-dialectique#comment2909 2018-05-16T12:55:13Z <p>Le capitalisme , au contraire de ce que pense certains d'entre nous , est en déclin accéléré pour une raison principale : la démographie . En effet il est incapable de donner du travail aux générations nées après les années 60 . Face aux 10 milliards d'êtres humains prévus autour des années 2050 (actuellement près de 8 milliards) dont les trois quarts peupleront essentiellement l'Afrique et l'Asie le capitalisme est incapable de mettre au travail l'essentiel des populations , particulièrement la jeunesse . Les technologies robotisées vont d'ailleurs faire empirer le chômage de masse et les conflits de classe dans les années qui viennent .<br class="autobr" /> Ce phénomène se couple au vieillissement des populations blanches en Europe et en Amérique du nord qui ne vont représenter que 10 % de la population mondiale avec un taux de 70 à 80 % de plus de 60 ans . L'économie capitaliste est donc face à un choix de survie dans la mondialisation actuelle en transférant ses capacités productives et ses consommateurs en Afrique avec ses 2 milliards d'habitants en 2050 et en Asie avec 5 milliards d'habitants à cette même période . L'Europe et l'Amérique du nord seront peuplés de vieillards et les Etats de ces régions feront face à une situation sanitaire et sociale dramatique , la jeunesse restante fuyant vers d'autres cieux pour trouver un avenir professionnel intéressant .<br class="autobr" /> Alors nous pouvons penser que ces réalités vont obliger les peuples à réfléchir et à agir pour dépasser ce système et même le supprimer pour organiser autrement la société comme la Chine l'expérimente aujourd'hui avec beaucoup de tâtonnements en mélangeant le socialisme avec une part de capitalisme contrôlé assez étroitement , ce qui n'empêche pas la corruption d'où l'action menée contre les corrompus avec force et pugnacité . <br class="autobr" /> La France en a fini avec ses naissances excédentaires depuis les années 2000 et le vieillissement de la population se développe avec toutes les conséquences de soins en déshérence que nous commençons à voir dans les maisons de retraite et les hôpitaux . Le refus des migrations des politiques gouvernementales depuis les années 90 ne sont exprimés que par les cris du FN et par les conséquences du chômage de masse . Mais à terme ces migrations seront acceptés par la force des choses comme en Allemagne qui a déjà un taux de vieillards de plus de 20 % de la population alors qu'elle a l'industrie la plus importante d'Europe capitaliste . Face à ce changement démographique le mouvement révolutionnaire dit communiste doit donc proposer aux peuples européens une société socialiste-communiste de grande ambition sur tous les plans des besoins humains et entraîner les forces vives dans un combat sans merci contre les capitalistes . Les dirigeants bourgeois en France et ailleurs n'ont un avenir de pouvoir qu'en fonction de la passivité des masses populaires qui peuvent se réveiller rapidement en refusant les conséquences d'une austérité sociale de grande ampleur comme la politique Macronienne la développe aujourd'hui . Si nous voulons éviter le vieillissement du pays nous devons prévoir une politique familiale favorisant les naissances comme le fait Poutine en Russie , sinon nous n'aurons pas les travailleurs nécessaires pour redonner un développement ambitieux de notre nouvelle société communiste dans tous les domaines économiques , sociaux et culturels . Ouvrons les yeux pour une révolution parfaite pour satisfaire tous les besoins humains .</p> De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique 2018-05-11T19:36:41Z https://lepcf.fr/De-68-au-38e-congres-un-meme-besoin-de-dialectique#comment2904 2018-05-11T19:36:41Z <p>Bonsoir,</p> <p>Ce texte fait évidemment l'impasse sur toutes les questions liées à l'international, à la réorganisation de l'internationalisme et au-delà aux enseignements plus généraux, et théoriques des diverses expériences nationales.</p> <p>Je crois que les cadres nationaux restent le point d'ancrage de toute transformation et pratique politique.</p> <p>Quand je considère que le capital entre en régime de croisière après la seconde guerre mondiale, ce n'est évidemment pas aussi tranché, uniforme que cela. J'ai voulu donner un point de repère, de basculement. <br class="autobr" /> C'est d'abord vrai dans les pays qui entrainent le mouvement du capital, l'occident pour faire rapide.</p> <p>Y compris encore aujourd'hui, le capital n'est pas partout réellement, totalement en mode de croisière. La prolétarisation des peuples et donc le développement de la Bourgeoisie n'est pas encore partout celle que connait la France de 2018, ni mème celle de la France en 1945.</p> <p>Par contre la question des connaissances scientifiques est singulière. Les connaissances de la science, leur diffusion possèdent des dimensions universelles. Tous les peuples peuvent y accéder relativement facilement. Cela ne règle pas tout par magie. Passer de la science aux applications peut nécessité une accumulation primitive de capital par exemple. <br class="autobr" /> Mais la maitrise des connaissances est affaire d'abord d'intelligence.<br class="autobr" /> Le travail des hommes ne repose plus sur les mystères du travail entretenus par les corporations d'autrefois autour des savoir-faire. Tout pays peut accéder aux secrets de l'atome, de la mécanique quantique par l'éducation, la formation. Et donc s'en saisir. La Chine a saisi pleinement la science. Cuba s'est spécialisé dans des secteurs nécessitant relativement moins de moyens lourds : je pense à la médecine...</p> <p>De fait, dans tous les pays la question est posée de prendre la mesure des deux grandes avancées de la machine de Turing et de la cybernétique, pour ce qu'elles ouvrent comme possibilités et nécessités au travail, et encore plus largement aux sociétés et à la manière dont les hommes peuvent se comprendre jusque dans leurs rapports sociaux, leurs liens avec la nature et leur rapport à leur intelligence d'eux-mêmes.</p> <p>Les pays de l'Est avaient pris la mesure de l'enjeu dans les années 60 de cette nouvelle donne. Une des causes de leur échec fut de ne pas avoir réussi à assumer un nouveau modèle de développement fondé sur la sublimation et donc l' économie du travail intellectuel comme les forces productives issues du XIX' l'ont permis fait pour le travail manuel. <br class="autobr" /> Une des causes du déracinement du PCF relève de la même difficulté d'être lucide sur ce défi.</p> <p>Une des questions posées à tous les partisans du communisme dans le monde est donc d'être suffisamment conséquents dans l'usage possible des forces productives et de la science.<br class="autobr" /> A défaut, les hommes cherchent une autre voie que le communisme, c'est à dire une société de classes.</p> <p>Il y a une autre manière de réfléchir à partir de 68 et de ce basculement. Je l'ai traitée à l'occasion du 40è anniversaire de 68 dans un numéro de la revue la Pensée. Il s'agit de comprendre pourquoi il est difficile à des organisations influentes de classes et de masses de se transformer devant des transformations aussi fortes des forces productives. En fait, leur défi est de mesurer qu'il faut qu'elles osent déplacer un enracinement de masse qui fait leur force et à fait ses preuves. La prise de risques opposent alors en quelque sorte des conservateurs et des modernes.</p> <p>Les deux approches sont complémentaires. Celle ici présentée tient compte que la transformation des forces productives et ses effets sont devenus évidents. Le problème n'est donc plus pourquoi c'est difficile de déplacer ce centre de gravité. Il est de le changer en restant de classe et de masse quand le doute et l'affaiblissement ont déjà affaibli la cohésion idéologique et l'indépendance idéologique de l'organisation.</p> De 68 au 38ème congrès, un même besoin de dialectique 2018-05-11T17:05:17Z https://lepcf.fr/De-68-au-38e-congres-un-meme-besoin-de-dialectique#comment2903 2018-05-11T17:05:17Z <p>Bonsoir,<br class="autobr" /> ce retour sur mai 68 me parait intéressant... cependant le développement des forces productives et la financiarisation de l'économie incitent, d'après moi, ceux qui enracinent leurs analyses dans les travaux et concept de Marx d' Engels et de Lénine à réfléchir et à conceptualiser pour ici, ce dont témoigne les expériences Cubaine, Chinoise, Bolivienne, Vénézuéliennes... la crise de 2008 a affecté bien au delà des pays sous hégémonie US.<br class="autobr" /> Paule Lanta Ménahem</p>