<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Faire Vivre le &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PCF&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!</title>
	<link>https://lepcf.fr/</link>
	<description>Ce site est un outil de travail et de diffusion pour contribuer &#224; l'organisation et au renforcement du Parti Communiste Fran&#231;ais. Il est anim&#233; par le r&#233;seau &#171;&#160;Faire Vivre et Renforcer le PCF&#160;&#187;</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net (Sarka-SPIP)</generator>

	<image>
		<title>Faire Vivre le &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PCF&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!</title>
		<url>https://lepcf.fr/local/cache-vignettes/L144xH142/siteon0-21322.jpg?1721153435</url>
		<link>https://lepcf.fr/</link>
		<height>142</height>
		<width>144</width>
	</image>



 
	<item xml:lang="fr">
		<title>Il faut mettre sur la table un grand projet de soci&#233;t&#233;</title>
		<link>https://lepcf.fr/Il-faut-mettre-sur-la-table-un-grand-projet-de-societe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lepcf.fr/Il-faut-mettre-sur-la-table-un-grand-projet-de-societe</guid>
		<dc:date>2017-09-14T08:33:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Auray</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Intervention de Marc Auray (&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CGT&lt;/span&gt; h&#244;pital du Vinatier). &lt;br class='autobr' /&gt; Bonjour je m'appelle Marc Auray. Je travail au &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CHS&lt;/span&gt; le Vinatier. Je milite sur l'h&#244;pital et sur le d&#233;partement. Je ne partirai pas de t&#233;moignages de luttes, parce que dans l'action sociale, les maisons de retraites, les h&#244;pitaux, elles se multiplient et sont en grand nombre. Il y en a de petites, de plus grandes. Elles portent sur les conditions de travail dans un service, contre la fermeture d'un &#233;tablissement, contre la fusion de&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://lepcf.fr/-Revue-Unir-les-communistes-" rel="directory"&gt;Revue &#171;&#160;Unir les communistes&#160;&#187;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lepcf.fr/local/cache-vignettes/L121xH150/arton3638-33694.jpg?1728732151' class='spip_logo spip_logo_right' width='121' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Intervention de Marc Auray (&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CGT&lt;/span&gt; h&#244;pital du Vinatier).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bonjour je m'appelle Marc Auray. Je travail au &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CHS&lt;/span&gt; le Vinatier. Je milite sur l'h&#244;pital et sur le d&#233;partement. Je ne partirai pas de t&#233;moignages de luttes, parce que dans l'action sociale, les maisons de retraites, les h&#244;pitaux, elles se multiplient et sont en grand nombre. Il y en a de petites, de plus grandes. Elles portent sur les conditions de travail dans un service, contre la fermeture d'un &#233;tablissement, contre la fusion de plusieurs services entre eux, pour avoir des effectifs plus nombreux, pour l'am&#233;lioration des conditions de travail, pour l'am&#233;lioration des conditions de soin comme c'est actuellement le cas dans la psychiatrie de secteur, pour obtenir ou conserver des lits classiques qui sont supprim&#233;s, au profit de structures enfermantes d'une conception s&#233;curitaire, d'autres enfin pour d&#233;fendre l'extra-hospitalier, c'est-&#224;-dire une psychiatrie de proximit&#233;, son ouverture sur les quartiers avec de petites structures pour un soin au plus pr&#232;s des gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On arrive &#224; gagner des choses, mais il faut reconna&#238;tre que malgr&#233; tous nos efforts, nous sommes dans une politique d'accompagnement de la crise. Si l'on obtient des postes ici, c'est qu'on les a pris ailleurs, &#224; d'autres. Si l'on obtient une am&#233;lioration &#224; un endroit, cela a une cons&#233;quence d&#233;sastreuse dans un autre endroit, dans un autre secteur de l'h&#244;pital qui sera mis en souffrance. Si on a &#233;vit&#233; la fermeture d'une structure publique ce sera au prix d'une fusion avec un autre &#233;tablissement, etc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sortir de cela, il nous faut dire &#224; nos camarades et leur faire comprendre qu'il ne doivent pas avoir la notion de leur seul &#233;tablissement au c&#339;ur de leurs pr&#233;occupations mais une notion de luttes beaucoup plus large. Il leur faut savoir, penser en terme de service rendu &#224; la population et non en terme de boutique. Trop de camarade vivent leur &#233;tablissement comme le centre du monde. Nous devons leur expliquer que s'ils peuvent r&#233;cup&#233;rer ceci, ou cela, ce sera au prix de la fermeture d'une maison de retraite ou de la disparition d'un petit &#233;tablissement de proximit&#233;. Un &#233;tablissement peut r&#233;cup&#233;rer des moyens suppl&#233;mentaires, devenir plus important mais il laisse en contre partie un d&#233;sert sanitaire autour de lui. Nous voulons pouvoir &#234;tre le centre d'une bataille politique pour maintenir une activit&#233; de soin de qualit&#233; pour tous, qui couvre tout le territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation que je vous d&#233;cris est symptomatique de ce que nous vivons tous, or si nous ne prenons pas de la hauteur avec des consid&#233;rations d'ordre plus g&#233;n&#233;ral, quelques soit le nombre de nos luttes nous sommes condamn&#233;s. Il faut s'y mettre tous ensemble, &#224; partir d'une r&#233;flexion collective, afin de revenir sur des luttes qui assurent la d&#233;fense d'un soin de qualit&#233; sur tout le territoire. Chacun a le droit de bien vieillir et de b&#233;n&#233;ficier d'une pr&#233;vention maximum, pas seulement les riches. Il faut nous r&#233;approprier la notion d'acc&#232;s au soin pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat est triste, mais il n'y a pas de fatalit&#233;. Il est le r&#233;sultat d'une politique de sant&#233; et de la protection sociale men&#233;e depuis des ann&#233;es par les politiques successives des diff&#233;rents gouvernements de gauche et de droite. D'ailleurs il n'est pas rare de rencontrer des directeurs qui tombent d'accord sur ce point avec nous, mais c'est pour nous faire comprendre qu'il n'y a pas d'autres issues. Nous, face &#224; ces politiques, nous ramons, mais nous leur r&#233;pondons que &#231;a ne change pas notre d&#233;termination et que si gauche et droite de gouvernement disent la m&#234;me chose, on s'en fout, car nous travaillons &#224; faire entendre aux salari&#233;s que ces politiques sont nocives, d'o&#249; qu'elles viennent et que nous d&#233;fendons une autre politique, une politique qui ne tient compte ni des ordonnances Jupp&#233;, ni de la Loi Bachelot ou de la loi Touraine impos&#233;e au 49.3, car ces politiques ne sont tourn&#233;es que vers un seul objectif, un service de sant&#233; adapt&#233; au syst&#232;me du capitalisme et des lois du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, nous les combattons &#224; tous les niveaux, y compris sur les petites choses, avec &#224; chaque fois la volont&#233; d'un &#233;largissement des contenus. Il y a n&#233;cessit&#233; d'un &#233;largissement de ces questions &#224; l'interprofessionnel. Cette assembl&#233;e peut en &#234;tre l'occasion, mais il y a eu aussi, par exemple, la semaine derni&#232;re, le congr&#232;s de Marseille pour en parler. Au travers de ces assembl&#233;es, de ces congr&#232;s, nous avons obligation d'avoir une r&#233;flexion ouverte &#224; tous, parce que ces questions ne concernent pas seulement les salari&#233;s de la sant&#233;, elles concernent toute la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi de telles rencontres sont int&#233;ressantes. Il faut s'en saisir pour poser la question&#160;: la s&#233;cu c'est quoi, la sant&#233; c'est quoi, l'h&#244;pital, la protection sociale c'est quoi&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Tous ces secteurs d'activit&#233; sont financ&#233;s par les cotisations des salari&#233;s et des travailleurs du pays. Que l'on travaille dans le commerce, dans l'industrie, dans les services publics, la r&#232;gle est pour tous la m&#234;me. Ce sont nos cotisations qui les financent. Nous finan&#231;ons tous la s&#233;curit&#233; sociale. Elle est notre bien. Nous, salari&#233;s de la sant&#233;, n'existerions pas sans le commerce, l'industrie, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut se le dire clairement. De ce point de vue, la loi travail que l'on combat aujourd'hui est sans doute le moment de dire que nous avons des choses en commun &#224; d&#233;fendre comme le code du travail, la s&#233;curit&#233; sociale, le partage des richesses pour r&#233;pondre aux besoins de tous. Ce sont d'ailleurs autant de th&#232;mes qui ont frapp&#233; &#224; la porte de notre congr&#232;s comme je ne l'avais encore jamais entendu faire. Mais il ne faut pas en rester l&#224;. Il faut le faire vivre dans nos entreprises, dans nos syndicats, dans nos communes. Ils faut pouvoir le discuter ensemble et nous avons des atouts pour y parvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut une politique affermie qui d&#233;passe la conscience que nous avons des choses depuis notre petit &#233;tablissement, notre secteur de travail ou encore notre cadre f&#233;d&#233;ral. Rester &#224; ces niveaux, c'est se donner des objectifs de d&#233;faites alors qu'&#224; l'inverse, si nous &#233;largissons notre horizon aux probl&#232;mes d'ensemble, nous trouverons des motifs de victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, toutes les lois de sant&#233; comme je le disais tout &#224; l'heure, sont tourn&#233;es vers le secteur capitaliste et ses lois du march&#233;. On nous parle de d&#233;passements d'honoraires, de d&#233;remboursements massifs de m&#233;dicaments et d'actes divers, d'augmentation des forfaits hospitaliers, de regroupements d'h&#244;pitaux, de fermetures de service dans le secteur public dont certains d'ailleurs n'ouvrent jamais, parce qu'une fois construit, les moyens ne suivent pas et ne le permettent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre toute attente, la Loi Touraine est plus nocive que la Loi Bachelot. Vous me direz comment on en arrive l&#224; sous un gouvernement de gauche&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Cela arrive tout simplement parce qu'ils ont fait une analyse tr&#232;s claire de la situation. Seul 30 a 35&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;% des objectifs de la loi Bachelot ont pu &#234;tre appliqu&#233;s. Pour eux cela a &#233;t&#233; un &#233;chec. Le gouvernement de gauche qui s'est bien gard&#233; une fois &#233;lu d'annuler la loi Bachelot, a au contraire chercher les raisons de ses &#233;checs pour y rem&#233;dier. C'est ainsi qu'il met en place des &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;GHT&lt;/span&gt; (groupement hospitalier de territoire) avec l'objectif de ramener les 2.000 &#233;tablissements existants &#224; 110 en imposant une sorte de dictature sanitaire. Cela veut dire qu'il y aura le minist&#232;re, les &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ARS&lt;/span&gt; ( agence de gestion r&#233;gionale) et les 110 &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;GHT&lt;/span&gt;. Une ligne directrice avec &#224; la t&#234;te &#224; chaque niveau des mercenaires du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi nous proposent-ils cela&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Parce que la loi Bachelot a &#233;t&#233; mise en &#233;chec. Elle ne l'a pas &#233;t&#233; cons&#233;cutivement &#224; une grande lutte d'ensemble mais par une capacit&#233; de r&#233;sistance dans les &#233;tablissements, dans les communes, les d&#233;partements, les r&#233;gions, par la mobilisation des populations et de leurs &#233;lus. C'est ainsi que des s&#233;nateurs et des d&#233;put&#233;s qui avaient vot&#233; la loi des deux mains, se sont retrouv&#233;s &#224; demander de stopper son application sur les territoires, sous la pouss&#233;e de leurs &#233;lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;sistance de la base &#233;tait le fait des usagers, des salari&#233;s, des m&#233;decins y compris de directeurs d&#8216;&#233;tablissements qui tra&#238;naient les pieds pour l'appliquer. C'est apr&#232;s avoir fait ce constat que la nouvelle &#233;quipe gouvernementale et la haute administration ont d&#233;cid&#233; de r&#233;duire le nombre de d&#233;cideurs, esp&#233;rant pouvoir faire appliquer plus facilement leur politique de r&#233;duction des d&#233;penses. Ils ont mis en place ce que nous analysons &#234;tre une v&#233;ritable dictature sanitaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous en sommes donc l&#224;. Pendant que s&#8216;applique cette politique, le manque cruel de personnel se fait d'avantage ressentir. Nos coll&#232;gues s'&#233;puisent. L'&#233;nervement monte dans les services. Dans les urgences, tout le monde fait le constat que les violences augmentent de mani&#232;re inqui&#233;tante. Les temps d'attente s'allongent parfois dramatiquement. Les gens se font de plus en plus agressifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans mon h&#244;pital, il y avait un projet d'accueil d'urgence magnifique mais il est tr&#232;s vite devenu impossible &#224; vivre. Pr&#233;vu pour accueillir 11 personnes &#224; l'origine, il en re&#231;oit de fait trente pour un nombre inchang&#233; de lit. Comment voulez vous que dans ces conditions, il n'y ait pas de tensions et que la violence ne s'y trouve pas convoqu&#233;e&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;br class='autobr' /&gt;
La violence dont nous parlent les m&#233;dias a des causes. Elle est cr&#233;&#233;e par le manque de moyens, voulu par leur politique. Quand ils licencient, c'est de la violence. Les camarades d'Air France en savent quelque chose. Quand ils ne mettent pas les moyens qu'il faut dans les h&#244;pitaux alors qu'il y a &#233;norm&#233;ment de besoins, c'est aussi une violence faite pour les populations les plus pauvres, car ce sont avant tout elles qui sont touch&#233;es par ces carences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces situations aggravent les conditions de travail. Elles augmentent la souffrances des salari&#233;s. Un &#233;tablissement comme Degenette qui d&#233;pend du minist&#232;re de la D&#233;fense conna&#238;t un taux d'absent&#233;isme de 40% de l'effectif, pour cause de maladie ou d'accident du travail. Si une telle chose est possible, cela provient avant tout des objectifs fix&#233;s pour cet &#233;tablissement dont la fermeture est programm&#233;e pour raison d'&#233;conomie alors qu'il &#233;tait utile &#224; toute une partie de la population. Le gouvernement est moins regardant quand il faut d&#233;penser pour ses guerres n&#233;ocoloniales&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi la maltraitance institutionnelle des usagers. Parlez-en aux personnels des maisons de retraites, demandez leur ce qu'ils pensent de la mani&#232;re dont on leur demande de faire les toilettes, quand il ne peuvent m&#234;me plus prendre le temps de parler avec leurs patients. Ils ont mal &#224; leur conscience de professionnels. Ils sont de plus, mals dans leur peau de soignant quand les gains de productivit&#233; sont partout. Au lieu de chercher des solutions humaines pour rem&#233;dier &#224; ces situations, les directions pr&#233;f&#232;rent recourir aux solutions administratives. La fr&#233;quence des conseils de discipline ne cesse d'augmenter pour r&#233;gler les situations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le cas de cette infirmi&#232;re qui se retrouve convoqu&#233;e pour une erreur de distribution de m&#233;dicament alors qu'elle &#233;tait seule dans le service depuis plus de vingt jours. On ne traite pas les causes mais c'est le personnel qui fait les frais de tous les dysfonctionnements. Dans les h&#244;pitaux et surtout dans les &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;EPAD&lt;/span&gt;, les personnels n'en peuvent plus. La situation est grave.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous rabat la t&#234;te avec les progr&#232;s engrang&#233;s par la m&#233;decine, mais &#224; qui profitent-ils&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? La grande id&#233;e de la s&#233;curit&#233; sociale &#233;tait de permettre le d&#233;veloppement d'un meilleur &#233;tat de sant&#233; pour la population, de donner la possibilit&#233; &#224; tous d'&#234;tre en bonne sant&#233;. Il faut rappeler ce fait. Gr&#226;ce &#224; la s&#233;curit&#233; sociale, l'&#233;tat g&#233;n&#233;ral de la population et l'esp&#233;rance de vie se sont notablement am&#233;lior&#233;s dans les ann&#233;es qui ont suivie sa cr&#233;ation. Maintenant au contraire, les clignotants passent au rouge. En mati&#232;re de bonne prise en charge, nous avons beaucoup r&#233;gress&#233;. Il y a 17&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;% de la population de notre pays qui doit renoncer aux soins pour motif &#233;conomique. Et 25&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;% chez les &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les frais de sant&#233; prennent des proportions &#233;normes dans les budgets des m&#233;nages et ne cessent d'augmenter. Les d&#233;remboursements deviennent de plus en plus fr&#233;quents et leur d&#233;cote de plus en plus important. La s&#233;cu ne suffit plus pour &#234;tre soign&#233; correctement. Il faut recourir &#224; une mutuelle, parfois &#224; deux pour y parvenir, tant dans ce domaine aussi les choses se d&#233;gradent c&#244;t&#233; remboursements. Les salari&#233;s doivent prendre de plus en plus sur leur propre budget quand des ponts d'or sont fait aux capitalistes. En clair, les augmentations d'honoraires donnent le pouvoir aux riches de se faire soigner plus vite&#160;et mieux&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le secteur de la sant&#233;, nous sommes de plus en plus nombreux &#224; penser qu'il faut mettre sur la table un grand projet de soci&#233;t&#233;. La s&#233;curit&#233; sociale n'est pas finie. Nous sommes au contraire au d&#233;but d'une aventure qui avait commenc&#233; avant la lib&#233;ration. Elle doit &#234;tre poursuivie. Non seulement il faut regagner le terrain perdu, mais il faut revenir au 100&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;% de remboursement initial sans d&#233;boursement, sans que cela ne co&#251;te un euro de plus aux salari&#233;s. Il faudra int&#233;grer les mutuelles et que soient pris en charge tous les frais entrepris, mettre sur la table toutes les donn&#233;es sur le plan interprofessionnel. Il s'agit d'un d&#233;fi soci&#233;tal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut que la S&#233;cu soit g&#233;r&#233;e par les salari&#233;s, les &#233;tudiants et les ch&#244;meurs. Qu'elle fasse l'objet d'&#233;lections r&#233;guli&#232;res qui donnent la possibilit&#233; de d&#233;bats permanents avec les citoyens. Il faut en m&#234;me temps un grand service public de sant&#233;, d'action sociale et de r&#233;sidence pour personnes &#226;g&#233;es. Il faut dans le m&#234;me temps faire cesser la logique de prestataires de services qui domine actuellement. Cela r&#233;clame un vrai changement de soci&#233;t&#233;, du courage politique et un engagement dans la lutte de tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le congr&#232;s de la &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CGT&lt;/span&gt; l'a rappel&#233;, la sant&#233;, comme le code du travail, appartiennent &#224; tout le monde. Le congr&#232;s a rappel&#233; aussi, du d&#233;but &#224; sa fin, que la question de la lutte de classe, de la lutte de masse, devait &#234;tre et rester son objectif. Il ne s'agit pas l&#224; d'un simple enjeu de mots. C'est une affaire de fonds qui prend du temps. Et si en apparence, cela ne change pas les choses, il n'en demeure pas moins que cela a donn&#233; &#224; ce congr&#232;s et aux luttes qui viennent une autre ambiance que celle que nous venons de conna&#238;tre toutes ces ann&#233;es, une autre perspective. Ce sont des mots que l'on n'avait pas entendu depuis longtemps &#224; la tribune d'un congr&#232;s de la &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CGT&lt;/span&gt;. Ils r&#233;apparaissent aujourd'hui. Je m'en f&#233;licite. Il faut se les r&#233;approprier et les faire vivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>La peur doit changer de camp&#160;!</title>
		<link>https://lepcf.fr/La-peur-doit-changer-de-camp</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lepcf.fr/La-peur-doit-changer-de-camp</guid>
		<dc:date>2011-11-16T20:25:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Auray</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Et voil&#224;, encore une fois on stigmatise les salari&#233;s, les fonctionnaires, qui seraient les fraudeurs de la s&#233;curit&#233; sociale.&#160;Ces salauds de salari&#233;s, tous des profiteurs, nous dit le gouvernement de Sarkozy Fillon. Il faut les mettre au pli, on va leur apprendre &#224; respecter la loi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et on nous tape dessus avec des matraques, on nous envoie des gaz lacrymog&#232;nes quand on se mobilise pour d&#233;fendre nos droits. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un ouvrier a une esp&#233;rance de vie inf&#233;rieure de 7 ans &#224; celle d'un cadre et nous ne&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://lepcf.fr/-Lutter-Unir-Rassembler-" rel="directory"&gt;Lutter, Unir...&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et voil&#224;, encore une fois on stigmatise les salari&#233;s, les fonctionnaires, qui seraient les fraudeurs de la s&#233;curit&#233; sociale.&#160;Ces salauds de salari&#233;s, tous des profiteurs, nous dit le gouvernement de Sarkozy Fillon. Il faut les mettre au pli, on va leur apprendre &#224; respecter la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et on nous tape dessus avec des matraques, on nous envoie des gaz lacrymog&#232;nes quand on se mobilise pour d&#233;fendre nos droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ouvrier a une esp&#233;rance de vie inf&#233;rieure de 7 ans &#224; celle d'un cadre et nous ne parlons pas de celles et ceux qui travaillent en &#233;quipe, dans de tr&#232;s mauvaises conditions, en contact avec des produits dangereux. Leur esp&#233;rance de vie est r&#233;duite de combien&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fraudeurs et les assassins ce sont les patrons, ceux qui ne payent pas les cotisations sociales, ceux qui, comme le gouvernement, n'augmentent pas les salaires, ceux qui licencient pour faire encore plus de profit. N'oublions pas non plus le gouvernement qui fait des ponts d'or aux entreprises, aux banquiers, aux sp&#233;culateurs et rentiers&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; c'est ce m&#234;me gouvernement qui met en face des salari&#233;s des &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CRS&lt;/span&gt;. Qui ne dit rien quand Peugeot ou la Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale (pour ne citer qu'eux) licencient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un arr&#234;t maladie est aujourd'hui souvent le sympt&#244;me de conditions de travail d&#233;grad&#233;es, une r&#233;ponse au m&#233;pris&#8230;&#233;trangement ce gouvernement ne parle pas des 400 suicides (ce nombre est minimis&#233;) par an li&#233;s au travail. Prend-il des mesures pour rem&#233;dier &#224; ces suicides&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Entend-il la d&#233;tresse de ceux qui travaillent&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Non, il s'en fout&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; au contraire il d&#233;veloppe, au nom du profit une politique de plus en plus inhumaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est plus facile d'insulter les personnels, les salari&#233;s, qu'ils soient du public ou du priv&#233; en les traitant de fraudeurs, en prenant des mesures toujours plus antisociales que de s'attaque au grand patronat, aux banquiers et aux sp&#233;culateurs en tout genre, aux actionnaires qui plombent le pays et qui prennent les populations du monde entier en otage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'esclavage moderne c'est l'esclavage tout court.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, la lutte de classe, la lutte de masse doit s'imposer face &#224; cette population de nantis qui nous crache &#224; la figure. Elle doit s'imposer par tous les moyens&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; notre moyen &#224; nous c'est la masse, le combat collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La peur doit changer de camp&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, nous pourrons, en nous rassemblant maintenir et d&#233;velopper nos droits, nous mettre en route pour de nouvelles conqu&#234;tes. Ceux d'en face n'ont qu'une peur, c'est que nous le faisions. Et ils tentent, &#224; travers leurs lois et leurs larbins de nous contenir, de contenir notre col&#232;re et de la diriger vers de mauvaises cibles. Opposition public priv&#233;, d&#233;signation de boucs &#233;missaires, les &#233;trangers, les sans papiers, les &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;profiteurs&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons-nous, dans toute l'histoire les maux ne sont jamais venus du peuple mais de ceux qui nous exploitent et qui profitent de notre travail. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vive la lutte de classe, vive la lutte de masse&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la meilleure fa&#231;on de lutter contre l'intoxication gouvernementale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Auray&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Secr&#233;taire de la &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CGT&lt;/span&gt; du Vinatier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>


 
	


 
	

</channel>
</rss>
