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	<title>&#171; D&#233;croissance ou socialisme ? &#187; - commentaires</title>
	<link>https://lepcf.fr/Decroissance-ou-socialisme</link>
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Ces derni&#232;res ann&#233;es s'est install&#233;e en Italie, comme dans d'autres pays avanc&#233;s, ce qu'on appelle la th&#233;orie de la d&#233;croissance. Cette th&#233;orie tire sa fortune de divers facteurs. En premier lieu, de l'affaiblissement d'une tradition cr&#233;ative marxiste adapt&#233;e &#224; notre &#233;poque, en partie en raison de l'offensive id&#233;ologique continue et massive &#224; laquelle elle a &#233;t&#233; soumise de la part de la pens&#233;e dominante. La substitution de la contradiction homme-nature &#224; celle travail salari&#233;-capital, a &#233;t&#233;&#160;(&#8230;)
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	<language>fr</language>
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    <item>
        <title>&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;D&#233;croissance ou socialisme&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Une sans doute trop longue r&#233;flexion.... sur la probl&#233;matique de la d&#233;croissance... et bien au del&#224;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!</title>
        <link>https://lepcf.fr/Decroissance-ou-socialisme#comment336</link>
        <dc:date>2011-07-27T20:15:32Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Int&#233;ressant&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Qu'est-ce que la finitude des ressources naturelles&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Et d'abord, qu'est-ce qu'une ressource naturelle&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Le bois a longtemps &#233;t&#233; pour l'humanit&#233; une ressource naturelle essentielle, avant de devenir une production agricole renouvelable. La question de sa finitude ne se pose qu'en termes de gestion et de pr&#233;servation des for&#234;ts et de leurs &#233;cosyst&#232;mes. Mais le bois a &#233;videmment un avenir parmi les ressources les plus indispensables &#224; l'humanit&#233;&#8230;&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
La ressource naturelle min&#233;rale la plus indispensable &#224; la vie est l'eau. Son stock sur la plan&#232;te est &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;fini&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Pour autant, il ne diminue pas. Il change de forme physique et de positionnement g&#233;ographique&#160;: tel d&#233;sert fut il y a des millions d'ann&#233;es un oc&#233;an&#8230; Il n'en reste pas moins que la gestion de cette ressource par l'humanit&#233; est un probl&#232;me d'une gravit&#233; sans commune mesure avec la gestion des stocks d'&#233;nergie fossile, alors m&#234;me que nous ne risquons pas de manquer d'eau. Qui ignore que 10% de l'humanit&#233; n'a pas acc&#232;s &#224; l'eau et en meurt&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?! Qui ne voit pas que cette ressource la plus fondamentale est une des plus soumises &#224; la loi du profit&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Qui ne comprend pas que l'eau devrait &#234;tre d&#233;clar&#233;e tr&#233;sor de l'humanit&#233;, et que son acc&#232;s devrait &#234;tre assur&#233; gratuitement &#224; tout &#234;tre humain au m&#234;me titre que l'air qu'il respire&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Et enfin quelle r&#233;ponse cr&#233;dible la d&#233;croissance peut-elle apporter &#224; cette probl&#233;matique&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Existe-t-il une fa&#231;on &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;antiproductiviste&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; de puiser, de traiter (voire de dessaler) et d'acheminer l'eau vers tous les humains en suffisance&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Quant aux autres ressources min&#233;rales, tout en &#233;tant finies et non renouvelables, elles se divisent finalement en deux cat&#233;gories, les recyclables (les m&#233;taux&#8230;), et les non recyclables (p&#233;trole, charbon&#8230;) &#192; propos des deux derni&#232;res, Pierre-Alain a raison&#160;: Tout d&#233;pend de l'usage qu'on en fait.&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Car au bout du compte, l'humanit&#233; n'a jamais utilis&#233; telle ou telle ressource qu'en attendant de trouver mieux&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; le vent poussait nos bateaux avant la vapeur, aujourd'hui il revient sous forme d'&#233;oliennes&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! &lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Si on n'utilisait plus (ou beaucoup moins) le p&#233;trole comme carburant ou comme combustible, dans les transports ou le chauffage, le stock en serait suffisant pour des si&#232;cles, l&#224;-aussi en attendant de trouver mieux. Idem pour le charbon dont les stocks actuellement connus, et au vu de la consommation d'aujourd'hui, sont de quatre si&#232;cles. Ce n'est pas anodin quand on sait que le charbon est l'&#233;nergie primaire la plus utilis&#233;e aujourd'hui sur la plan&#232;te (30%). Si les recherches sur la capture du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CO2&lt;/span&gt; aboutissaient, ce minerai retrouverait &#224; coup s&#251;r une seconde jeunesse&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Ne parlons pas de l'uranium qui est le m&#233;tal le plus pr&#233;sent sur terre&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Bien entendu, on m'objectera que ces quelques si&#232;cles d'autonomie marquent justement la &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;finitude&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; de ces mati&#232;res, et donc la pr&#233;carit&#233; de l'avenir de l'humanit&#233; et donc la n&#233;cessit&#233; d'une &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;d&#233;croissance&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Mais n'est-ce pas faire peu de cas des recherches en cours dans tous les domaines&#160;: &#233;conomies d'&#233;nergies, supraconducteurs &#233;lectriques, &#233;nergie solaire, piles &#224; combustibles, pompes &#224; chaleur, g&#233;othermie, &#233;nergie marine, fusion nucl&#233;aire, transports propres&#8230; Qui imagine que rien de nouveau ne sera apparu d'ici quatre si&#232;cles&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?!&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Alors oui&#160;: on sortira du nucl&#233;aire&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; parce qu'on aura mieux, plus efficace, moins cher, plus sur, plus propre. D&#233;velopper fortement la recherche et le d&#233;veloppement, c'est en tout cas proposer un avenir plus acceptable &#224; dix milliards d'humains, que leur pr&#244;ner la d&#233;croissance.&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Restent &#233;videmment les questions de la ma&#238;trise des ressources, de leur accaparement, de la sp&#233;culation dont elles sont l'objet, des enjeux g&#233;ostrat&#233;giques cruciaux qu'elles repr&#233;sentent, et qui sont la cause directe de la mort de centaines de milliers d'humains. Mais cela, c'est l'histoire du capitalisme, de l'imp&#233;rialisme, du colonialisme, qui sont tous les trois particuli&#232;rement &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;renouvelables&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&#8230;&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Dautrey</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;D&#233;croissance ou socialisme&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Une sans doute trop longue r&#233;flexion.... sur la probl&#233;matique de la d&#233;croissance... et bien au del&#224;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!</title>
        <link>https://lepcf.fr/Decroissance-ou-socialisme#comment335</link>
        <dc:date>2011-07-27T13:08:19Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;merci de ce qui est plus qu'un commentaire, une vraie contribution...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;tu as totalement raison pour insister sur la place de la nature comme source de richesse. C'est une simplification de dire &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;produite par les salari&#233;s&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, bien que cette simplification a une premi&#232;re vertu dans le combat politique de dire le r&#244;le indispensable des travailleurs, contre tous les discours qui veulent leur faire croire que la richesse se cr&#233;erait d&#233;sormais &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;en dormant&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; dans le myst&#232;re de la finance...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;il faudrait d'ailleurs dire aussi que la richesse est produite par le travail vivant des hommes, avec celui qui est stock&#233; dans les machines...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le r&#244;le de la mati&#232;re &#224; l'origine de toute production est &#233;videmment important sur le sujet de la (d&#233;)croissance, mati&#232;re qui est bien &#233;videmment pr&#233;lev&#233;e sur la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se rejoint sur le constat, le capitalisme produisant pour r&#233;aliser du profit est, en tant que syst&#232;me, totalement inconscient des cons&#233;quences environnementales de son activit&#233;, sauf s'il y trouve mati&#232;re &#224; .... faire du profit...&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Par contre, les travailleurs dans le socialisme ont au contraire tout int&#233;r&#234;t &#224; d&#233;fendre de mani&#232;re durable leur cadre de vie...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste que cette r&#233;alit&#233; de la place de la nature dans la production de richesse n'&#233;puise pas la question de sa finitude. Je n'ai pas lu l'article de &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ROGALSKI&lt;/span&gt; , mais on ne peut effectivement consid&#233;rer la finitude comme une donn&#233;e ind&#233;pendante au processus de production. Effectivement, selon le niveau de d&#233;veloppement, les choix technologiques, les conditions d'usage... un m&#234;me &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;stock&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; de mati&#232;re peut repr&#233;senter des usages plus ou moins long... On peut par exemple d&#233;cider de se passer tr&#232;s rapidement du p&#233;trole pour le transport terrestre, la production &#233;lectrique et le chauffage.. ce qui subitement donnerait aux usages restants (transport a&#233;rien et chimie) une dur&#233;e de vie tr&#232;s longue...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il y a bien un &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;stock&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; naturel de choses qui est fix&#233;, la &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;finitude&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; n'est pas me semble-t-il une donn&#233;e initiale du probl&#232;me. C'est avec cette id&#233;e en t&#234;te que j'avais [&lt;a href=&#034;http://lepcf.fr/Face-aux-verts-de-gris-l-urgence&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel='nofollow external'&gt;cherch&#233; le mod&#232;le utilis&#233; par la partie scientifique du rapport du club de Rome&lt;/a&gt;] qui est &#224; l'origine du discours sur la d&#233;croissance. Ce mod&#232;le que je suppose rigoureux, conclut &#224; l'impossibilit&#233; du d&#233;veloppement humain, et notamment &#224; l'impossibilit&#233; de la croissance de la population, ce qui en a fait le support de th&#232;ses malthusiennes,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&#160;[&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel='nofollow appendix' title=&#034;du genre du d&#233;put&#233; vert Lipietz proposant une allocation familiale n&#233;gative&#160;(&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le probl&#232;me est justement que tout mod&#232;le est con&#231;u pour r&#233;pondre &#224; certaines questions, donc se situe dans un cadre de pens&#233;e donn&#233;. Lui demander de r&#233;pondre &#224; d'autres questions est tr&#232;s risqu&#233;... Et pour ce qu'on peut en lire, ce mod&#232;le repose enti&#232;rement sur le fonctionnement d'une soci&#233;t&#233; capitaliste, incluant notamment des relations entre capital, investissement, salaires, consommation qui sont ceux que d&#233;fendait un des membres connu de ce club de Rome, le meilleur &#233;conomiste de France, Raymond Barre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc une vraie critique des mod&#232;les qui nous affirment la finitude de tel ou tel stock, ce qui ne veut pas dire les rejeter, mais suppose une transparence scientifique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&#160;[&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel='nofollow appendix' title=&#034;le fait que les donn&#233;es climatiques &#224; la base du mod&#232;le du Giec n'&#233;taient&#160;(&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand &#224; ce que font les capitalistes avec la plue-value, l'enjeu n'est pas que de ce qu'ils font de la part accapar&#233;e par leur propre consommation, mais bien aussi de leurs choix d'investissements, qui ne r&#233;pondent pas aux questions objectifs pos&#233;es aux peuples, mais bien &#224; celles de l'accumulation, qui est certes le besoin du syst&#232;me, mais est bien port&#233; et mis en oeuvre par ceux qui le dirigent...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;il faut donc traiter avec s&#233;rieux la question de la (d&#233;)croissance, mais il faut bien dire &lt;a href=&#034;http://lepcf.fr/de-croissance-de-quoi-pour-qui&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel='nofollow external'&gt;pour qui on le fait&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>pam</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;D&#233;croissance ou socialisme&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Une sans doute trop longue r&#233;flexion.... sur la probl&#233;matique de la d&#233;croissance... et bien au del&#224;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!</title>
        <link>https://lepcf.fr/Decroissance-ou-socialisme#comment334</link>
        <dc:date>2011-07-25T19:30:44Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;A propos d'un article de la revue &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;la Pens&#233;e&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; (n&#176;&#160;de 363&#160;juillet/septembre 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;i&gt;Agitant le spectre malthusien, on nous dit aussi que les ressources seraient limit&#233;es et assimilables &#224; un stock fix&#233; une fois pour toutes et condamn&#233; &#224; l'&#233;puisement, oubliant rapidement que le principal cr&#233;ateur de ces ressources a toujours &#233;t&#233; l'homme et que le p&#233;trole serait peu de chose sans le moteur &#224; explosion, et l'uranium rien sans la ma&#238;trise de l'atome... Le v&#233;ritable d&#233;fi est de savoir si le stock des ressources se d&#233;veloppera aussi vite que les besoins de l'homme et si son exploitation restera compatible avec la survie d'&#233;cosyst&#232;mes viables permettant le maintien de l'activit&#233; humaine sur la plan&#232;te&lt;/i&gt;.&#034;&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;MICHEL&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ROGALSKI&lt;/span&gt; (Edito de &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Recherche Internationales&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; n&#176;&#160;88&#160;Octobre d&#233;cembre 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Apparemment, Rogalski rassemble sous le m&#234;me concept de ressources, celles qui viennent de la nature et celles qui se pr&#233;sentent sous forme de valeur. Etonnant de sa part. cela me rappelle l'&#233;change que j'avais eu avec il y a quelque temps et dont je reproduis une partie plus bas.
&lt;br&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Si les &#233;cologistes posent en g&#233;n&#233;ral le probl&#232;me du stock des ressources naturelles dans des termes proches de ceux de Rogalski, il me semble que la vraie question doit &#234;tre pos&#233;e en termes de classes. C'est un vilain mot, mais je m'explique. Qu'en est-il de &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;l'activit&#233; humaine sur la plan&#232;te&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;.&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
o	Pour le capital le but ultime de l'activit&#233; de toute entreprise est de &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;maximiser le profit&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Il suffit pour s'en convaincre d'ouvrir un cours de comptabilit&#233;. Ceux que j'ai eus entre les mains l'annon&#231;aient explicitement dans leur introduction.&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
o	Pour les salari&#233;s, le but de leur activit&#233; est de nourrir, habiller, abriter, distraire, &#233;duquer, soigner leur famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le premier cas la fuite en avant dans l'accumulation conduit aux limites de la nature. Marx l'avait d&#233;j&#224; montr&#233; comme on peut le lire plus bas. La question &#034;croissance d&#233;croissance&#034; m&#233;rite plus qu'un rejet pur et simple de ceux qui se la posent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le second cas la pr&#233;servation de la nature fait partie des besoins m&#234;me du monde salarial. On objectera que les capitalistes, en tant que personnes ont &#233;galement besoin d'un environnement naturel de qualit&#233;, mais dans leur vision &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;ossifi&#233;e par le profit&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, ils esp&#232;rent pr&#233;server un espace suffisant &#224; leurs propres besoins.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Probl&#232;me de fond impose un d&#233;bat de fond&#160;: &lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
&#034; &lt;i&gt;D'une part, la richesse est en effet produite par les salari&#233;s et plus particuli&#232;rement les ouvriers qui cr&#233;ent de la plus-value. Le vol d'une partie de cette plus value par les propri&#233;taires des moyens de production et d'&#233;change (et plus politiquement, le contr&#244;le de la r&#233;cup&#233;ration et de l'usage de cette plus-value) leur permet d'amasser des capitaux. Dont ils font l'usage qui leur convient.&lt;/i&gt;&#034; m'&#233;crivait un camarade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1-	Il n'est pas juste d'affirmer que la richesse est &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;produite par les salari&#233;s&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. En fait la richesse provient de deux sources&#160;: la nature et le travail des hommes, qu'ils soient salari&#233;s qu'ils soient propri&#233;taires de leurs moyens de production.&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Ce que la nature ne cr&#233;e pas, c'est la valeur dans sa forme abstraite c'est &#224; dire sous sa forme valeur d'&#233;change. La richesse comme valeur d'usage ne provient pas seulement du travail humain. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;L'homme&#8230; ne fait que changer la forme des mati&#232;res. Bien plus, dans cette &#339;uvre de simple transformation, il est encore constamment soutenu par des forces naturelles. Le travail n'est donc pas la seule source des valeurs d'usage qu'il produit. Il est le p&#232;re, et la terre, la m&#232;re, comme dit William Petty&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. (Capital, livre I, tome 1, p. 58)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2-	Sans doute est-ce pour avoir perdu de vue cette double origine des richesses que le mouvement ouvrier en g&#233;n&#233;ral, et les Partis Communistes, pendant toute une longue p&#233;riode, n'ont pas su prendre en compte la n&#233;cessit&#233; d'une gestion &#233;conome de la nature. Il faut reconna&#238;tre aux mouvements &#233;cologiques d'avoir compris plus t&#244;t que le mouvement ouvrier toute l'importance de la pr&#233;servation de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3-	La faiblesse de la plupart des &#233;cologistes, est de ne pas voir, ou ne pas vouloir voir, la seconde source des richesses, celle qui est seule cr&#233;atrice de valeur. Analyser comment se forme celle-ci conduit &#224; critiquer au fond la soci&#233;t&#233; capitaliste et &#224; comprendre pourquoi elle doit &#234;tre d&#233;pass&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4-	On ne peut pas reprocher &#224; Marx d'avoir &#233;t&#233; aveugle aux effets ravageurs que pourrait rev&#234;tir l'activit&#233; &#233;conomique de l'humanit&#233;. Il fallait quelque clairvoyance pour le faire au 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, alors que le positivisme triomphant faisait r&#234;ver de progr&#232;s ind&#233;fini avec ceux continus de la connaissance scientifique. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;&#8230; chaque progr&#232;s de l'agriculture capitaliste est un progr&#232;s non seulement dans l'art d'exploiter le travailleur, mais encore dans l'art de d&#233;pouiller le sol&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; chaque progr&#232;s dans l'art d'accro&#238;tre la fertilit&#233; pour un temps, un progr&#232;s dans la ruine de ses sources durables de fertilit&#233;. Plus un pays, les Etats-Unis du Nord de l'Am&#233;rique, par exemple, se d&#233;veloppe sur la base de la grande industrie, plus ce proc&#232;s de destruction s'accomplit rapidement. La production capitaliste ne d&#233;veloppe donc la technique et la combinaison du proc&#232;s de production sociale qu'en &#233;puisant en m&#234;me temps, les deux sources d'o&#249; jaillit toute richesse&lt;/i&gt;.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; (Capital, livre I, tome 2, p. 182). Marx insiste plus loin sur la responsabilit&#233; dont devra faire preuve chaque g&#233;n&#233;ration dans le cadre d'une soci&#233;t&#233; non capitaliste&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt; Du point de vue d'une organisation &#233;conomique sup&#233;rieure de la soci&#233;t&#233;, le droit de propri&#233;t&#233; de certains individus sur des parties du globe paraitra tout aussi absurde que le droit de propri&#233;t&#233; d'un individu sur son prochain. Une soci&#233;t&#233; enti&#232;re, une nation et m&#234;me toutes les soci&#233;t&#233;s contemporaines r&#233;unies ne sont pas propri&#233;taires de la terre. Elles n'en sont que les possesseurs, elle n'en ont que la jouissance et doivent la l&#233;guer aux g&#233;n&#233;rations futures apr&#232;s l'avoir am&#233;lior&#233;e en bonis patres familias &lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;.(Capital, livre &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;III&lt;/span&gt;, tome 3, p. 159).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5-	Les capitalistes de leur c&#244;t&#233; avaient parfaitement compris, qu'ils pouvaient laisser aux ouvriers la libre propri&#233;t&#233; de leur force de travail. La bourgeoisie a &#233;t&#233;, en ce sens, un facteur de lib&#233;ration de l'humanit&#233;. L'esclave n'&#233;tait plus la propri&#233;t&#233; de son ma&#238;tre, ni le serf celle du hobereau. Mieux, l'ouvrier moderne est m&#234;me totalement d&#233;tach&#233; de l'outil ou de la machine qu'il met en &#339;uvre. Il n'a plus &#224; se pr&#233;occuper de leur usure, ou du caract&#232;re obsol&#232;te qui ne manque pas de se manifester. Ces petits ennuis de gestion justifient largement pour la soci&#233;t&#233;, le fait que les marchandises produites par les salari&#233;s soient propri&#233;t&#233; pleine et enti&#232;re de celui qui poss&#232;de les outils et les machines. Dans cette soci&#233;t&#233;, l'ouvrier n'est pas &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;vol&#233;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Pour qu'il soit vol&#233; de la plus value, encore faudrait-il qu'il en soit le propri&#233;taire, mais la soci&#233;t&#233; est ainsi faite qu'il n'est en rien propri&#233;taire des marchandises cr&#233;&#233;es par le collectif de travail. De tout ce qui participe &#224; la production, il n'est propri&#233;taire que de sa force de travail. Et le capitalisme pr&#233;cis&#233;ment, est la soci&#233;t&#233; qui l'a fait propri&#233;taire de sa force de travail qui, dans les soci&#233;t&#233;s pr&#233;c&#233;dentes, &#233;tait propri&#233;t&#233; d'un autre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6-	Ce que les capitalistes avaient &#233;galement compris, c'est que pour s'approprier les richesses, ils devaient s'assurer la propri&#233;t&#233; de leur source &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;naturelle&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Et dans le m&#234;me mouvement qui rendait sa &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;libert&#233;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; au monde ouvrier (en donnant &#224; ce mot un sens dynamique), les capitalistes mettaient fin aux formes de propri&#233;t&#233; collective des sols, qu'il s'agisse du sol ou du sous-sol&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7-	Enfin, je ne crois pas qu'il soit juste d'affirmer ex abrupto, que les capitalistes font &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;ce qu'il leur convient&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; de la plus value qui se cr&#233;e. Ce n'est vrai que pour la part qui leur revient en tant que consommateurs, en tant que jouisseurs. Pour le reste ils ne peuvent pas faire &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;ce qui leur convient&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; sans mettre en p&#233;ril leur existence m&#234;me de capitalistes. Dans la concurrence acharn&#233;e qu'ils se livrent, les capitalistes doivent utiliser la majeure partie de la plus value produite pour d&#233;velopper leur outil de production, le perfectionner sans cesse. Lorsque la baisse tendancielle du taux de profit se fait ressentir dans la sph&#232;re de la production, il faut chercher &#224; d&#233;connecter toujours le profit, du profit industriel proprement dit. Il s'agit l&#224; d'un v&#233;ritable travail d'une grande complexit&#233;, g&#233;n&#233;rateur sans aucun doute de stress, de fatigue, d'angoisses. Tant et si bien que les capitalistes d&#233;l&#232;guent cette charge &#224; du personnel qu'ils paient grassement en les int&#233;ressant &#224; la survie du syst&#232;me par tous les artifices que l'on peut constater aujourd'hui. Plus les capitaux se concentrent, plus il est difficile aux capitalistes productifs de maintenir leur propre taux de profit, plus le capitalisme &#233;volue vers un capitalisme financier, au caract&#232;re de plus en plus sp&#233;culatif, et parasitaire.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Claude Roussie</dc:creator>
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