Courrier à un défenseur d'« un autre euro » - commentaires Courrier à un défenseur d'« un autre euro » 2013-07-18T21:55:26Z http://lepcf.fr/Courrier-a-un-defenseur-d-un-autre#comment1010 2013-07-18T21:55:26Z <p>Qui a inventé la thèse, que le peuple allemand considère l'inflation comme "mère du nazisme" ? Le fascisme allemand a bien d'autres causes, mais il est devenu un mouvement de masse<br class="autobr" /> avec la crise économique de 1928/29 et le c h o m a g e de masse. C'est de cela que le peuple allemand s'en est conscient.<br class="autobr" /> A cette époque le PC allemand, plus fort que le PCF aujourd'hui, était convaincu que l'appauvrissement du peuple va aboutir à la révolution socialiste, mais définitivement le peuple est<br class="autobr" /> tombé dans les mains de l'extrème droite. <br class="autobr" /> Sur le 'chien de garde' etc. j'ai déjà fait un petit commentaire plus haut (Lettre ouverte ....).<br class="autobr" /> Sur la question de la sortie de l'euro je suis en principe d'accord avec le commentaire du camarade Xuan. Comme seule possibilité réaliste seraient à vérifier les propositions de<br class="autobr" /> Jacques Sapir resp. Oskar Lafontaine, la sortie concertée et reglementée pour les pays qui le veulent , avec un stricte contrôle des capitaux.<br class="autobr" /> Ce débat est en cours dans le PGE, et à mon avis l'article des économistes PCF a été fait exprès pour étouffer ce débat.</p> Aller vers une économie qui ose dire son nom 2013-07-12T12:48:00Z http://lepcf.fr/Courrier-a-un-defenseur-d-un-autre#comment992 2013-07-12T12:48:00Z <p>Voici le commentaire que j'ai fait ce jour aux économistes communistes : Rassembler dans les luttes pour une alternative radicale d'un autre Euro. Le commentaire ci-dessous s'inscrit dans votre approche.</p> <p>Je suis tout à fait d'accord, la sortie de l'Euro serait suicidaire, mais la transformation de l'Euro, de la BCE et de l'Europe passe par une un processus politique qui s'appuy sur une démocratie adaptée aux ambitions du peuple des prolétaires/citoyens. La seule alternative au capitalisme c'est le socialisme, pas un socialisme réformiste mais un socialisme basé sur une économie et une politique communiste. Le seul problème c'est que pour mettre en route le socialisme, la seule voix possible c'est une démocratie qui permet à chacun de prendre sa part à sa construction. Le peuple est conscient que la Démocratie actuelle est libérale, elle cautionne le capitalisme et elle est à bout de souffle, seulement voilà, il ne voit rien d'autre qui pourrait la remplacer, et pour cause, le Parti Communiste lui-même ne parle pas de sa démocratie. Or, rien ne peut être fait sans une Démocratie Communiste.</p> <p>Deuxième objection, mais qui rejoint la première, les luttes sont disparates, elles ne sont pas si unitaires que ça, elles ne sont pas rassembleuses, chacun lutte avec sa spécificité, et les armes qu'il a. La démocratie actuelle ne permet absolument pas de s'inscrire dans une construction cohérente du socialisme. Bien sur, les luttes ont toutes comme dénominateur commun combattre le capitalisme, mais cela ne suffit pas. Prenons le problème autrement quel serait le dénominateur commun pour construire un Euro, une BCE et une Europe sinon avec une économie qui ose dire son nom ? Les mots "autre" et "alternative" sont vides de sens. Normal depuis des lustres nous ne parlons plus du communisme. C'est la source du fatalisme, nous n'éclairons pas avec des mots qui ne donnent pas du sens idéologique.</p> <p>De plus tout le monde n'est pas en lutte, l'effet de croire que le reste suivra, est un leurre, puisque rien n'indique vers quoi nous allons. Résultat le fatalisme est et restera dans les têtes tant que l'adhésion à un communisme hautement démocratisé, ne pointera pas le bout de son nez. Il y a eu une sacré bataille interne dans le Parti pour conserver le mot communiste. Tout ce passe comme si on avait gardé le nom, sans en garder ses effets, c'est quand même un comble. J'ai l'impression que c'est la Désignation par Reconnaissance qui coince, alors que c'est notre spécificité, là aussi c'est un comble. Ce qui est dramatique, c'est une perte de temps énorme. Cela crée un clivage interne qui ne devrait pas avoir lieu. De plus ce langage insipide n'éclaire pas le peuple des prolétaires/citoyens dans son ensemble.</p> <p>Vous dites : "Seules des luttes convergentes, à partir des exigences populaires sur l'emploi, les salaires, les services publics peuvent créer le rapport des forces qui permettra, progressivement, de nous émanciper des marchés financiers en nous appuyant sur une tout autre construction européenne." La question est donc comment les luttes peuvent-elles devenir convergentes ?</p> <p>Les luttes, comme disent les Fralib, c'est pour ne en pas mourir, "On n'a pas le choix il faut qu'on soit maître des choix stratégiques". Quels outils ont ils besoin, pour aller jusqu'au bout, des lois immédiates ou une démocratie qui les confortent dans ce qu'ils font ? Les lois immédiates, impossible de les obtenir dans le contexte démocratique libéral actuel. Mais donner des ailes à ceux qui sont en luttes en leur proposant une démocratie qui les rassurent et qui leur garantie que le PCF et tous les acteurs politiques qui accepteront ses concepts que plus jamais ils ne seront les jouets d'un monde politique tel qu'il est aujourd'hui est-ce impossible ? L'élargissement des luttes passe par la certitude que chacun doit se rendre maître de ce qu'il produit. Seule la Démocratie Communiste le permet. Pour l'heure les luttes sont une forme de survie, elles combattent certes le capitalisme, mais pour qu'elles deviennent convergentes, il leur faudrait un dénominateur commun pour construire autre chose et autrement et cela ne peut s'appeler que le communisme. Non le rapport de force ne peut pas se créer dans les conditions actuelles, il n'y a pas de dénominateur commun pour tout construire autrement, là est le drame. On est communiste, on pense en communiste, mais ceux qui ne le sont pas, ne peuvent pas aller spontanément vers du vent, vers une alternative, vers autre chose, sans voir la finalité réelle des choses en France comme en Europe.</p> <p>L'autre argumentation pour la non sortie de l'Euro, c'est que la petite Europe serait dépecée comme un fétu de paille, par les impérialismes économiques capitalistes mondiaux et pas forcément ceux des Etats. D'ailleurs c'est bien entamé. Je suis inquiète quand des territoires entiers sont achetés, y compris en France. Ces entités qui forment des sortes de communautarismes économiques avec leurs lois importées d'ailleurs, et qui ne respectent nullement les lois des Etats. C'est à mon avis une nouvelle forme de colonialisme économique capitaliste qui s'instaure insidieusement.</p> <p>Je le sais pour l'heure tant qu'un énorme débat interne sur la question de la Démocratie Communiste et tout ce qu'elle engendre, n'aura pas lieu, le langage officiel restera hermétique et insipide. C'est dommage car le fond y est, mais il manque la couleur.</p> Courrier à un défenseur d'« un autre euro » 2013-07-10T21:03:22Z http://lepcf.fr/Courrier-a-un-defenseur-d-un-autre#comment987 2013-07-10T21:03:22Z <p>La question de la sortie de l'Euro ne devrait pas être envisagée dans l'absolu mais dans la réalité de notre pays aujourd'hui et dans la situation économique en France et dans le monde.</p> <p>Sur le papier la sortie de l'Euro signifie qu'au même instant la facture énergétique (solde financier « importations - exportations » d'énergie en pétrole, gaz naturel, électricité, etc.) de 2012, qui s'est élevée à 68,5 milliards € devient à la même époque 449,36milliards F, (qu'il faut réactualiser).<br class="autobr" /> Le baril de Brent à 79 € passe à 518,85 F mais les paiements s'effectuent en $ et impliquent les réserves correspondantes.<br class="autobr" /> La sortie de l' € n'annule pas la dette. Elle s'établit au premier trimestre 2013 à 1 870,3 milliards € (91,7 % du PIB), en hausse de 36,5 Mds€ par rapport au trimestre précédent. En cas de retour au Franc elle équivaut à 12,269 168 billions F. Ce qui ne définit pas non plus si elle serait remboursée en F, en €, en $, etc.</p> <p>Mais ceci n'est qu'une image à l'instant du changement de monnaie, car dans la fraction de seconde qui suit, ces valeurs sont modifiées par les cours du marché des devises et la spéculation.</p> <p>A l'échelle du monde, s'ajoute à la crise du capitalisme la guerre des monnaies, menée notamment pas les USA et le Japon.<br class="autobr" /> Sur notre continent les capitalistes ne cherchent pas à baisser l'Euro, mais les salaires et les dépenses sociales.<br class="autobr" /> Mais certaines fractions actuellement minoritaires de la bourgeoisie préféreraient disposer d'une monnaie plus souple afin de dévaluer, pour favoriser les exportations et diminuer les salaires par la même occasion. Le FN n'en est qu'un exemple mais il n'est pas le seul parti réactionnaire à souhaiter sortir ainsi de la crise en opprimant davantage le peuple.<br class="autobr" /> Il ne fait aucun doute que la sortie de l'Euro dans de telles conditions n'améliorerait en rien le sort du peuple mais profiterait essentiellement aux spéculateurs, aux industries exportatrices (principalement les monopoles), tandis que les marchandises importées deviendraient hors de prix .</p> <p>La réalité de notre pays aujourd'hui est la dictature de la classe capitaliste et non du socialisme et de la dictature du prolétariat.</p> <p>Peut-on envisager la sortie de l'Euro à la merci de la spéculation et sans la moindre contrainte populaire sur le plan financier, administratif et policier ?<br class="autobr" /> Ou bien doit-on considérer que cette sortie de l'Euro ne peut s'effectuer dans l'intérêt des masses que sous le contrôle d'un Etat socialiste ?</p> <p>Nous avons en France mais aussi au niveau des accords européens d'autres motifs plus légitimes de nous battre pour préparer le renversement de la classe capitaliste.</p>