Le PS, un parti de "gauche" ? - commentaires Le PS, un parti de "gauche" ? 2013-06-03T09:18:02Z http://lepcf.fr/Le-PS-un-parti-de-gauche#comment945 2013-06-03T09:18:02Z <p>La question n'est pas d'enfermer le mouvement révolutionnaire. Les partis pseudo révolutionnaires existent : POI, NPA, LO... la pureté existe et cela ne favorise en rien le mouvement révolutionnaire. Le PCF est de gauche, la gauche existe, le PS est de gauche : voir la définition que je peux donner à ce concept, c'est pour moi plus large que le capitalisme.</p> <p>Le mouvement révolutionnaire viendra des travailleurs, des luttes, et il n'est pas dans un quelconque carcan "droite gauche". Il s'exprimera en fonction d'objectifs qu'il se fixera. Que la CGT ait appelé à battre Sarko est une bonne chose, car on vire le pire, c'est comme cela, ensuite, elle ne se contente pas de cela, nous préparons à lutter pour conquérir encore et toujours de nouveaux droits.</p> Le PS, un parti de "gauche" ? 2013-06-03T09:13:02Z http://lepcf.fr/Le-PS-un-parti-de-gauche#comment944 2013-06-03T09:13:02Z <p>La question de la gauche est plus large que celle du capitalisme. La question démocratique est au cœur. Le PS reste plus démocrate et républicain que l'UMP, parti monarchiste infoutu d'organiser une primaire et qui applaudit les questions racistes de Marion Maréchal-Le Pen à l'Assemblée nationale. La question du mariage gay est un exemple, mais il y en a d'autres. L'UMP n'est pas pour taxer les riches ! Le PS a augmenté l'ISF par contre. Le PS veut le droit de vote pour les étrangers aux élections locales : c'est un progrès car la démocratie doit se faire avec tous et toutes, tous ceux qui sont concernés et qui sont impactés par les décisions publiques doivent pouvoir y participer, c'est simple. Par ailleurs, on l'oublie un peu, mais la politique actuelle est différente de celle de l'UMP, et pas que sur le mariage gay. Ce n'est pas notre politique, mais ce n'est pas celle de la droite, je ne suis pas d'accord. Je suis pour voter à gauche en tout lieu, mais le faire sans illusion pour les travailleurs, ce qui n'a pas été fait en 2012 et, au contraire, il a été semé l'illusion d'un changement avec le PS.</p> <p>Quant aux municipales, l'enjeu sera, si possible, de se retrouver à gauche pour gagner des élus, gérer dans l'intérêt de la population, les questions locales. La défense de l'industrie n'est pas le sujet.</p> <p>Quant au pouvoir central actuellement en place, il faudrait le censurer car nous ne faisons pas la politique du "moindre mal". On peut appeler à voter PS, pour battre la droite, mais ensuite censurer le même PS qu'on a mis en place, je ne vois pas le problème.</p> Le PS, un parti de "gauche" ? 2013-06-03T07:10:32Z http://lepcf.fr/Le-PS-un-parti-de-gauche#comment942 2013-06-03T07:10:32Z <p>Le Président socialiste, le Gouvernement socialo-écolo et sa majorité exercent une simple alternance du pouvoir entre deux « blocs » qui ne diffèrent que sur la forme (et encore pourrait-on en redire !), qui se ressemblent et parfois se rassemblent, sur le fond de leur politique.<br class="autobr" /> Il nous faut admettre que la social démocratie est en place, en raison de sa fonction historique de nécessaire alternance pour le sale boulot, afin de permettre au K d'utiliser ses « deux fers au feu » ;<br class="autobr" /> L'adaptation du K à sa propre crise fonde cette exigence : faire remplacer ceux repérés comme « à jeter pour cause d'impopularité dévastatrice », en faisant rentrer sur le terrain les remplaçants plus frais et plus roses de teint.<br class="autobr" /> Petit à petit le K, la bourgeoisie parviennent à ce qu'ils recherchent depuis ½ siècle- au moins- avec la Constitution de la Vème République, ses diverses utilisations par les Présidents successifs (cohabitation par exemple), nombreuses modifications avec accord Droite/PS (renforcement du Présidentialisme, limitation du rôle du Parlement…) : un bipartisme à l'anglo-saxonne, l'alternance sans risque, effacement des partis minoritaires, abstention massive, rejet de la politique et du politique…ect…<br class="autobr" /> Le PCF a laissé faire cette dérive, particulièrement avec " l'abstention constructive " lors de l'adoption du quinquennat et l'inversion du calendrier électoral.<br class="autobr" /> Et aujourd'hui, à cette façon de désigner uniquement la droite revancharde assiégeant un Gouvernement (il est vrai acculé le dos au mur de l'argent), il semble que quelques communistes- et d'autres - feignent de découvrir la vraie nature du PS : capter le mécontentement pour enfermer le mouvement social dans l'impasse réformiste.<br class="autobr" /> Et ainsi, ils dédouanent le PS : mieux, en claironnant « nous sommes dans la majorité de gauche et nous voulons la réussite du gouvernement », ils confortent les saines colères et exaspérations, en désillusions et en désespérance, en errances politiques de toutes sortes.<br class="autobr" /> Face à cette Droite qui se radicalise, se décomplexe, « s'extrême-droitise », le PS et sa politique du « balancier » -un coup à gauche (pas assez), un coup à droite (souvent trop)- peuvent apparaitre acceptables au moindre mal, fatalistes ou réalistes.<br class="autobr" /> En fait, face au K, aux marchés, il ne peut pas grand-chose, il ne peut aller contre, alors il fait avec…à défaut de vouloir faire sans.<br class="autobr" /> Alors, le Gouvernement, REUSSIR ? Oui, Non ? Mais quoi ? Comment ? Pour qui et avec qui ? <br class="autobr" /> L'austérité, la compétitivité, les licenciements, les déficits publics, la dette, l'Europe libérale ?<br class="autobr" /> Peser à gauche, tirer le PS à gauche, changer de cap et autres slogans de même sens, sont des formules de plus en plus creuses, qui ne veulent plus dire grand-chose à une grande partie des gens.<br class="autobr" /> Alors, Qui est de Droite, qui est de Gauche ? Qu'est-ce qui positionne l'un à Droite, l'autre à Gauche ? <br class="autobr" /> Qu'est-ce qu'une politique de droite, qu'est-ce qu'une politique de gauche ?</p> <p>Car la ligne de partage, n'est pas (n'est plus) dans cet espace politique figée « Droite-Gauche », inscrit dans les gènes de la politique politicienne.<br class="autobr" /> Elle est dans un espace concret, idéologique, dans l'opposition fondamentale, dans l'antagonisme historique « Capital-Travail », c'est la LUTTE DES CLASSES.<br class="autobr" /> Ininterrompue, tantôt déclarée, tantôt décriée, tantôt niée, la lutte des classes reste le moteur de l'évolution sociale, de l'HISTOIRE. <br class="autobr" /> Le K, sa crise, l'aggravation de ses contradictions renforcent la lutte des classes.<br class="autobr" /> Ce qui positionne pour le K ou pour le T, c'est une réponse concrète à une situation concrète : ce que je fais, ce que je décide, ce que je produis…, c'est pour le CAPITAL ou c'est pour le TRAVAIL.</p> Le PS, un parti de "gauche" ? 2013-06-01T23:08:16Z http://lepcf.fr/Le-PS-un-parti-de-gauche#comment941 2013-06-01T23:08:16Z <p>Je suis d'accord : il faut arrêter d'enfermer le mouvement révolutionnaire dans une fausse problématique, à savoir la gauche contre la droite... En plus, les français ne sont plus dupes, car cela fait plus de trente ans qu'alternent à la tête de l'Etat, la gauche et la droite ! Et rien n'est venu, sinon la perte de leurs acquis sociaux et une dégradation continue de leurs conditions de vie. Être à gauche ou à droite signifie simplement comment ces forces politiques sont situées dans le Parlement. Pour moi, le PS est bien à gauche, mais c'est un parti réformiste. Et il faut donc arrêter avec cette notion de "vraie gauche", de "fausse gauche" et de peuple de gauche. Cela ne veut rien dire ! Que quelqu'un m'explique ce qu'est une politique de gauche, j'attends toujours. D'ailleurs, puisqu'en ce moment, on commémore le programme du CNR, il faut bien voir qu'il n'a jamais été le résultat d'une politique de gauche, mais que sa mise en œuvre découle d'un compromis historique entre les communistes et les gaullistes ; et il faut bien se rappeler que ce qui restait des forces de la SFIO après la guerre, a freiné des quatre fers devant les nationalisations et l'application de ce programme. La réalité, c'est que la vraie ligne de fracture se situe entre le peuple et les détenteurs du capital et que l'utilisation de ce positionnement à l'Assemblée nationale n'est qu'un leurre pour enfermer les travailleurs dans une vision institutionnelle et électorale de la politique. Et l'argument selon lequel le PS accompagnerait tellement le capital qu'il ne pourrait plus être de gauche est fallacieux. Regardons l'histoire : il y a tellement de moment au cours desquels le PS (ou le courant réformiste) a eu des positions bien pires ; ils sont même allés jusqu'à condamner à mort les communistes !</p> Le PS, un parti de "gauche" ? 2013-06-01T10:41:39Z http://lepcf.fr/Le-PS-un-parti-de-gauche#comment940 2013-06-01T10:41:39Z <p>on ne peut que partager le ras le bol de ces discours "de gauche" qui persistent, malgré les expériences dramatiques pour le monde du travail et le parti communiste de l'union de la gauche et de la gauche plurielle, à répéter toujours et encore "la gauche, la gauche, la gauche, toute la gauche, bien à gauche, la gauche de la gauche..." pour se retrouver coincé en permanence entre la réalité d'une politique résolument de droite et la réalité d'alliances électorales incompréhensibles.</p> <p>Cependant, la réponse proposée me parait trop courte... car en quelque sorte, il suffirait d'affirmer que le PS est de droite et que donc "toute la gauche" est en fait la "gauche de la gauche" pour résoudre la difficulté...</p> <p>Car cela revient à continuer à s'inscrire dans un clivage politique "gauche-droite" dont on suppose qu'il est pertinent pour inscrire clairement notre choix fondamental, le monde du travail contre le capital, l'unité de la classe ouvrière telle qu'elle est avec toutes les classes sociales qui souffrent de la domination de la bourgeoisie.</p> <p>Comme le montre le livre de Jean-Claude Michea, la gauche au 19ème siècle n'était pas la traduction politique des intérêts du monde du travail et que c'est autour de l'affaire Dreyfus que les "marxistes" ont fait le choix de l'alliance avec cette gauche "libérale". Faut-il alors dire que nous voulons "une gauche" qui porte les intérêts du monde du travail alors qu'historiquement elle portait avant la libération et le CNR les intérêts des couches sociales autour de la bourgeoisie urbaine qui avaient intérêt à terminer de défaire l'ancien monde conservateur, chrétien, royaliste, provincial.. pour libérer complètement le potentiel du capitalisme.</p> <p>On peut discuter de cette analyse, rappeler que la gauche et la droite proviennent d'abord d'une classification des élus dans l'assemblée nationale, dès la révolution Française, mais il faut quand même en tenir compte pour proposer une analyse actuelle de la situation politique et des enjeux pour nos propres objectifs qui sont indissociablement <br /><img src='http://lepcf.fr/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> l'unité de la classe ouvrière telle qu'elle est, marquée par son affaiblissement organisé, par sa division géographique, statutaire, sociale, et même parfois ethnique et religieuse <br /><img src='http://lepcf.fr/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> sa capacité d'alliances avec de larges forces sociales non capitalistes</p> <p>De ce point de vue, nous devons affirmer un choix " de classe" qui ne s'inscrit pas dans une alternative droite-gauche pour pouvoir s'adresser à toute la classe ouvrière, aux exclus, aux abstentionnistes et même à une partie du vote FN populaire.</p> <p>Mais nous devons aussi l'inscrire dans un rassemblement qui s'affrontera nécessairement à la droite qui reste bien le symbole du pouvoir patronal, du conservatisme, du nationalisme contre la nation, du colonialisme, de l'arrogance des riches, d'autant qu'elle est de plus en plus dans l'alliance avec le FN</p> <p>C'est tout l'enjeu du contenu de nos batailles pour les élections municipales, qui peuvent se traduire par des accords avec le PS quand nous sommes en mesure de peser suffisamment sur le contenu du projet, son contenu anti-austérité, pour la défense de l'emploi, de l'industrie... et parfois au contraire par des listes populaires qui affronteront souvent tout autant d'ailleurs le PS que les verts...</p> <p>Reste la question stratégique : devons-nous, pouvons-nous "sortir" comme Bayrou du clivage gauche droite ? ou au contraire, affirmer le contenu de classe de l'affrontement gauche-droite ?</p> <p>pam</p>