Refusons de payer pour leurs guerres ! - commentaires Refusons de payer pour leurs guerres<small class="fine d-inline"> </small>! 2026-08-01T19:00:50Z https://lepcf.fr/Refusons-de-payer-pour-leurs-guerres#comment7492 2026-08-01T19:00:50Z <p>Merci pour cette contribution qui remet au centre une contradiction majeure de notre époque. Une lecture matérialiste montre que la militarisation n'est pas un accident mais l'une des réponses du capitalisme contemporain à sa propre crise. Comme l'analysaient Lénine et plus récemment Michael Parenti, l'impérialisme mobilise d'immenses ressources pour préserver des rapports de domination économique et géopolitique, tandis que les besoins sociaux, la protection du climat et les services publics sont relégués au second plan. Gramsci rappelait que l'hégémonie se construit aussi par la fabrication du consentement : la peur et la logique des blocs servent à banaliser des dépenses militaires toujours croissantes. Face aux incendies, aux crises sociales et aux défis écologiques, les peuples ont pourtant besoin de coopération, de planification et de souveraineté populaire, non d'une nouvelle course aux armements. Refuser de payer les guerres, c'est aussi défendre une autre priorité : le travail, la paix, le développement et la solidarité entre les peuples dans un monde multipolaire respectueux de la souveraineté des nations.</p> Refusons de payer pour leurs guerres<small class="fine d-inline"> </small>! 2026-07-26T16:50:34Z https://lepcf.fr/Refusons-de-payer-pour-leurs-guerres#comment7488 2026-07-26T16:50:34Z <p>Bonjour Pierre-Alain,</p> <p>Merci pour ce texte, que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt. Il me semble qu'il pose une question essentielle : comment faire du refus de la guerre et du refus de payer pour les guerres une question réellement populaire, capable de toucher largement les travailleurs et les classes populaires<small class="fine d-inline"> </small>?</p> <p>Je retiens particulièrement ton effort pour relier la guerre à ce que vivent concrètement les gens : pouvoir d'achat, énergie, salaires, services publics, choix budgétaires, mais aussi à la question de l'indépendance de la France. C'est, à mon sens, une piste décisive pour sortir d'un discours sur la paix qui resterait cantonné aux convaincus ou qui serait abstraite.</p> <p>Mais ton texte me fait aussi penser à une question qui pourrait être prolongée : quelle mécanique militante pouvons-nous construire à partir de cette analyse<small class="fine d-inline"> </small>? Le <span class="caps">PCF</span> dispose déjà de nombreuses propositions dont une résolution. L'enjeu serait maintenant de les transformer en bataille populaire.</p> <p>Pourquoi ne pas faire de «<small class="fine d-inline"> </small>Refusons de payer pour leurs guerres<small class="fine d-inline"> </small>» un axe de campagne au niveau local et national. Avec une idée très simple : montrer où va l'argent, qui paie, qui profite, et surtout ce que nous pourrions financer à la place. Un véritable «<small class="fine d-inline"> </small>budget de la paix<small class="fine d-inline"> </small>» proposé par le <span class="caps">PCF</span> a la fête de l'Humanité mettant en regard dépenses militaires de l'<span class="caps">OTAN</span> et de l'<span class="caps">UE</span> contre la Russie et son peuple et en face nos besoins populaires : hôpitaux, écoles, salaires, retraites, logement, transports, énergie, réindustrialisation. Bel hommage à Jean Jaurès et à Vladimir Illitch<small class="fine d-inline"> </small>!</p> <p>Cela permettrait aussi de relier paix, justice sociale, réindustrialisation, écologie et indépendance nationale. Et surtout de passer de l'explication à l'action : tracts simples, réunions publiques, pétition, interventions des élus, batailles locales, implication des syndicats et associations, avec des objectifs concrets et vérifiables.</p> <p>Il me semble que c'est là que le <span class="caps">PCF</span> pourrait apporter quelque chose de spécifique : ne pas seulement dénoncer la politique de guerre, mais organiser une mobilisation pour reprendre l'argent et les choix qui sont aujourd'hui accaparés par la logique de guerre et les profits.</p> <p>Ton texte ouvre donc, à mes yeux, une question stratégique importante : comment passer de «<small class="fine d-inline"> </small>nous avons raison<small class="fine d-inline"> </small>» à «<small class="fine d-inline"> </small>nous sommes capables de mobiliser et de gagner<small class="fine d-inline"> </small>»<small class="fine d-inline"> </small>?</p> <p>Merci encore pour cette réflexion, qui mérite vraiment d'être prolongée collectivement.</p>