Intervention de François Ruffin place de la République devant un auditoire nombreux. - commentaires Intervention de François Ruffin place de la République devant un auditoire nombreux. 2016-06-21T10:56:05Z https://lepcf.fr/Intervention-de-Francois-Ruffin-place-de-la-Republique-devant-un-auditoire#comment1913 2016-06-21T10:56:05Z <p><img src='https://lepcf.fr/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> misérable récupération, par le mouvement "Nuit debout" (expression pitoyable d'une pseudo-rébellion de la petite bourgeoisie), du combat contre ce projet de loi.<br class="autobr" /> Le mouvement contre le projet de loi travail a été récupéré par la petite-bourgeoisie ; on en a une preuve flagrante avec le mouvement "nuit debout", mouvement à l'image des sitting des années baba-cool 70, ou mieux des printemps arabes, pré-orchestrés par les grands de ce monde.<br class="autobr" /> Le petit bourgeois, pris, apparemment, de rage mais opposé à tout changement radical de société, ne se reconnaissant dans aucun syndicat et parti politique, et surtout dans aucune lutte des classes, cherche à trouver une solution autre, différente sur le plan de la forme. Cependant, cette petite bourgeoisie est obligée d'étaler le dramatique du contexte social et, donc, d'utiliser de manière éhontée la misère, afin de se présenter comme un mouvement radical anti système. Il est, ainsi, en mesure d'entraîner avec lui les masses vraiment appauvries et précarisées. Cette manière de jouer sur la misère est typique de l'approche "petite bourgeoise", qui cherche par ce biais à contourner la question fondamentale, celle de la lutte des classes.<br class="autobr" /> Malheureusement, force est de constater que le mouvement revendicatif ouvrier est minoritaire face à "nuit debout"et que les syndicats et partis politiques le sont, aussi !La bourgeoisie "rebelle" et sociale démocrate "avalera" le mouvement ouvrier de ce<br class="autobr" /> pays. Et c'est la sociale démocrate"nuit debout" qui négociera le poids des chaînes, que le monde du travail va devoir supporter à vie .<br class="autobr" /> La classe ouvrière n'a que faire, dans sa grande majorité, des syndicats et des partis politiques réformistes (CFDT, CFTC, FO, PS, LR, verts, écolo, MRC, etc...), qui ne sont que des félons et des valets de la finance ! Elle n'a que faire des actionnaires<br class="autobr" /> d'entreprises, des grandes réformes structurelles imposées par l'UE capitaliste et supranationale, celle-ci continuant à détruire le pouvoir d'achat, d'anéantir les acquis sociaux, les services publics, etc..., menant inexorablement les peuples vers le chaos, les guerres, les guerres économiques, la misère, l'esclavage moderne, la précarité, et la concurrence.<br class="autobr" /> Tous cela ne provoque, dans le monde du travail, que démobilisation, résignation, dégoût des syndicats et des partis politiques, suite aux politiques successives mises en oeuvre depuis 50 ans ; certains travailleurs déboussolés font le choix extrême et dangereux du vote FN.<br class="autobr" /> NON, ce dont ont besoin la classe ouvrière et le peuple, c'est d'un syndicat et d'un parti de classe, porteur d'un projet révolutionnaire marxiste, d'une stratégie révolutionnaire en rupture avec l'union sacrée ! Fini, le valet des partis collaborateurs de la finance et du capital ! <br class="autobr" /> Il doit donc se former, autour des travailleurs salariés, un rassemblement populaire majoritaire ; il faut sortir la France de l'euro et de l'UE ! Sinon, aucune politique sociale n'est possible ! Ce rassemblement nécessite l'unité d'action des travailleurs salariés<br class="autobr" /> actifs, retraités, sans emploi, précarisés, ou en formation. Il faut construire le "tous ensemble" dans l'action, défendre le syndicalisme de classe ; il faut développer le débat et l'analyse du monde actuel, l'intervention des communistes dans les luttes,<br class="autobr" /> pour qu'une telle société réellement sociale existe. Il est suicidaire que les grands moyens de production et d'échange bancaire soient accaparés par une poignée de financiers ! Ce n'est plus seulement pour vivre mieux que la majorité des humains a intérêt à une société sans classe et sans exploitation ; en effet, face au capitalisme et au néolibéralisme, la marche vers le communisme est la seule issue pour que l'humanité se développe au 21ème siécle en maîtrisant son rapport à la nature pour permettre à chacun de s'épanouir.<br class="autobr" /> Mais cela est impossible sans révolution socialiste, sans socialisation des grands moyens de production, sans pouvoir politique des travailleurs, sans démocratie pour le plus grand nombre, sans rôle dirigeant des travailleurs dans la société !<br class="autobr" /> Quelle force retrouverions-nous rapidement si nous diffusions massivement et ensemble des tracts exposant un tel programme, au moment où la sociale démocratie et ses satellites antilibéraux étalent leur impuissance !<br class="autobr" /> Fraternellement,<br class="autobr" /> Alain DOTTA.</p> Intervention de François Ruffin place de la République devant un auditoire nombreux. 2016-04-18T04:13:59Z https://lepcf.fr/Intervention-de-Francois-Ruffin-place-de-la-Republique-devant-un-auditoire#comment1809 2016-04-18T04:13:59Z <p>LES NUITS DEBOUT REVEILLENT</p> <p>Beaucoup de jeunes rejoignent les nuits debout, malgré les nettoyages réguliers des pouvoirs publics (pour faire place nette chaque soir) et les provocations des casseurs. Le film de François Ruffin fait un carton. A longueur d'émissions la question des médias est de savoir si ce mouvement va tenir... jusqu'où peut-il aller ? Comment va-t-il s'organiser ? peut-il aboutir à un Podemos à la française... etc<br class="autobr" /> Les syndicats des salariés sont un peu dépassés, la CGT (syndicat de classe dont la direction vire de plus en plus au réformisme), les syndicats réformistes qui tentent de sauvez la loi El Khomri en négociant en douce avec la pouvoir... <br class="autobr" /> Les nuits debout sont mobilisatrices, et pas seulement pour la jeunesse, elles sortent des mobilisations traditionnelles (syndicats, partis politiques), même si l'organisation passe par une structuration parfois semblable le leader est rejeté par les assemblées et l'on note une défiance pour la politique et ses portes paroles actuels. Le mouvement nuits debout tient bien à Paris, et commence à apparaître dans les médias de grande écoute. Les réseaux sociaux permettent une mobilisation rapide et des échanges à l'instant T, tout cela montre une grande différence avec 68 cette mobilisation ne se limite pas à l'hexagone puisque qu'elle fait suite aux indignés, à podemos et est relayée pour créer un mouvement plus large en Europe contre le capitalisme, ce frémissement est porteur d'espoir, à nous de savoir écouter avec modestie, de participer le plus possible au mouvement avec nos idées. Ce monde de la finance et des injustices fait horreur, les nuits debout rassemblent et font réfléchir, saurons nous entendre l'expression de ce besoin de changer la société qui monte et veut inventer d'autres formes de lutte. Mai 68 n'a pas été au bout (le contexte était très différent) à nous de réfléchir et d'agir en conséquence sans vouloir appliquer les vieilles recettes du y'a qu'à faut qu'on, sans donner de leçon, en écoutant, en travaillant ensemble au changement, en retrouvant la fraternité qui nous manque parfois... Les nuits debout nous réveillent.. A suivre</p>